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 Do you know what pain is ? ► Charlie

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MessageSujet: Do you know what pain is ? ► Charlie   Ven 18 Mar - 0:03



Another kind of hell
~ Drew ~


feat Charlie


Adrian n'avait pas envie de travailler. Pas envie de se promener non plus. On risquerait de lui demander de l'aide pour un quelconque devoir, de lui proposer une promenade dans le parc, de lui parler gentiment et il devrait alors retourner cette gentillesse. Non, il ne voulait rien de tout ça. Il voulait juste se poser et ne rien faire. S'il avait eu une console de jeux, il s'en serait donner à cœur joie. Malheureusement pour lui, il n'y avait rien de tout ça au château. Alors il ne savait pas quoi faire. Il s'était déjà isolé dans la salle commune pour n'avoir à parler à personne. Il s'était installé dans un fauteuil et regardait le feu crépiter dans une cheminée à l'autre bout de la pièce. C'était reposant. Presque hypnotique. Il ne prit pas longtemps à s'endormir.
Il n'y avait eu personne au moment où il était tombé dans le sommeil. Sinon on lui aurait peut-être dit qu'il n'y avait pas de feu. Pas de cheminée. Qu'il n'était pas confortablement installé dans un fauteuil.
Depuis quelques jours, chaque personne au sein de la Population était dans un état de fatigue inhabituel. Si certains, fainéants, étaient habitués à être fatigués, d'autres habituellement vifs en avaient été surpris. Une mauvaise passe, probablement, avaient-ils tous pensé sans que personne ne se concerte. Pourtant, il se tramait bien quelque chose. La conscience vacillait, allait d'une personne à une autre. Chacun se faisant éjecter au bout d'une courte durée. Ceux qui essayaient de résister finissaient par s'écrouler. Ou le peu qui essayaient, devrait-on dire, car la plupart se laissaient simplement aller au sommeil. Pourquoi lutter quand on peut aller vers le calme, la sérennité, la douceur d'un sommeil profond qui nous fera sentir revigoré à son issue ?
Adrian dormait à poings fermés. Ce qui était sur le point d'arriver, on lui remettra peut-être sur le dos. Lui-même aura sûrement quelques remords. Mais au fond, personne ne comprendra vraiment. Le garçon endormi venait de perdre la conscience, se faisant repousser au fin fond de l'Esprit. La place était libre à quiconque voulait la prendre. Or tous les autres avaient été éjectés aussi, enfermés dans leur bulle de sommeil quelque part dans les méandres de cet Esprit complexe qui leur servait de prison.

Les yeux de Lorias s'ouvrir doucement, un mince sourire se dessinant lentement sur son visage. Mais ce n'était pas Lorias. Cette personne, elle n'était pas censée être là. Par « être là », on parle de son existence. Elle n'avait rien à faire là, pas un droit de regard sur le monde extérieur, pas une liberté de bouger ne serait-ce qu'un doigt. Pourtant, elle était là. Ces doigts, d'ailleurs, furent la première chose qui l'interpellèrent. Trop fins. Trop... féminins. Ces mains, tout aussi féminines, n'avaient rien à voir avec ce qui devait – selon cette même personne – se trouver là. Ces mains étaient trop jeunes, trop innocentes, propres du sang qui était censé les avoir affermies. Elle se leva, se planta devant le reflet le plus proche et découvrit avec horreur et fascination le phénomène. Elle.  Elle ? C'était un elle. Je suis une femme. se répéta la personne qui autrefois était physiquement un il. Un sourire, grimace étrange, étira les lèvres féminines de l'homme. Il avait réussi à s'échapper. Il n'était plus en prison. Il était libre.
Il détailla la pièce du regard. Il n'y avait pas porté attention jusqu'ici. Elle lui avait néanmoins tapé dans l'oeil. En l'observant avec plus d'attention, il se surprit à retourner à une époque lointaine. Trente-deux ans. Cela faisait trente-deux ans qu'il avait quitté cet endroit. Si ses presque vingt-trois ans d'emprisonnement lui avait fait perdre la notion du temps, ceci il n'avait pas oublié. Poudlard, ou le début de tout.
Des élèves entrèrent dans la salle commune, le forçant à reprendre une attitude plus ou moins normale. C'était quoi une attitude normale pour une fille ? D'ailleurs qui était cette fille ? A qui appartenait ce corps dont il était maintenant le propriétaire ?
Il s'était assis dans le même fauteuil dans lequel il s'était réveillé un instant plus tôt. Il s'installa confortablement et attendit, observant, écoutant ce qu'il se passait. Il entendit de nombreuses choses, apprenant toutes sortes de potins. Que pouvait-il faire ici ? Poudlard avait-il changé plus que ce qu'il ne l'imaginait ?
Le nombre d'élèves grandissait dans la salle commune et il se décida à sortir. Trop de monde n'était jamais bon. On ne sait jamais, quelqu'un pourrait venir l'aborder. Il voulait se faire discret pour le moment. Il se promena ici et là, redécouvrant les couloirs qu'il avait tant parcouru dans tous les états possibles. Quand il en eut marre, il s'arrêta, s'asseyant sur un banc de pierre dans un coin discret et pourtant fréquenté par quelques élèves. Il avait entendu des choses intéressantes plus tôt dans la salle commune. Enfin, la salle commune. Il avait essayé de ne pas y penser, de garder ça hors de son esprit pour rester concentré sur des choses importantes, mais la vue de sa tenue entièrement à l'effigie de l'Aigle bleu le répugnait tellement qu'il en aurait vomi s'il n'avait pas d'autres objectifs. On avait parlé de beaucoup de choses et il en avait retenue une en particulière. Dans cette école se trouvaient des personnes mauvaises, répugnantes, défectueuses, qui ne devraient pas exister. L'humanité a ses ereurs qu'il faut réparer. L'homme sourit à l'idée de participer à la correction de cette gigantesque erreur.
Il avait entendu de tout. Des événements atrocement banals, des rumeurs ennuyeuses, des noms de « rats », des moqueries sur les caractéristiques physiques de certains de ses « rats » – qu'il avait entendu au détour d'un couloir, au croisement d'un groupe de jeunes Serpentard. Il avait ce qu'il lui fallait. Il allait pouvoir en attraper un. Cela lui manquait. Plus les minutes passaient et plus il ressentait le besoin d'assouvir ses pulsions, de tenir la vie de quelqu'un entre ses mains, de lire la peur dans le regard d'un être inférieur. Il n'y avait pas supérieur à lui. Il pouvait ainsi faire tout ce qu'il voulait  des autres, ceux-ci n'ayant aucune réelle valeur à ses yeux.
Les élèves déambulaient dans le couloir. Il était temps qu'ils se rendent à la Grande Salle. C'était le soir après tout, ils allaient dîner. Il y serait probablement allé lui-même s'il n'avait pas été intéressé par quelque chose. Une élève, dont l'interpellation par une autre personne lui indiqua le nom. Charlie. Il en avait une liste, de noms. C'était dingue à tel point les infos se répandaient vite chez les jeunes de nos jours.
Il l'observa, toujours avec la plus grande discrétion. Il se leva, marchant à la même allure qu'un élève lambda se rendant à la Grande Salle. Il continua ainsi jusqu'à ce qu'ils ne soient plus que deux dans un couloir. Jusqu'à ce qu'ils arrivent dans un couloir vide de tout tableau. Et là, il saisit sa chance. Sortant la baguette de Lorias dans le plus grand silence – il en avait toujours été fière, de sa capacité à faire oublier son existence quand bon lui semblait – et lança un sort en direction de l'élève sans un mot. Il l'assomait simplement, pour l'instant. Après tout, il venait à peine de retrouver sa liberté.


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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Sam 19 Mar - 14:51


‘’But what's puzzling you
Is the nature of my game.‘’

Lorias&Charlie


Je ne l’avais pas vu venir. Disons que je n’avais pas eu de mauvais pressentiment, j’avais cependant été tendue toute la journée, stressée, sur les nerfs, plus encline à paniquer, moins à me concentrer. On m’avait repris plusieurs fois, on m’avait aussi virée de cours, une fois de plus. J’avais croisé le regard de mon professeur, à moitié désolé, à moitié peiné tandis qu’il m’ordonnait d’aller me calmer ailleurs. Ce regard je l’ai déjà vu un nombre incalculable de fois et je n’ai jamais réussi à savoir lequel me blessait le plus, celui-ci ou celui, satisfait, de certains élèves ? probablement celui du professeur parce qu’après réflexion, ce regard signifiait quand même qu’ils avaient pitié de moi et qu’ils pensaient ne rien pouvoir faire pour m’aider. Je n’étais pas stupide, et je pensais qu’ils le savaient, mais je n’y arrivais tout simplement pas. Les études n’avaient jamais été mon fort et il était déjà incroyable que je sois arrivée en 6e année sans redoubler. J’avais passé mes BUSES sans briller : ni par ma médiocrité ni par ma réussite. Cette année s’annonçait comme toutes les autres : laborieuse. J’allais m’en sortir, enfin du moins je le pensais, mais non sans mal. D’un autre côté, si je n’arrêtais pas de me faire virer de classe, l’année s’arrêterait peut-être plus tôt, et ma scolarité en générale. La directrice m’en avait déjà parlé, elle avait été compréhensive mais m’avait demandé de l’être aussi avec elle : elle ne pouvait pas me garder si tous les professeurs se plaignaient de moi. J’avais essayé de répliquer, lui dire que je faisais des efforts, que je ne voulais pas être une mauvaise élève ou me faire remarquer mais que c’était plus dur que moi… elle avait acquiescé et avant que je ne quitte son bureau, elle m’avait demandé d’essayer.
J’avais promis, sans trop savoir comment faire.

Enfin bref, j’essayais d’échapper à la foule oppressante composée d’élèves bruyants et sans-gêne. Certes, j’étais mal placée pour critiquer l’éducation des autres, mais au moins j’étais plus silencieuse qu’eux. Enfin… tout dépendant de la situation. Enfin bref j’étais au final très mal placée pour critiquer les autres dans tous les cas. J’avais promis à la vipère qui partageait ma chambre que je rentrerai à l’heure, et que je n’aurai aucun problème. Je l’aimais bien, Julia. Elle n’avait pas ce côté froid et hautain, elle semblait ne pas me juger, et même si nous n’étions pas franchement proches, j’étais à l’aise avec elle ce qui en soit était déjà un grand pas. Elle semblait pouvoir m’accepter telle que j’étais et inversement. Elle ne me défendait pas face aux autres, ne m’agressait pas non plus. C’était une sorte de contrat silencieux entre nous : elle ne voulait pas se mêler de mes histoires mais me surveillait quand même un peu, de loin. Je sentais parfois son regard posé sur moi en classe, un regard qui semblait m’ordonner de me calmer pour me sauver. Un regard auquel je désobéissais souvent, malgré moi. Je dois, là maintenant, vous sembler de mauvaise foi. En réalité, c’était vraiment comme si une force insoupçonnée que je gardais au fond de moi, contrôlait mes gestes me rendant hyperactive. Enfin c’était difficile à expliquer. Et c’était sans doute aussi difficile à comprendre, vu les réactions de certains.

Les couloirs étaient vides, ou presque puisque j’étais là. Et elle aussi, mes la musique que j’écoutais me privais de tous les autres bruits. Peut-être que si j’avais enlevé mes écouteurs avant, rien de tout ça ne serait arrivé. Toujours est-il que j’ai senti sa présence, juste avant d’être frappée par le sort. Je suis partie sans m’en rendre compte, perdant connaissance instantanément. Ma tête a heurté le sol quand je me suis écroulée, et puis plus rien. Jusqu’à ce que je me réveille. Dans un endroit inconnu, face à une élève que j’avais déjà croisé dans les couloirs. Une certaine un peu spéciale mais je n’avais jamais écouté les histoires à son sujet (ou les histoires sur n’importe qui d’ailleurs) et à cet instant, j’ai regretté de ne pas l’avoir fait. Elle était jolie, très jolie même, mais quelque chose dans son regard me glaçait le sang. J’ai senti le stress m’envahir et j’ai dû réprimer la crise de panique que j’ai senti monter. En même temps, il y avait de quoi : je ne pouvais pas bouger, je ne connaissais pas l’endroit où j’étais et l’inconnue me regardait, une lueur mauvaise dans les yeux. J’ai eu envie de hurler, de la mordre et de partir d’ici en courant. Mais je ne pouvais rien faire, alors j’ai attendu, sans rien dire de plus.
Tout mon être voulait à tout prix se réveiller de ce cauchemar.

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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Dim 20 Mar - 23:15



Another kind of hell
~ Drew ~


feat Charlie


Transporter un corps de jeune femme avait toujours été un jeu d'enfant. Si autrefois il se servait parfois de ses bras, il ne se risqua pas avec son corps de jeune femme frêle. On ne sait jamais, ces bras si minces pouvaient se briser. La magie était un moyen plus prudent. Il prit les chemins les moins risqués jusqu'à arriver à la dernière entrée connue de son esprit de la Salle sur Demande. Elle sembla le reconnaître car elle s'ouvrit aussitôt avec un grondement complice. L'homme s'enfonça dans la salle. Un sourire étira ses lèvres à la découverte de la salle. Elle n'avait pas changée. Preuve que lui, malgré ses années en prison, n'avait pas changé non plus. Il fut coupé dans sa contemplation par le grondement des grandes portes de bois aux gonds métalliques se refermant derrière lui. Ce son lui avait tant manqué ! Il fit glisser le corps jusqu'à un poteau de bois, le laissant tomber par terre dans un bruit sourd. Les chaînes entourant le rondin vinrent entourer les poignets, chevilles, et la taille de la jeune femme. Immobiliser quelqu'un par la magie était amusant mais les chaînes paraissaient bien plus concrètes et laissaient des marques plus vives sur la victime. L'homme, se sentant chez lui, se dirigea vers une vieille armoire métallique qu'il ouvrit pour y déposer la baguette de Charlie. Charlie. Joli nom. Il ne l'oublierait pas, celui-là. Première victime depuis des lustres, évidemment qu'il n'allait pas oublier son nom ! Quand il a commencé ses affaires, il pensait ne jamais pouvoir oublier un seul nom. Puis après, le nombre de personnes a grimpé et il a carrément perdu le compte. Il referma l'armoire d'un sort. La baguette était enfermée, on ne savait jamais. Autant ne pas sous-estimer les jeunes, cette fille avait bien des câbles dans les oreilles quand il l'a trouvée. Il l'avait encore sur lui cet appareil d'ailleurs. Il en avait vu dans le monde Moldu, mais de son temps, c'était pas aussi petit. Il n'avait jamais aimé ces trucs, ça lui donnait une raison de détester les Moldus encore plus même si au fond il avait bien assez de raisons de les haïr. La haine était un sentiment si beau, si pur, il valait plus que n'importe quel autre sentiment. Et qu'on ne lui parle pas d'amour, il avait vu bien assez de personnes se haïr à cause de ça pour en déduire que c'était un truc totalement débile. Non pas qu'il n'ait jamais aimé mais bon, la haine était tellement plus agréable. Plus vraisemblable, aussi.

Un mouvement près du poteau éveilla ses sens. Le rondin de bois grimpait jusqu'au plafond et se perdait dans la structure de poutres. Le rondin était plus épais qu'un être humain ne pouvait l'être. Des tas de chaînes l'entouraient. Seulement quatre étaient utilisées pour immobiliser l'adolescente. Il posa son regard sur elle, la laissant se réveiller et prendre conscience du piège qui s'était refermé sur elle. C'était beau ce regard désespéré, mélange d'émotions tourbillonnant en un seul regard. Bientôt les effets du sort se seront dissipés totalement et elle pourra parler normalement, hurler même si elle le veut, bouger autant que les chaînes le lui permettront c'est-à-dire très peu en réalité. Normalement, quand on est enchaîné, on peut quand même bouger un peu les bras, les jambes, avancer d'un mètre, reculer. Ici ce n'était pas le cas. Drew – tel était son nom – venait de les enchanter pour que celles-ci se chargent de maintenir la prisonnière en place si elle gigotait de trop. Il s'était rappelé de ce tour à la vue de ces yeux écarquillés et de toutes les interrogations qu'un visage confus pouvait laisser paraître. Il s'était approché, fléchissant les genoux pour se trouver à sa hauteur.

- Rise and shine, lâcha-t-il sur un ton sarcastique, sans aucune once de sourire sur le visage. Son visage paraissait anormalement neutre, le ton de sa voix étonnamment bas. A la vue de Lorias, on s'attendait plutôt à une voix un peu plus aigue.
Il attendit un instant qu'elle soit bien réveillée. You're not dreaming. Cela arrivait parfois, de faire un mauvais cauchemar. Il fallait bien qu'il fasse en sorte que chacune de ses victimes sachent que ce qu'elles vivaient était réel. Soit, le dire était assez inutile. L'intensité de la douleur suffisait à prouver que ce n'était pas un rêve mais ne précipitons pas les choses. So, mudblood, now you're awake, we can chat. I could start by explaining why I'm doing this, why you, and all of these things they ask for. I won't. It's too obvious. Il marqua un temps de pause. Son regard était vide de toute émotion, ses yeux d'une teinte grise impénétrable. Il la dévisagea longuement. You could've been so pretty. Nouveau temps de pause.
Il attrapa fermement le poignet gauche de l'adolescente pour l'immobiliser. Sa baguette dans les mains, il la leva et – prenant tout le temps dont il avait besoin – dessina les courbes de lettres sur l'avant-bras de Charlie. Le mot ne tarda pas à s'afficher, des gouttes bordeaux luisant sur la peau blanche. L'écriture était assez soignée pour être bien lisible. Les deux, de leur point de vue, pouvait lire le mot Mudblood.

- If you think it's too cliché, we're only getting started.
Pas un sourire. Pas même une once de sadisme sur son visage. Le froid, voilà ce que son air vous laissait ressentir. Un froid cinglant qui vous donnait la sensation d'être nu dans l'océan arctique, coincé sous l'épaisse couche de banquise. Le fixer trop longtemps dans les yeux revenait à se noyer.



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Ven 25 Mar - 23:01


‘’But what's puzzling you
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Lorias&Charlie


C’était la pire blague que l’on ne m’ait jamais faite. Et en réalité, je sentais très bien que ça n’en n’était pas une. Une multitude de sentiments m’ont traversé alors que je réalisais que j’étais réellement enchaînée. Bonne idée de kidnapper une personne comme moi, hyperactive, hypersensible aussi. J’étais terrifié et surtout, je ressentais la haine de la jeune femme avec une force incroyable. S’en était presque douloureux, comme si l’on m’assenait une immense claque mentale. Naturellement, j’ai essayé de dissiper le voile de sentiments qui m’engourdissait et j’ai tiré sur les chaînes qui bien entendu, ne cèderaient jamais. J’ai tiré encore, stupidement, pas reflexe, éveillant ainsi une douleur aigue à l’endroit où mes poignets étaient pris au piège. Je n’ai pas hurlé. J’ai regardé la jeune femme dans les yeux sans y déceler une once d’humanité. J’étais enchaînée. Moi, l’éternelle incontrôlable, la demoiselle hyperactive, moi qui rêvait de liberté… j’étais enchaînée. Triste ironie. Comme j’ai senti la panique monter, bien entendu. L’hypersensibilité, je m’étais renseignée après le diagnostic, ne consistait absolument pas en pleurer plus que les autres. Non c’était non seulement une empathie plus élevée mais aussi une prédisposition aux troubles phobiques et paniques, entre autres. J’ai appris à me blinder, m’éloigner de tout ce monde terriblement violent que j’avais du mal à supporter. J’ai appris à prendre sur moi, à calmer mes doutes, mon stress, mes peurs, mes angoisses même.
Mais comment aurais-je pu me préparer à ça ?

Bien sûr, avec l’enfance que j’ai eu, peut-être qu’après tout une galère du genre aurait pu m’arriver bien plus tôt, mais j’ai eu la chance d’être épargnée. Malgré tout, mon père a toujours essayé de garder un œil sur moi, et même s’il ne réussissait pas, j’étais assez débrouillarde pour m’en sortir. Le truc qui clochait ce soir-là, c’était que je ne voyais aucune échappatoire. Je n’avais plus ma baguette, j’étais enchaînée et même si par mégarde mon ravisseur tombait dans les pommes tout seul, je n’avais aucun moyen de me détacher. Mon esprit n’était même pas encore complètement clair que déjà, je me demandais comment on pouvait tirer du plaisir en faisait ça. Moi qui me pensait parfois dérangée, j’avais au moins le bonheur de ne pas être complètement folle. N’allez pas croire que je plaignais déjà cette pauvre élève si innocente d’apparence qui devait – la pauvre – avoir eu une enfance difficile. Non, je n’avais aucune pitié pour cet être répugnant à qui j’avais envie de cracher à la figure. Je m’imaginais déjà l’étrangler ou lui crever les yeux alors que je ne pensais réellement pas m’en sortir. Disons que mourir à 16 ans m’aurait embêté. Et puis j’avais terriblement peur de mourir. Je me demandais souvent, enfin je m’imaginais, ce que ça faisait de ne plus exister. Ça me terrifiait.

J’ai écouté son baratin sans y prêter une réelle attention. Mon esprit se focalisait sur une sortie de secours que je découvrais inexistante. Je n’avais pas envie d’écouter les élucubrations d’un malade mental, et puis je me suis demandée comment Poudlard pouvait tolérer une personne pareille. Et dire que moi je risquais de me faire virer toutes les semaines. J’ai relevé la tête quand elle m’a saisi le poignet, je n’ai même pas essayé de le retirer tant la panique tétanisait mes membres. Je crois que même si je m’étais pissé dessus, je n’aurai pas remarqué. Je ne savais pas si c’était parce que ma peau est particulièrement blanche ou si cela faisait pareil pour tout le monde, mais mon sang m’a paru terriblement rouge. J’ai hurlé, bien sûr. Et j’ai deviné le mot qui s’inscrivait sur mon bras avant même qu’elle ne termine de l’écrire. C’était ridicule, répugnant, terriblement humiliant. Je l’ai écouté alors qu’elle se ridiculisait encore plus. Mais qu’est-ce que je voulais vous faire croire ? J’étais terriblement faible et à ce moment, je ne ressemblais qu’à un petit animal effrayer alors des deux, la plus pathétique… J’ai soutenu son regard un moment, refusant de le détourner alors que ma peau me brûlait affreusement. « How predictable. » Ma voix était plus rauque qu’à l’ordinaire. Peut-être était-ce la douleur, ma gorge sèche, la peur ou les trois à la fois. « How can you live with yourself ? » Je soutenais toujours son regard quand je lui ai craché dessus. Je vous l’avais dit que ça me tentait. Et j’avais essayé de me contenir, vraiment, au vu de la situation, j’aurai préféré faire profil bas, me taire et prier un dieu auquel je n’avais jamais cru.
Mais c’était bien connu : j’étais incontrôlable.

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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Sam 26 Mar - 14:29



Another kind of hell
~ Drew ~


feat Charlie


Il fallait admettre que c'était divertissant de voir quelqu'un essayer de se libérer de ses chaînes en vain, de l'entendre hurler sous une douleur qui était pourtant loin d'être la plus horrible et surtout, d'entendre des paroles prononcées par tant de personnes au même statut auparavant. Drew n'allait pas jusqu'à en rire, il avait une certaine passibilité, mais il était évidemment satisfait d'être récompensé de ses actes par des preuves qu'il avait réussi à infliger de la douleur. Son regard dégoûté passa du mot gravé sur le poignet au visage de la Serpentard. Il aurait vraiment pu rire de ces paroles, autant sur leur fond que sur le ton sur lequel elles avaient été prononcées.

- It is predictable. As predictable as the extermination of your kind is. Il marqua un temps de pause. We get rid of what's not needed. Nouveau temps de pause. Il s'apprêtait à répondre au cliché par du cliché, ne cherchant pas l'original pour quelqu'un qui n'essayait même pas de combattre ses émotions fortes pour sortir une phrase peu entendue. I live with the pain of others. Pas de mots en guise de réponse. Ou des mots liquides, selon le point de vue de chacun. Drew ne bougea pas. Sa tête, sous la surprise, avait esquissé un léger geste de recul avant de se remettre en place. Avec le plus grand calme, il arracha un morceau de chemise de la fille et s'essuya le visage avec. Une fois la salive épongée, il jeta le tissu sur les jambes de son propriétaire. Il se releva, fit quelques pas, son regard voguant autour de la pièce. Il savait déjà ce qu'il allait faire. Il laissait juste un temps à ce qu'il considérait comme « une chose inutile et répugnante » pour comprendre ce qui allait se passer. C'était pas si compliqué en même temps. C'était si prévisible. Il n'allait pas faire dans l'original non plus, pas pour une sang-de-bourbe. Combien en avait-il tué déjà ? Bah, depuis le temps, il avait oublié. C'est que c'était pas un petit nombre non plus. Et puis, il ne s'en était pas pris seulement à des sang-de-bourbes. Il y avait eut un peu de tout. Bon, surtout des né-moldus. Mais ces choses-là le dégoûtaient tellement ! Ne pas se méprendre, sa haine envers les né-moldus – et puis bon les moldus aussi, il était plutôt inutile de le préciser – ne venait pas d'un événement traumatisant dans sa vie. Les moldus ne lui avaient jamais rien fait. Il avait vécu plus ou moins normalement, dans un grand domaine du Pays de Galles. Pas de moldus dans les parages. Ni de sorciers d'origine moldue. C'était un beau domaine qu'il ne s'était lassé de parcourir. Il y avait joué un nombre incalculables de fois avec ses frères et sœurs. Ses deux frères et sa seule sœur, pour être plus précis. Les trois frères avaient tous découvert leurs pouvoirs dans ce domaine et sa sœur, et bien, elle n'en avait jamais eu. Elle l'avait très mal vécu d'ailleurs et avait envisagé de partir vivre avec les moldus. Sa sœur fut partie des vingt premières victimes de Drew. Elle le gonflait, elle et sa particularité. Elle n'était rien sinon une honte pour la famille. Et puis elle faisait tâche sur les photos, seule personne aux cheveux clairs au milieu de cheveux couleur ébène. On est d'accord, ça fait tâche ? Il l'avait dit de nombreuses fois. Sa famille avait été profondément touchée par la mort de l'adolescente. Drew en avait été plutôt satisfait. Il avait maquillé ça en suicide car forcément il ne voulait pas se faire étiqueter comme traître à son propre sang. Imaginez s'il avait dû tuer toute sa famille avant même sa vie adulte parce que ceux-ci auraient voulu le dénoncer. Ils avaient fini par découvrir le pot aux roses quand Drew fut découvert comme le meurtrier en série du moment – numéro un s'il vous plaît – et envoyé à Azkaban. Ce n'est qu'une infime partie de son histoire. C'est qu'il en avait fait des choses ! Et il ne regrettait rien. Il n'était qu'un ado lors de l'ascension de Vous-Savez-Qui et il commençait à peine à découvrir les méthodes de torture les plus efficaces. S'il partageait avec les Mangemorts l'idée que les Moldus et Sang-de-Bourbes n'avaient pas lieu d'être et devaient ainsi mourir, il était contre tous les autres idéaux du groupe. Jamais il ne prit contact avec le Mage Noir et il ne chercha jamais à joindre son armée. Drew était trop orgueilleux pour suivre qui que ce soit et jamais il ne légitimera la puissance supérieure d'une personne autre que lui. Alors évidemment, à la mystérieuse disparition du Seigneur des Ténèbres, Drew en profita pour monter sur la plus grande marche du podium. Il enlevait par-ci, tuait par-là. C'était la belle époque. Jusqu'à ce qu'il se fasse capturer et jeté en prison.

Le voile de son regard s'était levé, laissant se refléter en son sein toutes sortes d'ombres et de lueurs qui, étonnamment, semblaient lui retirer tout mystère. Sa prochaine action était si évidente que ça en devenait horrifiant. Une terrible impression d'inéluctabilité. On savait ce qui allait se passer sans pouvoir l'arrêter. Tourné vers la jeune femme, il lui demanda sans changer de ton : Do you know what pain is ? Et après un court temps, il ajouta : Real pain. Illustrant ses paroles, il leva la baguette de Lorias et s'exclama d'un ton sec et glacial : Crucio !



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Lun 28 Mar - 20:34


‘’But what's puzzling you
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Lorias&Charlie


J’étais allée trop loin, sans hésiter. La plupart des personnes dans mon cas devait sans doute simplement hurler, ou supplier. Du moins se débattre avec les chaînes. Moi, j’étais tétanisée, et je crachais sur la jeune femme responsable de ma situation. D’ailleurs, je ne comprenais toujours pas comment elle avait pu me transporter jusqu’ici, elle qui semblait si frêle. Mais ça n’était pas le seul détail embêtant : sa voix ne cadrait absolument pas avec son image, elle était bien plus grave que ce que j’imaginais. Alors que la peau de mon bras me brulait, j’essayais de résoudre ce mystère sans vraiment comprendre ce qui m’arrivait. J’ai vaguement écouté sa réponse tout en contemplant le sang qui s’écoulait de mon bras. C’est marrant, l’inconnue l’avait lâché mais je ne l’abaissais pas pour autant, j’étais concentrée dessus, comme si plus rien n’existait. Comme si, à force de regarder ce bras, tout le reste allait disparaître, comme si cette inconnue allait finalement me libérer et sortir de cette pièce. Pièce que j’ai regardée à nouveau, cherchant désespérément une issue à nouveau, tout en sachant pertinemment qu’il n’y en avait aucune. J’ai tiré à nouveau sur mes chaînes, comme un animal qui essaie de se libérer : en vain. Je le savais pourtant, mais je ne pouvais pas m’empêcher de tirer dessus, vous comprenez : on ne sait jamais, on a l’espoir, on angoisse alors forcément, on devient stupide. J’ai tiré dessus, encore et encore, profitant du fait que la Serdaigle soit plongée dans ses pensées. J’ai tiré oui, encore et encore et il ne s’est strictement rien passé. Pire même, j’avais l’impression que les chaînes se resserraient encore plus, et moi là-dedans, j’étouffais.

Je sentais la menace monter, les perles de sueur dévaler la courbe de ma colonne vertébrale : j’avais peur, réellement. J’ai laissé retomber mon bras le long de mon cœur, en retenant une grimace de douleur quand ma chair à vif a touché mon buste. L’attente était longue et terrible, et je me demandais si la jeune femme pensait à la suite ou si elle se perdait dans des pensées dérangées et sombres. J’ai eu peur moi, peur de la suite, peur de ce que je sentais arrivée et qui me prenait à la gorge, qui me nouait l’estomac et me donnait la nausée.
Au final, j’aurai préféré ne rien savoir du tout.

Quand elle a repris la parole, j’ai compris. Bien entendu, je n’ai pas eu le temps de répondre, de dire quoi que ce soit, d’essayer de la convaincre ? A quoi bon ? Le sort m’est tombé dessus sans que soit capable de faire quoi que ce soit. J’ai hurlé, bien sûr. Je n’ai jamais rien ressenti de pareil, j’avais entendu parlé de ce sortilège impardonnable, mais pourquoi me serais-je attardée dessus ? Ça n’était pas censé pouvoir m’arriver. C’est comme si… je n’ai rien trouvé de comparable dans tout ce que j’ai vécu. Ce sort me semblait interminable et la douleur était aussi psychologique que physique. Je n’ai pas cru mourir, je l’ai voulu. C’est terriblement différent, j’aurai préféré mourir plutôt que de continuer à subir. C’est impossible d’expliquer ce que je ressentais à cet instant, parce que les effets de ce sort sont de l’ordre de l’ineffable : on ne peut le comprendre, ni l’expliquer avec de simples mots. Je me suis tordue dans tous les sens possibles pour échapper à ce sort tout en sachant que c’était impossible et je comprenais alors pourquoi certains étaient devenus fous à force de le recevoir. Si j’avais pu, j’aurais saisi n’importe crois pour me l’enfoncer dans le crâne et stopper tout cela.
Et puis, ça s’est arrêté, simplement.

J’ai essayé de reprendre mon souffle sans vraiment y parvenir : j’étais épuisée aussi bien mentalement que physiquement. Pourtant j’ai relevé la tête pour rencontrer le regard de ma ravisseuse. « SCREW YOU ! » J’ai hurlé quand même, et je l’aurai bien mordu si j’avais pu. J’étais épuisée mais j’avais toujours de l’énergie, c’était comme ça tout le temps avec moi. J’étais complètement fatiguée mais je ne pouvais m’empêcher de vouloir bouger, de hurler. Je devais me libérer, je ne pouvais plus rester ici, risquer de me reprendre le même sort, rester enchaînée sans pouvoir bouger. C’était impossible. « What the hell is wrong with you ? » J’ai encore plus peur maintenant.
Pitié que tout s’arrête.

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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Jeu 31 Mar - 21:00



Another kind of hell
~ Drew ~


feat Charlie


Un sourire très fin, léger à en douter de sa présence, venait d'apparaître sur son visage. Elle avait encore l'audace de le regarder dans les yeux. Mais ce n'était pas ça qui l'avait fait sourire. C'était ces hurlements qu'il n'avait pas entendu depuis si longtemps, ces insultes que peu osaient de peur de devoir faire face à la douleur pure à nouveau. Il infligeait un réel supplice, quelque chose de particulier et de difficilement définissable. La véritable douleur, celle qu'on ne peut expliquer. Drew l'étudiait au-travers de rats de laboratoire et se délectait toujours de chaque réaction. L'insulte de Charlie et sa question désespérée n'augmentèrent pas l'intensité de son sourire. Ce dernier était figé sur son visage. Le regard de l'homme était immuable, la définition même d'un regard de pierre, avec des lueurs si claires que ses globes oculaires avaient l'air d'être de glace. C'était le regard de l'être sans âme, ou, plus ironique, du cadavre. De quoi se demander si Drew avait un jour été vivant.
Il resta figé ainsi une demi-minute, observant la terreur sur le visage de la jeune femme. C'était plus qu'un simple divertissement, c'était une passion. Non pas une obsession, bien qu'on pourrait qualifier cela ainsi, mais une passion. Il adorait infliger la douleur, briser ses victimes psychologiquement avant de leur offrir de quoi agoniser suffisamment longtemps pour en mourir. Il était fasciné par leur comportement face à une mort certaine, de l'espoir à la fatalité. Il se sentait incroyablement bien à chaque nouvelle torture car ce n'était jamais lui qui souffrait. Au contraire, il était le seul à ne pas souffrir. Et voir les autres avoir mal, c'était toujours mieux que de souffrir soi-même. Surtout quand on n'avait pas d'empathie.

- You're the only thing wrong here, finit-il finalement par répondre. Il n'y avait aucune agressivité dans sa voix. Il prenait rarement un air agressif, bien au contraire, il était difficile de percevoir beaucoup d'émotions chez lui. De biais, il se tourna pour se retrouver totalement face à la jeune femme. Il avait une allure droite et certaine. Il leva la baguette avec suffisamment de temps pour provoquer une nouvelle vague de panique chez la Serpentard et lança un nouveau sortilège Doloris qu'il fit durer encore un peu plus longtemps. Par pur plaisir. Sadisme cru. Et quand il arrêta enfin, ce fut pour s'approcher et saisir le jeune visage entre ses doigts froids sans aucune délicatesse. Il lui rappelait bien des victimes, dont une en particulière qui avait tenu un peu plus longtemps que les autres mais qui avait tout de même fini par mourir avec ce que Drew considérait le «mauvais choix ». Quelle déception !
- You're gonna have to make a choice, commença-t-il calmement. The only way for you to get out of here is through me and I'm not letting you go. I already said mudbloods had to die. As clever as you seem to be, you must have understood by now. There's no way you can survive this. You are going to die. The choice is in the way you will die. First one : I show you how magic and its spells can inflict all kinds of pain. Second one, for those who are not into magic that much, death by a hundred cuts. You can either be crushed by pain from the inside or you can get rid of that unpure blood of yours. Both wonderful ways to die. Il marqua une pause.
- Free sample to help you choose ?
La baguette en guise de couteau, il dessina un long trait le long de la joue de Charlie.
Charlie. Il aimait bien la sonorité de ce prénom. Peut-être qu'il s'en souviendrait de celui-là. Le  petit sourire en coin toujours figé sur son visage, il se redressa. Et après avoir reculé d'un pas, il envoya un nouveau sortilège. Il n'avait pas besoin de réponse de la part de Charlie, il pouvait la déduire lui-même selon ce qu'il découvrirait sur elle. Et ce par le sortilège de légilimancie.



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Jeu 7 Avr - 0:12


‘’But what's puzzling you
Is the nature of my game.‘’

Lorias&Charlie


J’ai essayé de respirer calmement pour ne pas partir en crise de panique. Aucune de mes idées n’était claire, j’étais perdue, perturbée, paniquée, je me demandais même si je ne m’étais pas pissée dessus. Ne riez pas, n’importe qui en douterait. Ça m’importait peu, j’avais déjà vu bien pire que quelqu’un qui se faisait dessus mais passons. J’ai continué à la suivre du regard et j’ai sérieusement eu envie de lui vomir dessus. Tout mon esprit embrumé se concentrait sur la possibilité de s’échapper. Je ne voyais pas comment, mais j’y croyais encore, parce qu’après tout, il fallait bien de l’espoir pour s’accrocher. Je ne savais pas depuis quand j’étais enfermée ici mais l’hyperactive bouillonnait en moi. Alors je me suis agitée, et les chaînes m’ont rappelées à l’ordre. J’ai senti ma peau me bruler et j’ai failli vomir tant mon ventre était comprimé : je me suis forcée à déglutir pour essayer de calmer le tout.  J’ai senti que je pleurais alors je me suis demandée depuis quand. En réalité, je ne savais pas si je pleurais de fatigue, de peur, d’énervement ou de souffrance, peut-être était-ce un mélange de tout. Je devais être pitoyable à voir mais il y avait de quoi. Je savais qu’elle se délecterait de ma douleur, de mes pleurs et de mon air paniqué mais je m’en fichais éperdument.

Je l’ai écouté et je n’ai même pas essayé de retenir le rire méprisant qui s’est échappé de ma bouche. On me l’avait tellement dit que j’avais commencé à en rire. Oui j’étais une erreur, et j’emmerdais pas mal le monde à propos de ça. J’étais une sang-de-bourbe perdue à Serpentard, ma mère s’est suicidée parce qu’elle n’en pouvait plus de son mari – mon père- un camé désespérant et désespéré. J’avais, parait-il, une force de vivre impressionnante, et pourtant j’étais une erreur. Quelle ironie, comme quoi les parasites pouvaient vraiment être tenaces. « C’mon you’re so cliché it’s ridiculous. » J’ai relevé la tête pour le lui dire. Je savais que ça ne pouvait que l’énerver encore plus mais je crois que je m’en fichais. Ou que je ne me rendais pas compte. Ou que je ne me contrôlais pas. Ou que j’étais folle. Ou tout à la fois. Une chose est sûre :
Le sortilège m’a calmée sec.

J’ai hurlé à pleins poumons et en me tordant de douleur, ma tête a heurté le poteau, ou peu importe ce que c’était, auquel j’étais enchainée. Je ne savais pas combien de temps ça allait durer, j’étais à bout, j’avais envie de vomir, j’avais l’impression de perdre mon esprit, et surtout, j’avais envie de me tuer. Je crois que je lui ai hurlé de me tuer, je ne sais plus. Quand ça s’est arrêté, j’ai laissé ma tête s’abaisser et pendre malheureusement tandis que l’inconnue reprenait la parole. Je ne l’ai plus écouté. Je ne savais pas ce qu’elle disait et je m’en fichais, j’attendais simplement tout en essayant de retrouver mes pensées. J’avais du mal à tout rassembler, je n’étais plus moi-même. J’avais peur. Une seule pensée revenait en boucle. Je vais crever, ici. Je vais crever. Je ne pouvais pas m’en empêcher. J’allais crever, j’en étais presque sûre et je luttais de toute mon âme pour que ça n’arrive pas : Je rêvais qu’elle m’achève et en même temps je me battais comme un lion pour vivre. J’ai relevé la tête quand sa lame a entamé ma joue. Je ne réagissais plus. Alors comment aurais-je pu lutter quand il s’est révélée que ma tortionnaire était en plus de tout ça légilimens. Je n’en n’avais jamais rencontré, en temps normal j’aurai été fascinée. Là, j’ai finalement vomis, un peu. De peur, de douleur, de fatigue. L’inconnue a pénétré mon esprit pour y lire ce qu’elle voulait, ce que mes pensées agitées pouvaient bien lui offrir : mon envie de mourir, ma peur, peut-être même mon passé, mes souvenirs. J’ai lutté. Parce que ça ne devait appartenir qu’à moi, parce que tout ceci était un secret bien gardé alors j’ai lutté. Peut-être verrait-elle ma peur, mon envie de me tuer ou qu’elle me tue, mais pas mon passé. Je faisais tout ce que je pouvais pour le protéger. En vain peut-être pas, savait-on jamais. « FUCK, GET OUT OF MY HEAD. » J’ai hurlé à en perdre la tête. Mais je crois que je l’avais déjà perdu. Je devenais folle.
Comme si j’avais besoin de ça.

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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Lun 18 Avr - 22:05



Another kind of hell
~ Drew ~


feat Charlie


Drew ne put définitivement plus cacher son amusement. C'était elle qui l'amusait par son comportement. Elle était pathétique, pourtant Drew n'avait aucune pitié pour elle. Elle est mignonne, pensa-t-il sarcastiquement. Non seulement elle était répugnante par son sang mais voilà qu'elle se mettait à vomir, vomit qui n'avait pas pris longtemps avant de se mélanger au sang et aux larmes. Il en aurait été dégoûté s'il n'était pas habitué. Si lui agissait de façon clichée, ce qu'il ne niait pas, elle était horriblement prévisible. Du moins, elle, pas vraiment, le corps humain. Celui qui essayait de se rebeller, de résister, en vain. Les larmes, les rejets du contenu de l'estomac, les hurlements, les insultes, tout essayait de résister. Même l'esprit qui tentait de lui barrer l'accès aux souvenirs. C'était toujours la même histoire. Drew lisait les émotions présentes, celles-ci se mélangeaient à tout un tas d'autres liées à la formidable vie de sa victime pour finalement voir les traumatismes enfantins. Il n'y avait jamais rien de réellement intéressant. Il n'en attendait pas plus de Charlie. Il se promena dans son esprit, elle essayait de le repousser sans succès. Tout se mélangeait, elle perdait la tête, ce qui était aussi habituel lorsqu'on se faisait torturer. Il en avait assez vu. Il continuait pourtant, rien qu'un petit moment, par pur plaisir de se promener dans l'esprit de la jeune femme, de s'incruster dans sa vie, de ne plus lui laisser aucun endroit pour se cacher. Elle n'avait pas eu une vie facile, la pauvre enfant. Il en aurait presque versé une larme s'il n'en avait pas rien à foutre. Las, il finit par sortir. Il avait fait son choix. L'un ou l'autre pouvait tout aussi bien fonctionner. Mais compte tenu de ce qu'il avait vu dans l'esprit de l'étudiante, un semblait bien plus douloureux et cruel. Il pouvait enfin la tuer de la bonne manière.

Un crissement soudain l'interpella, il se tourna, baguette prête à exterminer quiconque venait le déranger. Une incroyable douleur lancinante percuta son abdomen pour se répandre en étoile dans tout son corps.
C'était une drôle de scène à voir. La façon dont le corps avait heurté le sol, bien étrange de se dire qu'il était alors inhabité. Et à sa réception, la tête rebondit sur le béton sur une note grave. Le corps était inanimé. Il aurait semblé sans vie si les yeux ne s'étaient pas mis à vagabonder dans le vide. Il ne bougeait pas, en revanche. Seuls les yeux réagissaient. Il fallait s'approcher très près pour voir la poitrine se soulever au rythme de la respiration. Drew n'était plus là. Il avait disparu. Il avait été chassé. Une autre personne avait pris sa place. Elle semblait paisible. Elle sentit une main se poser sur la sienne. Ses lèvres esquissèrent un sourire. Elle leva sa main libre et la posa sur celle qui tenait son autre main. Elle remonta à tâtons le bras et l'épaule pour parvenir au visage de la personne présente à ses côtés. La seule personne avec qui elle avait communiqué. Elle sentit une joue, qu'elle caressa de sa paume maladroite avant de laisser retomber sa main. Celle qui tenait la sienne disparut. Elle était seule à nouveau. Elle n'en était pas triste. Elle n'était jamais triste. La notion de tristesse lui était bien floue. Elle n'en était pas joyeuse non plus. Elle ne ressentait rien. Elle flottait dans une bulle de bien-être, si ce n'est dire de « rien ».



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Allen Kalon
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Lun 18 Avr - 22:09



Do you know what pain is ?


feat Charlie


Oui, elle était encore dans la salle commune il n'y a pas si longtemps. Plus maintenant ? Non, elle en est sortie pour le dîner. D'accord, d'accord.
Mais où était-elle passée bon sang ? Il l'avait croisée ce matin et elle était encore une fois épuisée. Elle, passe encore, mais ces derniers temps il avait croisé Delphine, Liam et au déjeuner Adrian. Tous dans les vapes. Tous sans grande motivation. De plus en plus épuisés. Et maintenant, aucun signe d'elle dans la grande salle.
Allen soupira. C'était Lorias, elle ne suivait pas de logique particulière, quiconque était éveillé, il traînait probablement quelque part dans le château. Assis à sa table, il observait la table des Serdaigle avant que son regard ne dévie finalement sur toutes les autres tables jusqu'à la sienne. Il s'aperçut de l'absence de plusieurs de ses connaissances et il fut même surpris de ne pas voir Charlie à sa table. Il se leva, agacé, et quitta la Grande Salle. A l'heure du dîner, les élèves mangeaient non ? Pourquoi ne respectaient-ils pas cette simple règle ? Il s'arrêta en plein milieu d'un couloir. Il détestait s'inquiéter. Lorias était devenue sa famille la plus proche et elle n'était pas comme les autres, il y avait en elle quelques abrutis qui n'en faisaient qu'à leur tête. Il y a environ deux mois, Malicia avait opté pour une baignade nocturne au clair de lune. « Les bienfaits de la nature soignaient tous les maux » s'était-elle justifiée quand Allen l'avait retrouvée les cheveux mouillés au petit-déjeuner. Contrairement aux autres, Allen savait que « Lorias » ne sortait pas de la douche. Il avait reconnu Malicia et sa bonne humeur qui n'était aussi bonne que lorsque la jeune femme avait pu profiter de la nature. Elle détestait être enfermée.

Des couloirs vides. Personne. Il se décida à retourner à la Grande Salle, presque entièrement remplie. Lorias manquait toujours à l'appel. Deux sièges vides à sa table l'interpellèrent aussi : outre le sien, celui qui aurait dû être celui de Charlie. Donc, récapitulons. Lorias est encore plus bizarre en ce moment que d'habitude et elle a disparue. La seule autre personne manquante est Charlie.
Il scruta la salle à la recherche d'autres sièges anormalement vides. Personne d'autre, du moins personne qu'Allen avait déjà vu, ne manquait. Son estomac se noua. Dès que Lorias était introuvable, il fallait toujours rechercher l'absence de quelqu'un d'autre. Si quelqu'un manquait en effet à l'appel, on pouvait en déduire que Lorias n'était pas Lorias. Allen alla interroger quelques Serdaigle en jurant de passer un sacré savon à celui qui avait pris la conscience. Si Theo avait senti le besoin de se défouler ou Peter de jouer une petite sérénade à sa camarade Verte et Argent, il en serait fini de lui.
Je l'ai vue dans les couloirs. Si, je t'assure, elle était dans les étages mais je sais plus lequel.
Moi je l'ai vue dans la salle commune, elle faisait rien. Rien ? Bah ouais elle dormait limite les yeux ouverts. Ok, merci.
Tu sais si tu l'as pas trouvée dans les couloirs peut-être qu'elle est ailleurs. Non, c'est pas vrai ? Non mais j'veux dire, tu sais ce qu'on dit, parfois on a besoin d'être quelque part qu'y'a pas ici. Genre, 'fin tu vois, un lieu spécifique qu'on a que dans not'tête. Hm, oui, oui, bien sûr
Des lieux, dans sa tête, Lorias en avait beaucoup. Ils avaient chacun tout un tas d'endroits différents. Alors, pour savoir où... mais attends. Pour se retrouver dans un lieu de notre esprit, il faut dormir. Mais elle a quitté sa salle commune...

Il quitta à nouveau la Grande Salle, en hâte. Quelle idée avaient-ils derrière la tête ? Par « ils », Allen désignait tout ceux qui partageaient l'esprit de Lorias. Il ne savait pas qui le contrôlait, alors... Il parcourut les couloirs d'un pas vif, à la limite de la course. Il s'arrêta à un endroit qu'il fréquentait rarement. Il pensa à Lorias, très fort. Peu importe où celle-ci, ou peu importe qui était dans son corps, se trouvait, il voulait être avec elle. Il devait la trouver. Quand les portes s'ouvrirent enfin, Allen avait déjà sorti sa baguette. Il ne savait pas où il allait débarquer. Il s'attendait à tout avec Lorias.
Les portes étaient à peine entrouvertes qu'Allen put apercevoir des ombres mouvantes dans une pièce peu éclairée. Il reconnut la silhouette de Lorias qu'il ne quitta pas des yeux au fur et à mesure que les portes s'ouvraient. Les portes n'étaient pas encore entièrement ouvertes quand une autre présence le força à détourner le regard. Il reconnut bien vite la personne : Charlie. Un simple regard et la baguette d'Allen s'était levée pour lancer sur Lorias un sort qui envoya cette dernière au sol. Il s'attendait à tout avec Lorias. Mais pas à ça.
Charlie était dans un piteux état. Elle était immobilisée par des chaînes et les cris de douleur qui avaient semblé n'être que des hallucinations dans l'esprit du jeune homme prenaient maintenant tout leur sens. Il s'enfonça dans la pièce, brisant les chaînes d'un sort lancé avec hargne. Il s'agenouilla auprès de Charlie, cherchant son regard pour s'assurer qu'elle allait bien. Bien évidemment, elle n'allait pas bien, il fallait la voir. Mais «bien » dans le sens « encore en vie ». Don't give up, pensa-t-il si fort que les mots s'échappèrent de ses lèvres. Il pressait sa main qu'il avait prise inconsciemment, espérant qu'elle la serre en retour. Que lui était-il arrivé ? Il avait vu des gens souffrir, mais jamais il n'avait retrouvé quelqu'un dans cet état. Un cadavre était plus agréable à regarder que quelqu'un qui semblait hurler à la mort.
Il s'excusa d'un regard qui était déjà bien assez désolé et se leva pour rejoindre le corps inerte de Lorias. Il s'accroupit, posant sa main sur la sienne tandis qu'il scrutait le regard vacillant, vide, de la jeune femme. Celle-ci sourit, lui arrachant un faible sourire qui ne parvint pas à le sortir de sa tristesse. Une main grimpa jusqu'à sa joue et il pressa la sienne. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu Pénélope. La petite fille le connaissait depuis longtemps, un simple geste servait d'outil de communication. Le toucher était le seul sens fonctionnel chez la petite fille. Il n'était pas mécontent de la voir mais s'en voulait toujours de l'utiliser pour désarmer le corps de Lorias. Il y a environ deux ans, Delphine et lui avaient longuement échangé sur un moyen de rendre Lorias inoffensive. Juste au cas où, c'est ce qu'ils avaient dit. Ils avaient créé un sort rien que pour elle dont Delphine avait subi l'essai final. Un sort d'une douleur suffisamment forte pour automatiquement réveiller Pénélope, considérée par ses pairs comme « gardienne de la douleur ». Dès que quelqu'un avait trop mal, elle apparaissait. Alors forcément, on avait décidé de l'utiliser. Quoi de plus innocent qu'une fillette sourde, muette et aveugle ?

Il lâcha sa main et se releva, retournant auprès de Charlie. Pénélope n'était pas en mal, elle pouvait attendre. Il s'occuperait d'elle après.
- We're gonna fix it, you're gonna be okay, essaya-t-il de la rassurer. Il n'était pas très doué pour ça mais il faisait de son mieux pour se montrer rassurant. Il espérait parvenir à atteindre Delphine pour qu'elle puisse s'occuper des soins. Il ne s'imaginait pas expliquer tout ça au personnel de l'infirmerie. Déjà qu'il ne savait pas lui-même ce qu'il s'était passé... aucune des personnalités qu'il connaissait n'aurait pu être capable de faire ça. Son cœur se serra. Il y en avait d'autres à l'intérieur de sa cousine. Des personnes aux mauvaises intentions. Charlie en était un terrible et malheureux exemple.
- I'll explain, lui fit-il en désignant le corps de Lorias du coin de l'oeil. Expliquer ? Quelles justifications suffiraient quand on avait subi tout ça ? It's not her fault, essaya-t-il vainement de la défendre. Can you walk ? Lui demanda-t-il, lui offrant une main. Otherwise I can, il déglutit, il avait l'impression que tout était de sa faute, qu'il aurait dû se trouver à la place de Charlie. Elle n'avait pas mérité tout ça. C'était à lui de faire attention à Lorias, peu importe ce qui arrivait. Otherwise let me carry you.
Il baissa la tête un instant, ravalant sa peine et sa rage qui crispaient ses mâchoires. Il découvrirait qui avait fait ça et trouverait un moyen d'exorciser sa cousine de cet enfoiré dont il ne connaissait rien de l'identité. Mais d'abord, il fallait s'occuper de Charlie.



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Mer 4 Mai - 23:24


‘’But what's puzzling you
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Lorias&Charlie


C’était profondément désagréable. Mon esprit luttait de toutes ses forces contre quelque chose d’à peine concevable. L’inconnue violait mon esprit sans que je puisse franchement y résister. Je faisais du mieux que je pouvais, mais était-ce suffisant ? Je sentais sa présence dans ma tête, je la sentais chercher dans des souvenirs plus ou moins douloureux que j’essayais de refouler. Je me revoyais, avec une violence inouïe, pleurer la perte de ma mère, haïr mon père. Je nous voyais tous les trois heureux, entrain de faire de la musique, en famille. Je me voyais toute jeune, amoureuse du monde entier dans ma naïveté enfantine. Et puis les souvenirs se sont emmêlés, embrouillés, mélangés à mes pensées confuses. Je perdais complètement la tête, j’étais épuisée, épuisée de lutter. Je sentais le dégoût monter à nouveau alors qu’elle se promenait désormais librement dans mon esprit. Mentalement, j’ai noté que si je m’en sortais, je devrais me rappeler de la tuer. Après, j’ai réalisé que ça aussi, elle pouvait sans doute le voir. Tant pis. J’envisageais déjà de la tabasser à mort, comme une bonne moldue, quand elle se retira de mon esprit.

J’ai laissé ma tête retomber, mes cheveux formant un rideau autour de mon visage, en signe d’abandon. Mes pensées étaient floues, si floues et si confuses que je ne me suis même pas demandée ce qui allait m’arriver maintenant. C’était à peine si je savais qui j’étais. Mon esprit vagabondait d’un endroit à un autre, sans que quoi que ce soit de cohérent en sorte. J’étais paniquée et épuisée. Et pourtant, je sentais encore que je m’agitais par mouvement, je luttais toujours inconsciemment contre ces chaînes qui m’étouffaient. Je ne sais pas trop combien de temps cet état de semi-inconscience a duré. J’ai l’impression qu’il a été interminable, et que je suis restée là, accrochée pendant des heures, sans rien subir de plus. Je me répétais en boucle que j’allais la tuer. Je crois ben que c’est ça qui m’a maintenue consciente. Je me voyais déjà lui exploser le nez, lui faire voler ses dents trop bien alignées, recouvrir son doux visage d’hématomes. Je m’étonnais à moitié de la violence donc je me croyais capable. Mais au final, ça n’avait rien de bien surprenant. L’hyperactive à moitié éduquée ne pouvait que se révéler violente en cas de besoin. Enfin en l’occurrence, j’étais surtout pitoyable. Le pire, c’était que je n’avais pour preuve que l’inscription sur mon bras.

Je suis revenue à moi-même en sursautant alors qu’une main attrapait la mienne. Je n’ai pas entendu les mots qu’il a chuchoté juste avant. J’ai simplement senti la chaleur de sa peau contre la mienne et surtout, surtout, je l’ai senti directement. J’étais libre. J’ai serré sa main en retour, enfin du moins je le croyais, je n’étais en réalité sûre de rien. Il s’est ensuite éloigné alors que je réalisais qui il était. Allen, l’autre né-moldu des Serpentard. Allen qui avait déjà frappé quelqu’un pour me défendre venait maintenant me sauver. Si j’avais pu, j’aurais souri. C’était à croire qu’il me suivait. J’ai vu le corps inanimé de ma tortionnaire au sol et une multitude de sentiments m’ont serré la gorge : j’avais peur que ce ne soit pas réel, j’étais soulagée, j’étais terriblement en colère, j’étais fatiguée surtout. Il est revenu vers moi et j’ai essayé de l’écouter, sans trop savoir ce qu’il disait, sans trop comprendre.
Par contre, j’ai parfaitement compris quand il a osé dire que ça n’était pas de sa faute.
J’ai senti un élan de rage me relever du sol. Je me tenais debout, à la fois fragile et terriblement déterminée. Je tremblais encore et pourtant, j’ai ignoré la main qu’il me tendait. J’étais peut-être complètement ingrate, mais je ne voyais pas bien comment on pouvait défendre un comportement pareil. « I can walk. » J’ai dit ça d’une voix plus faible que je ne voulais. Je pouvais marcher, et si je ne pouvais pas tant pis je resterai là. Mais je crois que j’étais arrivée à un point où je pensais ne pas pouvoir faire confiance à Allen non plus. Tout cet épisode confirmait quelque chose que je savais depuis longtemps : l’espèce humaine était profondément dégueulasse. J’ai mis un pied devant l’autre tout en titubant. J’avais envie de m’écrouler, et en même temps, une profonde rage me tenait éveillée. « What do you mean it’s not her fault ? » J’ai trébuché mais je me suis rattrapée à temps, sacré karma. « She’s a fucking psycho. » On a continué à s’éloigner, et puis je me suis arrêté. « Wait, where are we going ? » J’étais complètement perdue, déboussolée. Et surtout, paradoxalement, je n’avais aucune confiance en mon sauveur. Mais pouvait-on vraiment m’en vouloir ?
L’espèce humaine était si laide.

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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Mer 18 Mai - 14:54



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~ Delphine ~


feat Charlie


Cette odeur, qu'est-ce que c'était ? Elle lui était familière. Son jardin, c'était ça, son jardin avec l'arbre sous lequel elle faisait de la balançoire. Il y avait bien longtemps maintenant qu'elle ne l'avait pas vu, cet arbre, et il lui manquait. Sa maison lui manquait. La France lui manquait. Cette odeur le lui rappelait cruellement. Tout autour de l'arbre, elle les sentait encore, des fleurs ici et là. Ce que sa mère adorait par-dessus tout. Un long buisson de sauge. Elle ne pouvait pas oublier cette odeur. C'était chez elle, en quelque sorte. Cette simple odeur de sauge. Et c'était ça, cette odeur de sauge, qui l'avait remontée à la surface. La pierre froide fut la première chose qu'elle sentit. Ses yeux déjà ouverts fixaient un plafond obscur. Elle se redressa. Se passa une main dans le cou, essayant de soulager son corps endolori. Sa tête lui faisait un peu mal. L'odeur restait apaisante. Tous ces éléments s'imbriquèrent les uns avec les autres et elle tourna la tête dans tous les sens avec précipitation. Allen. Quelque chose avait dû se produire. Et c'était le cas. Une fille mal en point était aux côtés du jeune homme. Delphine se leva, rejoignant prudemment Allen. Si elle, ou l'un d'eux à l'intérieur, avaient fait ça à cette fille, mieux valait se montrer prudente. Elle ne devait pas lui faire peur.

- It's okay, essaya-t-elle de la rassurer, les deux mains levées pour montrer qu'elle ne lui voulait pas de mal. I'm not going to hurt you. Et puis merde, c'était plus grave que d'habitude. Aucune excuse n'expliquerait son comportement. Enfin, celui du précédent.
« part of the good ones », qu'Allen venait de dire. Autant l'expliquer tout de suite. Cette élève était certes en mauvais état physique – probablement choquée aussi – mais elle n'était sûrement pas débile non plus. Elle comprendrait. La compréhension était la première étape. Il fallait qu'elle lui fasse confiance. C'était le seul moyen pour qu'elle laisse Delphine tenter de réparer les dégâts. Et surtout, pour qu'elle-même puisse comprendre ce qui était arrivé.

- I'm Delphine, commença-t-elle. I'm one of eleven people trapped into Lorias' body. And I think you just discovered one more. But before we try and find out who it was, and contain that one, we need to make sure you're fine.
Elle essayait de se montrer rassurante. Elle espérait que son accent ne soit pas un obstacle.
Elle jeta un regard à Allen avant de revenir sur la fille. You can trust us. Il n'était pas vraiment question de ça, en réalité, même si c'était vrai. You have to. Because we need you too. We have to stop him or her, before it happens again.



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Allen Kalon
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Mer 18 Mai - 15:00



Do you know what pain is ?


feat Charlie


Elle ne le croyait pas. Et c'était normal. Il comprenait tout à fait qu'elle ne puisse pas lui faire confiance, surtout après ce qu'elle venait de vivre. Il ne cherchait pas à défendre la personne qui avait fait ça, il défendait Lorias. Car ce n'était pas sa faute, même si les circonstances l'accusaient. Charlie était énervée et Allen faillit se laisser lui aussi aller à la colère. Pas contre elle, ni contre Lorias d'ailleurs. Contre le véritable coupable, qu'il comptait bien découvrir ; contre le monde entier qui s'acharnait contre les deux jeunes femmes. Il était censé faire attention à Lorias, ou plutôt à ceux qui l'habitaient, pour empêcher que des événements de ce genre n'arrivent. Et ce qui le dégoûtait encore plus, c'était le fait que la victime avait été Charlie, pour qui il avait un minimum d'empathie, et non un des enfoirés qui auraient eu l'opportunité de découvrir ce qu'était l'acharnement, quand vous avez mal et qu'on continue de vous faire souffrir. Il ne pensait pas que quelqu'un puisse mériter ce mal plus que d'autres, mais certains en avaient déjà eu bien assez. Il avait le sentiment que Charlie avait eu sa dose de douleur auparavant. Peut-être parce que lui avait eu la sienne et que leurs visions du monde semblaient se rejoindre alors il imaginait qu'elle non plus n'avait pas eu une vie facile. Et ils n'étaient même pas tout à fait adultes. Encore un exemple de cet injuste acharnement.

- It is not her – commença-t-il en venant se poster devant elle. Elle vacillait et il craignait qu'elle ne tombe. Si seulement elle le laissait aider ! Peut-être que s'il parvenait à expliquer un peu mieux les choses, elle comprendrait et accepterait son aide. Mais encore une fois, les mots n'étaient pas ses plus fidèles serviteurs. Déjà qu'en temps normaux il partait rarement dans de longs discours mais là, expliquer ça... il passerait pour un fou. La situation était déjà bien assez folle de toute façon, alors il tenta une brève explication. She's not – il hésita, reprenant plus calmement – she's not herself. Il se sentait complètement idiot, dingue, à imaginer tout ce qu'il pourrait dire pour expliquer le phénomène. There are others. Inside of her. Ce n'était pas le moment, vraiment pas. C'était bien compliqué à expliquer et l'heure n'était pas aux histoires. Look, I don't know who did this. But I'm gonna find out. I won't let this happen again, I swear. Il cherchait à capter son regard. Pourvu qu'elle me croit, se répétait-il. Il avait l'impression de mentir, tant ça paraissait anormal, mais il ne disait que la vérité.

Il ne savait pas quoi faire, comment agir. Il hésitait encore à réveiller Delphine, car il ne voyait qu'elle pour gérer la situation. Non seulement elle pouvait expliquer avec assez de clarté ce qui se tramait au sein de Lorias mais en plus son accent était une preuve directe qu'une personne différente de la précédente contrôlait le corps de Lorias. Il se redressa, reprenant un peu d'assurance, et s'adressa à Charlie d'un air certain.
- I need you to trust me. You have nothing to fear from me, or her.
Il se tourna vers Pénélope, toujours allongée sur le sol à quelques mètres, et reprit sa baguette. Ils avaient convenus, avec Delphine, d'un moyen pour la faire surgir. Mais cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas utilisé. Il espérait ne pas se tromper. Il prononça quelques mots d'un latin maladroit et une odeur s'échappa de sa baguette. Une odeur de sauge se répandit dans l'air. Elle emplit rapidement la majorité de la pièce, pourtant vaste. Il rangea sa baguette et se tourna vers Charlie, lui adressant un regard qui se voulait rassurant. Il entendit bouger et se retourna pour voir Lorias se redresser doucement. Lorias, plutôt Delphine. Il reconnut ses mimiques.
- Charlie, dit-il, espérant ne pas l'effrayer. Elle pouvait bien voir que la fille à quelques mètres n'était pas la même personne que précédemment, non ? Pas le même comportement, pas la même façon d'être. This is Delphine. She's not – nouvelle hésitation, sa parole lui paraissait dérisoire – she's not the bad guy. She's... part of the good ones.
Par pitié... ne t'enfuis pas en courant... tu peux à peine marcher... Il savait d'ores et déjà que si Charlie choisissait la fuite, il serait obligé de la rattraper, quitte à l'endormir pour que Delphine puisse vérifier que rien de grave ne lui avait été fait. Grave... plutôt rien de pire que ce que son état laissait apercevoir. Allen ne pouvait simplement pas la laisser comme ça.



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Lun 4 Juil - 23:46


‘’But what's puzzling you
Is the nature of my game.‘’

Lorias&Charlie


Sous mes yeux ébahis, la jeune femme s’éveillait doucement, comme si elle sortait d’un rêve douloureux. Je me suis immobilisée, ignorant la présence d’Allen à mes côtés. Les nausées m’ont assailli, à nouveau, alors j’ai serré la mâchoire pour essayer de me contrôler. J’ai regardé la belle Serdaigle se relever, essayant de ne pas me ruer sur elle pour la tabasser. Je n’ai pas esquissé le moindre mouvement, ce qui était parfaitement extraordinaire pour moi : mon impulsivité caractéristique de mon syndrome semblait paralysée par un orage de sentiment dans lequel un dominait : la peur. J’avais l’intuition que j’étais sur le point de comprendre ce que je venais de vivre et pourtant je me débattais encore avec ma rage. J’avais envie de traverser la distance qui nous séparait aussi rapidement que possible pour rouer de coups la demoiselle. Qu’est ce qui me retenait ? Eh bien, j’étais simplement trop faible pour y parvenir. Mes jambes tremblaient sous mon poids, alors se mettre en mouvement relevait de l’impossible.
Elle s’est alors approchée, me facilitant sans doute la tâche.
Elle s’est approchée comme ça, tout simplement.
Elle s’est approchée et je ne lui ai pas sauté dessus pour la tabasser, bien au contraire, j’ai même reculé d’un demi pas, par reflexe.
Après tout, j’avais peut-être bien la mentalité d’un Serpentard et non le courage d’un Gryffondor, génial.

J’entendais à moitié Allen qui m’expliquait sans doute un tas de choses que mon cerveau n’était tout simplement pas capable d’analyser. Les informations arrivaient trop vites, trop nombreuses et je me sentais incapable de les assimiler. Tout cela représentait bien trop d’émotions en même temps, et je saturais. Lentement, mon corps et mon esprit essayaient de se remettre de mon agression. Elle ne faisait pas partie des mauvais. Je crois que je comprenais à moitié et même si l’attitude de la demoiselle avait changé, je ne pouvais m’empêcher d’être tendue, prête à exploser, à m’enfuir n’importe où. J’étais prête à effacer Allen de ma vie et à faire demi-tour en voyant la Serdaigle dans les couloirs. Je voulais occulter l’existence de ces deux personnes afin de préserver la mienne. Plus encore, je n’avais pas envie de m’encombrer avec les explications que je voyais venir. Qu’on me laisse tranquille, c’était tout ce à quoi j’aspirais. Bien entendu, ce n’a pas été le cas.

Et la voilà qu’elle levait les mains comme si je la menaçais avec une arme, quelle ironie. J’ai haussé les sourcils en entendant son explication tordue, et je me suis laissée approchée, aussi docilement qu’une hyperactive atteinte comme moi pouvait l’être. C’était absolument aberrant. Plutôt que de soigner la grave pathologie de « Delphine » et de ses autres compagnons, ses proches avaient décidé de la laisser vagabonder ? Même moi je trouvais ça absurde. « First, don’t get closer. » Ma voix était teintée d’une dureté que je ne me connaissais pas. « Both of you, let me breathe, give me some space. » Là, ma voix a avoisinée celle d’une personne complètement instable. « What the hell are you doing in Poudlard while you obviously belong in Ste Mangouste ? » Je crois qu’au fond j’avais terriblement envie de la vexer pour la voir s’en aller. Et puis j’en avais clairement rien à faire de la façon dont je m’adressais à elle, ou à eux en fait. « Lucky me, I just found a new imaginary friend of yours, have fun with him ! It looks like I won hell of a prize. » J’ai secoué la tête, avant de reprendre, en hurlant à moitié. « I have to trust you ? Do you realize how stupid you sound ? » J’ai ri un peu désespérément avant de cracher le reste de mon poison, telle la vipère que j'étais « How can you live with yourself… I though I was a mistake, well, I guess I’m not the worst, thanks for that. »
Au moins, il y avait plus atteint que moi.

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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Jeu 14 Juil - 0:00



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feat Charlie


Elle ne pouvait rien faire actuellement. Elle ne serait pas écoutée. C'était normal, en même temps, ce genre de réaction. Elle savait qu'elle ne trouverait pas de réponse ici alors elle glissa hors de la conscience, jetant un regard d'avertissement à Allen. Il fallait qu'elle repère les anomalies. Une nouvelle personne ne pouvait pas se cacher si longtemps et ne laisser aucune trace. Elle pensait que quelqu'un d'autre, l'un d'entre eux, prendrait sa place. Elle ne se doutait pas que celle qu'ils étaient censés protéger surgirait à ce moment-là.
C'était une drôle de pièce. Vraiment étrange. Sombre et lumineuse à la fois. Il y avait Allen, puis une autre fille. Je ne la connaissais pas. Elle avait pas l'air d'aller bien. Elle nous hurla de la laisser respirer. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'on lui avait fait ? Je ne la connaissais même pas. Je la regardai avec plus d'attention et remarquai ses marques. Du sang s'écoulait de son bras, là où était écrit « Sang-de-Bourbe ». Elle me hurla encore dessus. Je la regardais sans trop la regarder, le moins étrangement possible, parce qu'on me disait parfois que mon regard était trop insistant. Pourtant je regardais souvent les gens sans le savoir, mon regard se posait quelque part tandis que je rêvassais.  Elle était dure. Pas seulement en colère, mais dans tous ses états. Elle me disait que je devais pas être là, mais enfermée, à l'asile, seule. Je lui avais fait ça ? C'était pour ça qu'elle était méchante avec moi ? Je jetai un coup d'oeil à mes mains, y avait un peu de sang séché dessus. Pas grand chose, mais assez pour prouver que c'était bien moi qui l'avait blessée. Je levai de nouveau les yeux. Et Allen, qu'est-ce qu'il faisait là lui ? Il me fixait, il avait l'air inquiet, mais il ne faisait rien parce qu'il ne devait pas non plus savoir quoi faire. Et elle continuait. Elle parlait de mon nouvel ami imaginaire. Mais j'en avais pas de nouveau. J'avais que Miguel et Maria, et ils vivaient dans le parc. Ils n'aimaient pas le château. Elle enchaîna, j'avais le tournis. Je ne lui avais jamais demandé de me faire confiance, ou peut-être quand je dormais. Aucune idée. Parfois je faisais des choses en dormant mais je savais jamais quoi. Puis là c'était tout. J'avais mal au cœur, parce que j'avais encore fait du mal sans le vouloir, mais le vrai mal, celui qui fait vraiment vraiment très mal. Et je ne savais pas quoi faire. Je me tournai, je voulais pas pleurer mais je n'aimais pas voir les gens souffrir, encore moins par ma faute. J'allai ramasser ma baguette, trébuchai et me retrouvai à quatre pattes à la chercher parce que je l'avais envoyée plus loin sans faire exprès. J'étais un peu maladroite, c'était assez embêtant au quotidien. Je me levai et rangeai ma baguette pour ne pas la perdre à nouveau. Avant de partir, je m'arrêtai pour dire quelque chose qui ne changerait rien mais je pouvais pas partir comme ça.
- I'm sorry. Ma vue se brouillait, j'empêchais les larmes de couler, de déborder, je devais être plus forte que ça, même si ça me faisait vraiment mal de la voir dans cet état.
Je voulais dire autre chose mais les mots étaient coincés dans ma gorge. Je savais que j'étais une erreur, parce qu'il était vrai que j'aurais pas dû naître, mais j'y pouvais rien.
Je quittai la pièce, espérant avoir de l'air respirable dehors.



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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Jeu 14 Juil - 0:07



Do you know what pain is ?


feat Charlie


Allen était impuissant face à l'énervement de Charlie. Il aurait voulu savoir quoi faire pour améliorer la situation, mais il n'avait aucune idée de ce qu'il fallait faire quand votre cousine attaquait l'une de vos camarades. Et cette cousine, d'ailleurs, ne savait pas quoi faire non plus. Delphine lui fit signe qu'elle s'en allait et Allen redoutait l'arrivée du prochain. Alors que le corps de Lorias reprenait vie, Charlie commença à réagir plus violemment. C'était un mélange de colère et de peine, parce qu'elle devait avoir assez mal et être assez fatiguée. Allen constata la réaction de sa cousine. Ses bras auparavant croisés se décroisèrent quand il reconnut l'habitant. Elle était confuse, un peu perdue, cela ne changeait jamais vraiment, et prit comme des gifles les paroles de la Serpentard. Lorias. Ne manquait plus qu'elle apprenne ce qui s'était passé. Allen était déjà impuissant, mais il n'était pas aidé. La situation empirait.
Le dernier commentaire fut suffisant pour faire réagir Lorias. Elle ramassa sa baguette, bégaya une excuse qui serait certainement très loin de suffire et partit. Charlie ne devait pas savoir que ses paroles avaient été bien plus dures qu'escomptées. Et des deux, Allen ne savait pas qui était le plus dans la détresse. Il y avait Lorias, qu'il connaissait depuis longtemps, qui était une erreur infortunée – ce qu'on on n'avait pas cessé de lui répéter au fil des années – et pour qui aucun hôpital ne pourrait fournir l'aide dont elle avait besoin. Lorias avait grandi dans le monde Moldu, mais dans celui-ci sa magie risquerait d'être découverte, et à Ste Mangouste on ne pourrait traiter son cas. C'était un problème moldu, lié au monde Moldu, et non à la magie. Celle-ci ne pourrait rien pour elle. Puis il y avait Charlie, qu'il connaissait à peine. Allen l'avait classée dans la catégorie des gens appréciables, parce qu'il pensait vraiment qu'elle en était, sans plus en savoir sur elle. Il voulait l'aider, certes, mais elle ne voulait clairement pas de son aide.
- If you want some space, go to medical.
Il avait parlé un peu rudement, ce qui le surprenait toujours mais n'était pas si étonnant. Quand il ne savait plus quoi faire, il se renfermait sur lui-même. Il n'arrivait déjà plus à réfléchir. La situation le dépassait. Il commençait à penser qu'il aurait été préférable que Charlie prenne la fuite, parce qu'au moins elle ne serait plus dans cette salle mais ailleurs, croisant sûrement d'autres personnes dont elle aurait peut-être accepté l'aide. Car ici, il n'y avait que lui, et elle refusait son aide. La situation faisait resurgir de mauvais souvenirs au garçon. Des images de sa mère revenaient. Quand il la trouvait dans un état pittoresque et qu'il était seul avec elle. Avant même de savoir écrire, il avait appris comment réveiller quelqu'un d'un coma éthylique, l'alcool étant parfois mélangé à d'autres choses suspicieuses.
- I'll only leave you when you'll be fine, or in good hands.
Parce qu'il savait se montrer entêté. Du sang s'écoulait encore du poignet et de la joue de Charlie, pas en masse, mais assez pour donner envie à Allen de l'assommer et de l'emmener là où elle pourrait se faire soigner. Il n'était pas question pour elle de l'apprécier, mais de survivre bon sang ! D'autant plus qu'il ne savait pas ce qui avait bien pu lui arriver, doutant que les coupures aient été son seul supplice.


- I swear I'm gonna knock you out and get you out of here myself, for fuck's sake, yelling at her wasn't your priority ! You'll have all of your life to do it after you've been checked out !
Il avait essayé de ne pas s'énerver, mais il était difficile de se contenir quand les personnes autour de soi étaient sur les nerfs, et que c'était en partie de sa faute.

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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Ven 15 Juil - 12:55


‘’But what's puzzling you
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Lorias&Charlie


J’allais peut-être regretter mon éclat de rage, comme souvent, mais je ne pouvais pas me contrôler et à vrai dire, je n’essayais même pas. Tout ce dont j’avais envie c’était de ne plus jamais voir le visage de la Serdaigle, ou de bien l’amocher, j’hésitais encore. Il faut comprendre que j’avais été très peu élevé, je n’avais que les bases nécessaires mais en réalité mon comportement devait parfois plus s’apparenter à celui d’un animal sauvage qu’à un être humain civilisé. Etait-ce un mal ? J’en doutais sérieusement. Mes émotions, largement amplifiées, allaient me laisser épuisée, je le savais bien mais en attendant, je me battais contre moi-même pour retenir ces larmes montées si vite. Je regardais alors l’inconnue se retourner, tomber à quatre pattes de manière pathétique pour finalement retrouver sa baguette. Je sentais son changement d’attitude, bien entendu, je pouvais même concevoir que ça n’était pas la même personne que quelques minutes plus tôt mais comment pouvait-on me demander d’être alors rationnelle ? Déjà que mon tempérament pouvait s’avérer explosif, que le moindre changement dans mes habitudes pouvait me perturber au plus haut point, qu’une simple odeur trop forte pouvait me faire perdre mon sang-froid, qu’ordinairement l’extérieur m’apparaissait menaçant… Alors que pouvait-on espérer de moi suite à un tel traumatisme ? Il était bien utopique d’imaginer que je me calmerai si tôt les explications apportées. C’était tout simplement au-dessus de mes forces.

Je n’ai pas pu retenir un mouvement de recul quand elle s’est arrêtée à ma hauteur pour s’excuser. C’était bien beau, ça, ces belles paroles, ces excuses qui étaient censées apaiser mon cœur meurtri. C’était bien beau mais ça ne changeait rien. Je n’ai rien répondu, je suis restée silencieuse et je l’ai toisé avec animosité tandis qu’elle s’échappait de la pièce. Si ça ne tenait qu’à moi, et si j’avais eu les forces nécessaires, je l’aurai retenue, enchaînée à son tour et j’aurai attendu qu’elle soit prise en charge psychologiquement. D’accord, il était sans doute délicat pour un sorcier avec une telle pathologie d’être pris en charge à Ste Mangouste mais elle ne devait certainement pas être le seul être humain touché par ce syndrome, alors autant s’en occuper plutôt que de laisser un tel danger dans la nature.

J’ai froncé les sourcils en entendant les paroles absurdes d’Allen. Je me suis tournée vers lui, tout en essayant de contenir cet excès de rage et ce flot d’émotions qui me perturbait. « C’mon you must be kidding me. » Ma voix était basse, je ne me suis mise à hurler qu’après, sans même essayer de contenir cette énergie débordante. « Now you’re telling me what’s my priority ? » J’ai fait un pas dans sa direction, et j’ai senti ma tête devenir lourde : le monde tournait. Après quelques secondes j’ai retrouvé mon équilibre et je lui ai fait face. « You wont touch me, knock me out or whatever, understood ? I can take care of myself. » J’étais épuisée, mon excès d’énergie prenait fin : je devais sortir d’ici. Seule. « Don’t you have anything better to do ? Don’t you want to stop your crazy girlfriend and her cute little imaginary friends ? » Parfois, lorsque j’étais confrontée à cette nature humaine qui me dépassait et me dégoutait, je devenais sans doute la pire des connes. Mécanisme de protection, sans doute. Je me renfermais, et laissais la menace extérieure me frôler : de cette façon, elle ne me touchait pas. « Oh but don’t worry for her, I wont reveal her little secret. And even if I do, nobody will believe me I know that for sure. » Je lui ai adressé un sourire forcé et j’ai avancé comme je le pouvais vers la sortie. Je devais gérer mes nausées et mes vertiges ce qui, bien entendu, rendait ma fuite bien pitoyable. Bien entendu, il avait raison je devrai aller voir quelqu’un pour me soigner, mais dans l’immédiat je me construisais en totale opposition par rapport à Allen. C’était stupide, mais c’était ainsi. Le seul moyen qu’il avait pour que je l’écoute était de me rattraper, et j’espérais sincèrement qu’il ne le fasse pas.

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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Ven 15 Juil - 19:42



Do you know what pain is ?


feat Charlie


Il la comprenait, et c'était peut-être ça qui rendait la situation aussi difficile pour lui. Il aurait sûrement réagi comme elle, si une inconnue s'en était prise à lui. Mais pas si ça avait été Lorias. Parce qu'il aurait su quoi faire. Il connaissait assez de tours pour la rendre inoffensive, ou la ramener à elle-même. Il aurait dû être la cible, pas Charlie. Il était de sang moldu aussi, non ? Il aurait pu être la victime. Il aurait préféré que les choses se déroulent ainsi. Mais c'était plus simple de s'en prendre à quelqu'un d'une carure similaire, quiconque avait pris le contrôle du corps de Lorias avait dû le savoir. A moins que le bourreau n'ait une plus grande préférence pour les jeunes femmes, et alors il était pire que ce qu'Allen pensait. Pire ? Pouvait-on au moins faire pire ? Il préférait ne pas y penser. D'autant plus que c'était sur lui qu'elle hurlait, à présent. Elle vacillait, mais continuait d'affirmer qu'elle n'avait pas besoin d'aide.
- You're so independent you almost got killed, but you're right, you can take care of yourself, s'énerva-t-il avant de commencer à regretter ses paroles.
Elle continuait. Et même s'il savait que son état entraînait ses paroles, il ne pouvait calmer ses nerfs. Entre elle et Lorias, il ne savait plus quoi faire pour améliorer les choses. Il voulait toujours aider tout le monde, mais la preuve était là : il ne pouvait même pas sauver deux personnes. Dont une qu'il aurait dû surveiller, d'ailleurs. Il n'était même pas apte à cette simple tâche.
- Anything else would probably be better of doing than trying to help you, cracha-t-il, aveuglé par la colère qui l'étouffait depuis son arrivée dans cette salle. Il essayait de la contrôler, il n'avait pas fait tant d'effort pour exploser à nouveau aujourd'hui. Next time we meet, you'll tell me. What would you do ? Son ton n'était pas moins dur, bien qu'un peu moins agressif. What would you do if the only family you had left was like her and you'd seen doctors try plenty of their stuff on her, making things even worse than this, would you lock her in a room and let her die ? She's not the one who did this to you, and whoever did, I'll catch the bastard. Sans s'en rendre compte, il se mit à parler plus fort, son ton proche du hurlement. You know what ? Hate me ! Hate the world if you like it ! Hate everyone who will ever try to help you ! I don't care ! Next time something happens to you, I'll let you take care of yourself, since you seem to do it so well. 
Elle prenait la sortie. Il devra emprunter la même. Alors quoi, il attendait que Madame traverse quelques couloirs pour avoir le chemin libre ? Avec un peu de chance, il pourra sortir d'ici la semaine prochaine. Qu'est-ce que ça lui coûterait, de le laisser l'aider ? Un dixième de prétendue fierté? Combien de chances avait-elle de s'évanouir avant la porte de l'infirmerie ? Ou même avant de croiser quelqu'un, alors que le dîner n'était pas encore terminé ? Et puis, avait-elle au moins sa baguette ? Il n'avait pas fait attention. Et s'il l'avait fait, il n'en était plus certain. La peur infâme vint contrer la colère. La peur que ça recommence. Que la personne soit là, en face de lui, sur ses deux jambes, et que l'instant d'après, elle soit plus là. Du tout. Sans aucune possibilité de retour, parce qu'elle était partie trop loin, là on ne pouvait pas la récupérer. Allen détestait avoir peur. Il se concentra sur la colère, car il estimait qu'il avait eu assez peur dans sa vie et qu'il devait toujours se montrer courageux. Il voyait Charlie s'éloigner lentement, avec difficulté, et son esprit lui dit qu'il se fichait totalement de ce qu'elle pouvait bien penser, et de ce qu'elle penserait par la suite. Allen voulait simplement mettre fin à cette scène au plus vite. Il la rattrapa d'un pas vif, sans un mot, et la prit. Elle pouvait bien hurler, se débattre, il s'en fichait totalement. Il la déposerait, et il disparaîtrait.


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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Sam 16 Juil - 20:03


‘’But what's puzzling you
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Lorias&Charlie


Oh, j’avais conscience d’être un peu ridicule, et à cet instant précis, je n’en n’avais franchement pas grand-chose à faire. Et de toutes les manières, comparé à ce qui venait de se dérouler, ça n’avait pas grande importance, du moins en étais-je persuadée. Enerver Allen n’allait pas m’empêcher de dormir et surtout, je crois que sa colère se reflétait sur la mienne, l’amplifiant un peu plus si c’était seulement possible. Ce qui à la base était un simple agacement pour le jeune homme semblait s’être mué en vrai énervement. Tant pis, je n’allais pas me gratter la tête à l’envers pour savoir comment apaiser ce pauvre enfant. Je n’avais ni l’envie ni la force de faire des efforts pour plaire à chacun et par-dessus tout j’avais besoin d’un grand bol de solitude. « Oh, piss off, Allen. » répondis-je soudainement épuisée par tout ça. D’accord, j’étais peut-être un peu prétentieuse quand j’assurais pouvoir vivre seule mais d’un autre côté, il sous entendait que j’étais censée m’attendre à me faire agresser par une folle au sein de mon école ? Bien sûr, qui ne se préparait pas à ça dans sa vie ?

Je l’ai laissé cracher son venin tout en avançant vers la sortie, consciente que j’avais provoqué sa soudaine haine. Inconsciente en revanche de laisser ma baguette dans cette salle cauchemardesque. Je m’en suis rendue compte avant de sortir, j’ai rebroussé chemin pour aller m’en emparer sous les cris d’Allen qui m’expliquait qu’elle était sa seule famille. En temps normal j’aurai sans doute était très touchée par la détresse de cette famille que je pouvais percevoir. Mais à cet instant, je crois que le chaos de mes pensées me paralysait. Je ne pouvais sans doute pas le blâmer pour la façon dont il gérait la situation avec la Serdaigle, je n’étais pas mieux avec mon père mais au moins la seule personne pour qui il était dangereux c’était lui-même.
Et éventuellement pour moi mais ça c’est une autre histoire.

« What do you want me to do ? Feel sorry for someone who just attacked me ? » Peut-être que je donnais l’impression d’être profondément égoïste mais ça non plus ça n’avait pas grande importance. J’étais épuisée, aussi avais-je cesser de hurler. « Well maybe you should let me take care of myself since I never asked for your help. » J’ai à moitié grogné en m’éloignant lentement. Ce n’était pas une question de fierté, peut-être plus de cohérence. J’avais à moitié conscience de mon état, j’étais complètement perturbée, apeurée, j’essayais simplement de m’en sortir. Et je n’avais confiance en aucun être humain à cet instant. Je pensais même éviter l’infirmerie pour que personne ne me touche.
Bien entendu, musclor en a décidé autrement.

Il m’a attrapé alors que je ne l’ai même pas entendu se rapprocher. Complètement perdue dans ma rage et engluée dans ma fatigue, j’essayais de gérer correctement mes changements d’humeurs favorisés par un contexte unique et surtout, je me faisais violence pour apaiser ces émotions qui m’abattaient. Je n’ai même pas hurlé, je l’ai encore moins frappé. « What’s wrong with you, what don’t you understand when I say leave me alone ? » J’ai grommelé, trop fatiguée pour être véritablement énervée. Je ne me suis pas démenée, méfiante, j’étais complètement tendue alors qu’il m’emmenait je ne sais où. Je n’avais qu’une envie :
Qu’on me laisse tranquille, le monde entier me dégoûtait.

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Allen Kalon
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Dim 17 Juil - 16:55



Do you know what pain is ?


feat Charlie


Elle ne se débattit pas, probablement car elle était trop fatiguée pour le faire. Ou alors, elle savait que c'était peine perdue. Allen ne comptait pas lâcher l'affaire. Il en avait par-dessus la tête de ces histoires, auxquelles il n'avait d'autres choix que de s'inclure, parce qu'autrement, qui le ferait ? Qui sortirait Lorias du pétrain ? Elle avait beau avoir quelques personnes débrouillardes constamment avec elle, ce n'était pas toujours suffisant. La preuve était là. Mais d'un différent point de vue, il n'avait aucune responsabilité dans ce qui s'était passé, et la colère le laissait penser que ce n'était pas de sa faute. Ils ne partageaient pas le même sang, et par conséquent Allen n'avait pas le pouvoir de la faire interner, que ce soit dans le monde moldu ou dans le monde magique. Même s'il savait bien que s'il avait pu, il ne l'aurait jamais internée. Elle n'avait pas sa place dans un hôpital psychiatrique où seule la drogue aurait tenté de résoudre ses problèmes. Et par ailleurs, jusqu'ici, il n'était jamais arrivé une chose aussi grave. Personne n'avait su que le corps frêle de Lorias abritait un monstre pareil.
Malgré ses tentatives de conviction, Allen ne put parvenir à apaiser sa culpabilité. Son esprit était trop occupé, aussi quand Charlie lui adressa vaguement la parole, il n'alla pas chercher sa réponse bien loin.

- I don't understand anything, I'm an idiot.

Il avait d'abord pensé à l'emmener à l'infirmerie, mais l'idée ne lui semblait pas la meilleure. Que dire quand on lui demanderait ce qui s'était passé ? C'était quand même un cas assez sérieux, et il se voyait mal mentir. Il ne pouvait pas dénoncer Lorias mais il ne pouvait pas non plus faire accuser quelqu'un d'autre. C'est pour cette raison qu'il avait fait appel à Delphine, mais celle-ci était partie. Il n'avait plus vraiment de choix. Il s'arrêta dans des toilettes inoccupés. Il ne réfléchissait plus. Il posa Charlie, prit son bras et le passa sous l'eau, le fixant un instant avant de le lâcher. Le sang rincé, la coupure avait l'air normale. Pour ce qu'il en connaissait, en tout cas. Eh bien, si elle n'était pas empoisonnée, tout allait bien, maugréa-t-il mentalement. Charlie avait surtout l'air fatiguée, mais pas mourante. Pour ce qu'il en savait, encore une fois. Et de toute façon, il n'était pas médecin.
- Don't pass out in here, asséna-t-il avant de se tourner vers la sortie. Il se dit qu'elle ne devait rien avoir de plus grave physiquement que ces coupures, et il espérait ne pas avoir tort. Mais la frustration faisait monter la colère, car il avait conscience de son inutilité. Alors, il n'avait qu'à partir. Et si Charlie venait à disparaître, et bien, il la retrouverait encore. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait de sa vie, mais pas mourir par sa faute – ou celle de Lorias qui était pour lui un peu la sienne aussi. Not that I care, lança-t-il sans se retourner avant de passer la porte.


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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Do you know what pain is ? ► Charlie   Jeu 21 Juil - 22:29


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Je me laissais faire, sans un mot. C’était à croire que la fatigue et la lassitude me rendaient complètement docile. J’ai levé les yeux au ciel en entendant sa réplique : je l’ai trouvé aussi ridicule que puérile mais j’ai gardé le silence. J’avais envie que tout cela se termine et ce n’était sans doute pas en me débattant et en hurlant que ça allait aller vite. J’ai donc laissé Allen me porter sans savoir où j’allais. D’accord, vu ce qui venait de m’arriver c’était plutôt inquiétant et inconscient de ma part mais j’ai choisi de lui faire confiance. Ou du moins d’essayer. J’étais tendu, chaque muscle de mon corps se contractait sans que je puisse faire quoi que ce soit. J’étais comme pétrifiée. Et je me sentais sale, terriblement sale. Entre le sang qui s’écoulait encore de mon bras, celui qui avait séché, la sueur qui s’était écoulée le long de mon dos… Bref, tout ce que j’avais vécu récemment me donnait l’impression d’être parfaitement dégueulasse. Et ce n’était sans doute pas qu’une impression.

En tout cas, je me rendais quand même compte que nous n’allions pas à l’infirmerie. Ce n’était pas du tout le chemin, ce qui aurait dû m’apeurer davantage. Mais je crois que ce n’était pas possible. Mon corps était au bord de la rupture et psychologiquement ça n’était pas franchement mieux. J’ai reconnu les toilettes, je me suis laissée faire, encore. A moitié endormie je me rappelle m’être demandée ce qu’il comptait faire. L’eau a coulé sur mon bras, et j’ai à peine eu cette sensation. J’étais dans une sorte d’état second, sans doute en état de choc. Après la terrible colère qui m’avait agitée, le contre coup n’en n’était que plus violent. J’ai grogné une réponse incompréhensible à son dernier avertissement et puis, j’ai sombré.

Je me suis réveillée un peu plus tard, sans vraiment savoir combien de temps je m’étais évanouie. Je me suis levée avec difficulté, en m’appuyant sur le lavabo. La bouche pâteuse, la tête en vrac. J’ai soupiré longuement avant de me pencher pour boire de nombreuses gorgées. Je me suis ensuite redressée, non sans difficulté. Je ne savais pas quand exactement mais je savais que mon crâne allait exploser à un moment. J’ai rejoint mon dortoir sans trop savoir comment ni en combien de temps.
Enfin, je me suis laissée tomber sur mon lit pour sombrer dans un sommeil terriblement agité.
Au moins, tout était terminé n’est-ce pas ?

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