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 Flashblack › a one-way date › ft. Alec

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Altaïr O. Nott
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MessageSujet: Flashblack › a one-way date › ft. Alec   Mar 3 Mai - 18:25



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ft. Alec O. Fawkes




Flashback › Mars 2015

Alec. 
Qui était donc Alec ? Avant sa sixième année à Poudlard, Altaïr n'aurait su le dire. N'y voyez rien de particulièrement hostile, c'est juste que le rejeton Nott ne voyait pas l'intérêt de s'encombrer d'informations aussi futiles ; connaitre les noms des autres élèves de sa propre maison était déjà un calvaire suffisant, alors ce n'était à ses yeux franchement pas la peine de chercher à répertorier ceux des autres. Il n'avait rien d'un foutu registre, et sa vie se portait très bien de cette manière.
Façon solitaire, limite sectaire. 
Il n'aurait sans doute jamais eu vent de l'existence du jeune homme si un matin de janvier, l'un de ses comparses Serpentard ne lui avait pas foutu un coup de coude, l'air goguenard. Un rictus railleur, et celui-ci lui désigne une direction d'un coup de menton.

- Le Gryffondor, là-bas. Il te mate. 

Lentement, Altaïr avait pivoté la tête vers l'arrière. Et bien que l'intéressé s'était empressé de détourner immédiatement le regard, le Serpentard aurait juré le voir piquer un fard. Faut dire que la discrétion n'était pas son fort, type pancarte qui clignote, ou appels de phares.
C'était un garçon brun, aux yeux sombres et aux lèvres ourlées. Inconnu au bataillon. Du moins, jusqu'à présent. Parce que définitivement, Altaïr ne pouvait pas laisser passer une telle occasion.
Ne nous méprenons pas ; le rejeton Nott n'avait jamais éprouvé aucune attirance pour les garçons. Ni de près, ni de loin. Sans être cependant intolérant comme la plupart de ses congénères du même acabit, il ne trouvait aucun intérêt à la raillerie dans ce genre de situation. En revanche, il y voyait une superbe façon de s'extirper de l'ennui terrible dans lequel il s'enlisait impitoyablement. Une sorte de passe-temps, d'amusement. Cruelle façon d'envisager les choses ? Aucun doute là dessus ; mais justement, Altaïr n'était pas un enfant de choeur. Sans pitié, presque sans cœur. Façon détraqueur.
Alors il n'avait pas ricané, comme ses comparses s'attendaient sûrement à ce qu'il le fasse. Non, il avait lui souri ; juste à demi, mais c'était suffisant. Tout juste encourageant, redoutablement ambigu. Cruel serpent.
Il savait jouer de son visage, de ses expressions. À l'époque de l'enfance, ça avait été l'une de ses premières leçons ; tout contrôler, rien laisser s'échapper et tout fermer à clef. N'autoriser à transparaître que ce qui sert, toujours en vue de manipuler l'autre, de lui faire croire à ses bonnes intentions. Abuser son attention.

- Qu'est ce que tu fous, Nott ? Avait lancé un autre Serpentard, l'air perplexe.

En se retournant vers eux, Altaïr était resté silencieux. Seulement, un minuscule sourire avait relevé la commissure de ses lèvres alors qu'il buvait une gorgée de jus de citrouille, infiniment plus éloquent que le plus long des discours. S'ils étaient sceptiques quant à sa réaction ce n'était pas son problème ; un prince a d'autres choses à faire que d'exposer ses plans de bataille à sa cour.

Les semaines qui avaient suivi, il avait pu intercepter d'autres regards, d'autres signes d'attention de la part du jeune Gryffondor ; et bien loin de les ignorer, il y avait répondu. Pas vraiment clairement, tout juste assez pour laisser planer une sorte de non-dit permanent, de faire croire à son intérêt. Intérêt bien sûr inexistant, ça va sans dire.
C'était justement ça le pire, dans l'attitude d'Altaïr ; rien de ce qu'il faisait n'était assez ostensible pour qu'on puisse penser à se méfier. Et pourtant. Il était précisément le genre d'individus contre lesquels mettent en garde les parents, de ceux dont l'âme est noircie, qui se complaisent dans le tumulte.
À croire qu'Alec Fawkes n'avait pas assez écouté les adultes.

Et finalement, le piège s'était refermé. Le Gryffondor s'était décidé, avait pris son courage à deux mains, et lui avait adressé la parole. Triste destin.
Car si le Serpentard savait comment se faire haïr, il savait tout autant comment se faire apprécier, quel ton de voix utiliser, comment charmer les esprits à coups de sourires.
Altaïr. Esprit noir, sans place pour le moindre repentir.
C'était dommage, au fond ; objectivement, Alec était un garçon sûrement sympathique, drôle, souriant, il en convenait. Sûrement aurait-il même pu l'apprécier réellement, si la vie ne l'avait pas forgé tel qu'il était. S'il n'avait pas appris à systématiquement mépriser la presque totalité du monde, à ne s'intéresser réellement qu'à lui même. S'il n'avait pas vu les autres comme ses sujets, s'il avait un jour été de ceux qui aiment. Pas de ceux qui s'aiment.
Seulement, l'heure n'était pas aux suppositions, mais à la manipulation.
Justement, Alec lui avait proposé un rendez-vous, qu'il s'était empressé d'accepter ; profitant d'une sortie mensuelle à Pré-Au-Lard, ils pourraient enfin avoir le loisir de se retrouver seuls – occasion inespérée. Pas de la même façon, cependant ; pour Altaïr, c'était surtout une excellente façon de mettre fin au jeu qu'il entretenait depuis des semaines, de finir la chose sublimement.
Sauf que pour le rejeton Nott, beauté rimait toujours invariablement avec cruauté.

Le voilà qui se tient au lieu de rendez-vous, devant les Trois Balais ; dantesque, tentant, posture tranquille et air nonchalant. Il attend. Et lorsqu'il voit la silhouette d'Alec s'approcher, son regard gagne cette lueur si particulière juste un instant ; étincelle féroce, de celui qui sait par avance ce qu'il va se passer, qui se délecte à l'idée de détruire, de briser. Car il le sait, l'histoire ne peut avoir qu'une seule fin. Une fin infâme, parce qu'aux comédies, il a toujours préféré les drames.  
Les drames, et les larmes.
Alors que le jeu commence, et puisse t-il être dépourvu de la moindre clémence.
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Alec O. Fawkes
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MessageSujet: Re: Flashblack › a one-way date › ft. Alec   Mar 3 Mai - 22:04




There is no happy ending in real life.



feat Altaïr O. Nott

FLASHBACK - MARS 2015

Non mais franchement quelle idée t'as eu ... Craquer sur un beau sang-pur Serpentard. T'espérais vraiment que toi, petit né-moldu homosexuel de la maison Gryffondor, allais lui plaire ? Bien sûr que non. T'es quand même pas si con. Seulement voilà, les sentiments ça se contrôle pas et t'as pu t'empêcher de le regarder encore et encore, tombant sous son charme à une vitesse folle. En même temps, entre son teint pâle et ses cheveux blanc, ses yeux clairs et ses lèvres pulpeuses, sa posture droite et son petit air hautain - C'est pas comme si tu pouvais résister bien longtemps. Après tout t'es juste un être humain.
Alors comme tout adolescent de 16 ans qui se mange un crush dantesque sur un type inconnu, tu t'es contenté de l'observer de loin. T'as cherché quelques informations sur lui le plus discrètement possible et même si le tableau qu'on te dressait de l'enfant Nott n'était pas glorieux, tu pouvais pas t'empêcher de continuer à tomber sous son charme de mec mystérieux. Après tout, sûrement qu'on exagérait un peu : Altaïr ne pouvait pas être si affreux, tu refusais d'y croire. Il devait bien y avoir un cœur sous cette couche d'indifférence, là quelque part. Pas que tu t'imaginais être celui qui le découvrirait, mais à tes yeux, c'était impossible de vivre sans aimer.    

Tu sais pas pourquoi t'as continué de le mater chaque matins de la même façon, assit presque en face de lui, mais lui te tournant le dos. T'aurais aimé passer à autre chose, craquer sur un mec de ta maison, avoir une relation facile en quelque sorte. Mais à croire que tu sais pas faire ce genre de choses. A croire que tu sais pas faire simple. Déjà aimer les hommes, ça te facilite pas la tâche. Le truc c'est que t'y peux rien, t'es né comme ça, tu pourras jamais changer à ce point là.
Et t'aurais franchement crû qu'il s’intéresserait jamais à toi, que tu resterais dans ton coin à te pisser dessus chaque fois que tu croiserai sa route - Jusqu'à ce qu'il te regarde pendant un repas. Comme d'habitude t'étais perdu dans tes pensées, tes yeux noirs rivés sur lui et à moitié caché derrière ton chocolat chaud, lorsqu'il s'était retourné pour te regarder. Forcément t'as immédiatement rougit comme un foutu pré-pubère amoureux, détournant le regard pour faire genre " Non mais non c'est pas ta merveilleuse gueule que je fixais, je le jure."
Malheureusement pour toi, Altaïr t'avait bel et bien cramé ... Et pour le coup, t'allais vraiment te faire enculer.  

Et ce con, il a vraiment réussi à te faire croire que l'attirance était réciproque. Peut-être que t'aurais dû ouvrir les yeux et être un peu plus réaliste, mais t'as franchement pas pensé que ce type pouvait être aussi cruel. Après tout, c'était quoi l'intérêt de te faire mariner pour rien, hein ? S'il voulait pas de toi, c'était rien. T'aurais continué de baver un peu sur lui, puis tu serais finalement passé à autre chose. Là le but, c'était juste de te faire souffrir un coup. De s'amuser de ta détresse, de prendre du plaisir dans ta déception.  
Parce que le pire, c'est que t'étais vraiment heureux, qu'il accepte ton rendez-vous. Un vrai Poufsouffle énamouré, voilà ce que t'était. Faut dire que c'était presque trop beau pour être vrai.

Le jour J, t'as même essayé d'être beau. T'as attaché tes cheveux et sorti tes plus beaux vêtements moldus. Certes Altaïr est un sang pur, mais tu l'as déjà vu porter des vêtements parfaitement normaux. Puis de toute façon, les vieux idéaux tout pourris contre les né-moldus, c'est fini non ? Plus personne ne pense vraiment comme ça, n'est-ce pas ? T'espères, parce que sinon t'es un peu dans la merde, autant l'admettre.
T'arrives quelques minutes en retard au lieu de rendez-vous, mais t'espères sincèrement que ton sourire éclatant te fera pardonner. Après tout c'est pas ta faute, t'as hésité 15 minutes entre deux pulls quasiment identiques. Fallait que tu sois beau, fallait que tu sois parfait.
Tu agites ta main pour le saluer en avançant vers lui, sautillant un peu pour aller plus vite. T'as du mal à croire que ce type ait accepté un rendez-vous avec toi et t'avoue, tu sais pas trop quoi penser de tout ça.

— « H-Hey ! Pardon j'suis un peu en retard ... T'attends pas depuis trop longtemps j'espère ? »  

La scène te semble un peu clichée et plus les minutes passent, plus t'as un mauvais pressentiment qui te dévore l'esprit. T'essaies d'ignorer ton don et les signes qui en découlent mais tu commences presque à regretter d'avoir osé.
Enfin tant pis, maintenant t'y es. Puis avec de la chance, tu te fais juste des idées.

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Altaïr O. Nott
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MessageSujet: Re: Flashblack › a one-way date › ft. Alec   Mer 4 Mai - 12:06



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nightmare »

ft. Alec O. Fawkes




Le protocole, il le connaissait. D'abord, mettre en confiance, passer pour quelqu'un d'avenant. Mais pas trop, cependant ; après tout, il était un Serpentard, Sang-Pur de surcroît, alors il lui fallait rester tout juste assez distant pour qu'il le croit. Sourire, aussi. Contraindre les muscles de ses lèvres à s'étirer, eux qui restaient habituellement de marbre, ankylosés. Et plus généralement arborer ce sublime masque de charme, son meilleur atout, sa plus grande arme.
Tout était toujours infiniment contrôlé, chez Altaïr, rien n'était laissé au hasard ; il savait que c'était la seule façon d'arriver à ses fins, de laisser croire à sa crédibilité vis à vis de son auditoire. Mais au fond, il se demandait toujours comment diable Alec pouvait ainsi se laisser abuser de cette façon. Non mais franchement, pendant cinq secondes, réfléchissons ; il était Serpentard, lui Gryffondor. Lui Sang-Pur, et Alec Né-Moldu. L'histoire était franchement tordue. Ajoutons à ça qu'il était notoire qu'il avait toujours méprisé les sangs impurs, et que les fréquenter consistait pour lui en le pire des parjures, pour sa lignée la pire des injures. Vous y êtes ? Ça ne tenait pas debout, pas du tout. Et pourtant, le jeune Fawkes marchait ; pire, il courait – enfin sautillait, en l’occurrence. Sublime d'ignorance.
Le voilà qui s'approche, tout sourires, peut-être un brin gêné, un peu désolé. Il ne suffit que d'un coup d'oeil pour le constater : il a fait un effort pour se préparer, pour lui plaire. Et au fond de lui, si Altaïr regrette cette naïveté, il en jubile, terrible adversaire. Parce qu'il sait que la chute sera d'autant plus lourde et douloureuse. Affreuse.
Comme il était agréable d'être dans cette posture, brillant d'imposture ! D'être le seul au fait de la mascarade, le joueur d'échec qui déplaçait le pion à l'envi sur les cases de ses désirs. Dans le registre du jeu et de la cruauté, on avait difficilement fait pire qu'Altaïr. Sale gosse. Gamin féroce, franchement atroce. De ceux qui rebutent autant qu'ils attirent.
Qui assassinent par leurs sourires.

- C'est pas grand chose, Alec, t'en fais pas. Et puis on a toute l'après-midi.

La voix est grave, juste ce qu'il faut de rassurante, avec un arrière goût d'irréel. Trois fois trop belle.
Habituellement, ses prunelles de Nott sont orageuses, peu avenantes ; mais pour lui, juste pour lui, elles deviennent presque espiègles. Perçantes. Regard d'aigle.
Il lui adresse un demi-sourire, hausse les sourcils, désigne le bar d'un mouvement de menton.

- On va boire une bièraubeurre ? Ça ne devrait pas être trop rempli, tout le monde est à Zonko ou Honeydukes.

Un hochement de tête, un sourire, Alec paraît aux anges. Peut-être un peu tendu, un peu nerveux, mais rien de sérieux. Pour l'occasion, Altaïr a même enfilé des fringues moldues ; non pas que la chose soit gênante pour lui – parce qu'après tout, il lui arrivait parfois d'en mettre – mais il avait espéré que la chose mettrait Alec à l'aise. Et à en juger par son propre accoutrement, il sut qu'il avait sûrement visé juste.
Ils entrent, l'un derrière l'autre. Au fond du bar, deux Serpentards. Bien sûr qu'ils paraissent surpris – après tout, Nott ne leur a rien dit. Il n'a jamais été du genre à se confier, et puis ce qu'il le fait, il ne le fait pas pour partager une bonne blague avec ses amis. C'est pour lui, juste pour lui. Juste pour s'extirper de l'ennui, car pour vivre, il se doit de nuire. De détruire.
Mais si Alec jette un regard un peu incertain aux deux confrères d'Altaïr qui les dévisagent de loin, ce dernier ne leur adresse pas même un gramme d'attention. Il ne leur doit rien, et surtout pas d'explications.

- Je vous sers à boire, les garçons ?

Jenna, la fille de l'autre Rosmerta, est du genre jolie. S'il avait suivi ses instincts, sûrement son regard se serait-il égaré distraitement sur ses courbes ondulatoires. Sauf qu'aujourd'hui, Altaïr joue le personnage de celui qui est attiré par les garçons. Non, juste par Alec même, à la réflexion. Alors pas question de lui accorder trop attention. D'ailleurs, il ne la regarde qu'à peine, et hausse les épaules.

- Une bièraubeurre, pour moi.

Et tendis que le Gryffondor passe sa commande à son tour, le rejeton Nott appuie distraitement son menton sur sa paume de main. Son regard clair s'accroche alors au sien, comme l'araignée tisse sa toile et ses liens.
Attrapé, Alec. Attrapé au creux de ses prunelles claires, enfermé, emprisonné. Prêt à être dévoré par l'apollon satanique qui arbore pourtant cet air si innocent, si séraphique.
Saleté d'araignée.

- Parle-moi un peu de toi, je me rends compte que j'en connais vraiment trop peu sur toi et... Tu m'intrigues.
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Alec O. Fawkes
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MessageSujet: Re: Flashblack › a one-way date › ft. Alec   Mer 4 Mai - 22:25




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feat Altaïr O. Nott

FLASHBACK - MARS 2015

Tous tes doutes s'envolent dès qu'Altaïr ouvre la bouche. Sa voix est grave, douce. Il te met à l'aise en quelques secondes à peine et tu oublies que tu n'es qu'un pauvre né-moldu de rien, se tenant aux côtés d'un Sang-Pur cruel et mesquin. Pourtant tu devrais fuir en courant, t'échapper pendant que tu en as encore le temps. Malheureusement, t'es trop con, alors tu restes là. A le regarder avec de grands yeux brillants, captivé par son visage parfait et ses traits fins. En même temps, tu penses pas que quelqu'un puisse être cruel à ce point. A quoi bon perdre son temps avec une personne si c'est pour simplement se moquer d'elle ? La mettre plus bas que terre ? Quel est l’intérêt d'agir ainsi ? Tu t'es toujours dit que les gens comme ça, ça n'existaient pas vraiment. Que c'était juste des personnages dans des histoires, créés pour être détesté. Qu'après la guerre, les gens avaient appris à être plus ouverts, plus gentil.  - Visiblement, tu te trompes sur toute la ligne.
Tu lui souris en guise de réponse, de ton plus beau sourire éclatant.  Celui qui est aussi brillant qu'un soleil d'été. Celui qui ferait fondre n'importe qui. - N'importe qui, sauf lui.
T'hoches la tête alors qu'il te propose d'entrer à l'intérieur, rêvant de la chaleur des Trois Balais pour te réchauffer. Même si la journée n'est pas dégueulasse, mars est loin d'être le mois le plus chaud de l'année. Surtout que tu es du genre frileux, un vrai Gryffondor adorant l'été et la chaleur, grimaçant devant l'hiver et son froid glacé.
Vraiment, plus tu y penses, plus tu te dis que t'as rien à faire avec lui. Toute cette histoire n'est que pure folie.

Tu entres dans le bar et souffle un coup, tes joues froides brûlant à cause de la chaleur soudaine. Tu frottes un peu tes mains pour les  réchauffer et fronce les sourcils en apercevant deux des amis d'Altaïr au fond de la pièce. T'essaies de te dire que ce n'est qu'une coïncidence, mais le doute recommence à te dévorer.
Pourtant, Altaïr ne leur lance même pas un regard et t'entraînes près du bar sans plus attendre. Tu le suis sans un mot, continuant de lancer des œillades aux deux vert et argent, craignant le pire. Ton instinct te hurle à nouveau de fuir, d'oublier ce type et de partir. Mais maintenant que tu es là, maintenant qu'il ne regarde que toi, tu as envie d'y croire. Juste un peu, tu veux voir où cette histoire vous emmène. Tant pis si tu souffres, tu l'auras cherché. T'aurais dû réfléchir et ne pas venir, fin de l'histoire.
Tu commandes ta bièraubeurre après avoir calé ton cul sur un tabouret. T'es un peu stressé, parce que tu fais face à ton crush et que t'as envie de lui plaire. Tu stresses aussi parce que t'as cette peur dévorante qu'une merde arrive, même si tu continues de fermer les yeux sur l'évidence.

La boisson arrive rapidement entre tes mains et après avoir trinqué, tu bois une longue gorgée histoire de gagner un peu de courage. Tu clignes des yeux alors qu'il te demande de parler de toi et tu réfléchis quelques instants à ce que tu pourrais bien lui dire. Tu veux être assez intéressant sans pour autant tout balancer sur toi.

— « Oh et bien ... Je sais pas. Je suppose que tu sais déjà le principal. Je suis Gryffondor, très gay et né moldu. Mon père est ministre au parlement et ma mère fait pas grand chose de sa vie. Je suis le seul sorcier de ma famille.  » Tu lui fais un petit sourire, avalant une autre gorgée, de plus en plus détendu. « Je suis nul en potion et j'ai encore fait exploser un chaudron la semaine dernière ...  Par contre je suis très doué en sortilèges et en charmes. Je suis passé pro dans le domaine de l'empaillettement.  »

Tu pouffes un peu, te remémorant le désastre de ce cours. Au fond ça t'agace de rater cette matière, parce que tu aimes réussir et avoir des bonnes notes. Hélas, on ne peut pas être bon partout.  
En ce qui concerne les paillettes, c'est juste des petites blagues innocentes, rien de plus. Des petites vengeances plutôt drôles, rien de bien incroyable ou de formidable.

— « J'aime la divination aussi.  » T'hésites un peu à dire le reste, mais maintenant que t'as commencé, autant finir. « Visiblement ... Visiblement j'aurais un don pour la voyance. Et c'est marrant mais j'ai un mauvais pressentiment pour ce rendez-vous.  » Tu secoues la tête, souriant. « Mais bon c'est stupide, hein ?  »   

Oui, totalement stupide. Altaïr ne peut pas te vouloir du mal. Tu ne lui as rien fait, alors comment est-ce ce rendez-vous pourrait mal se passer ?

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