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 Two little indians - ft Charlie

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MessageSujet: Two little indians - ft Charlie    Mer 20 Juil - 14:51

Un soupir s’échappa des lèvres de Charlyn tandis qu’elle poussait la porte de la salle. Elle n’avait vraiment, vraiment pas envie d’être ici. Il y avait un milliard de choses plus intéressantes à faire que de passer deux heures assises dans une salle à faire semblant de travailler. Car bien sûr, en opposition totale à ce qu’on attendait probablement d’elle, elle ne mettrait pas à profit ses deux heures de colle pour travailler ses cours et s’avancer sur tous les travaux qu’on lui avait demandé. Oui, Charlyn avait décidé que ces deux heures de colle n’étaient pas justifiées, autant dire qu’elle n’allait pas en faire grand-chose si ce n’était laisser les minutes s’égrainer lentement au fil de ses pensées. Après tout, elle n’avait fait que laisser sa curiosité prendre le pas. Qui pouvait se douter que cet ingrédient, totalement aléatoire, ajouté à la recette de base, aurait pour effet d’enfumer toute une classe ? Elle avait simplement voulu voir.  Elle avait observé son grand-père s’adonner à ce genre d’expérience pendant de longues années, et il n’avait encore tué personne.

Elle n’avait pas vraiment compris si la sanction qu’on lui avait infligée venait de sa potion toxique ou du fait qu’elle se soit procuré un ingrédient qui n’était pas censé être à disposition, mais dans ce cas-là, pourquoi le laisser à la vue de tous ? Poudlard était une école de sorcellerie, par la barbe de Merlin. Bien sûr que les élèves étaient en permanence tentés d’utiliser tout ce qu’ils voyaient. Charlyn s’estimait donc victime d’une profonde injustice. C’est ce qu’elle avait tenté d’expliquer, sans succès. Avec le recul, peut-être avait-elle encore été victime de son attitude, son caractère « impétueux », comme on lui disait parfois. Quoi qu’il en soit, elle avait décidé d’aborder ces deux heures de colle dans l’optique de ne pas en faire ce qu’on attendait d’elle. Comme probablement les trois quarts des élèves, mais ce n’était qu’un détail. Son combat était juste ! C’est ce qu’elle se disait.

Elle n’avait pas imaginé que ses plans changeraient presque immédiatement après avoir poussé la porte. Une paire d’yeux se leva vers elle tandis qu’elle entrait dans la pièce. Un instant, ce fut la guerre dans son cerveau. Charlie.

Crap.

Elle resta immobile un moment, une seconde à peine, mais qui lui parut durer étonnamment longtemps. Durant cette seconde, un grand nombre de scénarios se jouèrent dans sa tête. Elle se vit, notamment, en train de reculer, claquer la porte et s’enfuir en courant. Tellement courageux. Il y en eut un, aussi, où elle se voyait s’asseoir tranquillement à côté de la Serpentard, un sourire aux lèvres. Mais ce dernier lui semblait encore plus improbable.

Sa réaction, en vérité, fut bien plus bête. Après un contact visuel d’une seconde à peine, Charlyn entreprit d’aller s’asseoir aussi loin que possible de la jeune femme, son visage s’étant fermé à l’instant même où elle l’avait aperçue.

Elle se sentait tout à fait ridicule. Elle se sentait encore plus ridicule de ne pas avoir amené de plume ou de parchemin, dans ce cas-là, une diversion aurait été la bienvenue. Au lieu de ça, elle était bêtement assise à sa table, fixant les dessins du bois avec l’air d’une enfant que l’on vient de gronder.


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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Lun 25 Juil - 23:59


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« MADEMOISELLE CARTER EN VOILA ASSEZ, SORTEZ DE MA SALLE DE CLASSE ! » J’ai tressailli et porté automatiquement mes mains à mes oreilles en entendant son hurlement. Et elle n’avait pas fini. « ÇA VOUS FERA QUATRE HEURES DE COLLE ! ET 10 POINTS DE MOINS POUR SERPENTARD ! » Super alors en plus, on allait encore me tomber dessus dans la salle commune. J’ai baissé la tête en entendant déjà mes chers sang-purs me traiter de sang-de-bourbe. J’avais hâte de leur mettre ma main dans la gueule. « Peut-être qu’à force vous allez comprendre. » J’ai haussé les épaules. Je comprenais bien, je n’étais pas si stupide que j’en avais l’air, elle en revanche, ne comprenait pas grand-chose. Mais bon, l’enseignante de métamorphose ne semblait pas pouvoir me supporter, alors je me suis contenue du mieux que j’ai pu, j’ai ramassé mes quelques affaires et j’ai entamé mon chemin vers la sortie, non sans mitrailler du regard mon enseignante. J’ai retenu toutes les insultes qui me sont venues et j’ai essayé de calmer mon impulsivité. « Vous laisserez la porte ouverte en sortant. » J’ai grommelé quelque chose comme connasse et je suis sortie de la classe.
La porte a claqué tellement fort que j’en ai eu mal aux oreilles.
« 2H DE PLUS MADEMOISELLE CARTER ! » a-t-elle hurlé en rouvrant la porte.

Alors voilà, je me retrouvais en salle de classe, entamant péniblement ma quatrième heure de colles. Je n’en n’étais même pas à la moitié. Mais de toutes les manières, mes heures s’accumulaient dangereusement, malgré moi. Là, ce n’était pas franchement justifié. J’avais loupé l’exercice demandé (comme beaucoup) et même si j’aimais la matière, l’enseignante m’en dégoutait. Bref, j’avais gesticulé toute l’heure, ressentant le besoin oppressant de me lever. J’avais finis par perturber le sort de mon voisin qui avait du coup eu un drôle de résultat. Drôle dans le sens pas terrible, mais vous ne voulez pas plus de détails, croyez-moi. D’accord, c’était peut-être justifié. Enfin, pas six heures. Deux peut-être, quatre à la limite mais six heures ? Et il avait fallu que j’aggrave mon cas…

J’essayais donc de travailler comme je le pouvais sur le devoir qu’elle m’avait fait parvenir. Huit heures de bonheur en heure de colles. Et je n’en n’étais pas à la moitié. Mon esprit divaguait, je laissais mon regard se promener dans la salle. C’est là que j’ai croisé celui de la Gryffondor qui passait tout juste la porte. J’ai froncé les sourcils en la voyant s’éloigner. Fut un temps, nous étions plutôt amies Charlyn et moi. Et puis j’ai eu le malheur d’oublier une fois que nous devions nous voir. Comment aurais-je pu prévoir qu’ainsi, j’avais transformé la demoiselle en Reine des Glaces ? Je voyais bien qu’elle m’évitait. Beaucoup auraient dit tant pis, mais moi, j’avais du mal à réguler mes émotions et j’avais plutôt mal pris ce revirement de situation. Je ne comprenais pas. Perdre une amie pour ça me faisait de la peine, et surtout, ça me donnait une raison de plus pour me renfermer, me protéger de ce monde extérieur si agressif. Quand j’avais pour la première fois remarqué le comportement de Charlyn, je m’étais alors sentie terriblement seule. On me fuyait (encore), sans vraie raison. Certains pensaient que j’étais nocive et j’avais entendu quelques personnes dire que je pouvais entraîner n’importe qui avec moi, que j’étais une terrible influence.
Bien entendu, je n’avais jamais côtoyé lesdites personnes.

J’ai suivi la rouquine du regard. Elle s’était éloignée au maximum de moi, ça en devenait ridicule. D’autant plus qu’elle avait encore moins de matériel que moi. J’ai levé les yeux au ciel et j’ai essayé de revenir à mon devoir, abandonnant Charlyn à son triste sort. Bien sûr, je n’arrivais absolument pas à me concentrer et j’étais titillée par l’incompréhension qui m’habitait. Découpant un morceau de feuille, j’ai rapidement griffonné (terriblement mal d’ailleurs) quelques mots « Tu n’aurais pas besoin d’une plume et d’un parchemin par hasard ? PS : Promis, si je t’en passe ça ne veut pas dire que t’es obligée de t’asseoir à côté de moi, je ne te ferai pas cet affront.». D’un coup de baguette, j’ai envoyé le morceau de papier jusqu’à la table de la jeune demoiselle.
J’espérais simplement parvenir à avoir une explication.

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Dernière édition par Charlie A. Carter le Mar 26 Juil - 23:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Mar 26 Juil - 17:06

Charlyn observa le petit bout de papier se poser sur sa table, avec méfiance. Qu’est-ce que c’était que ça ? Il ne lui fallut pas très longtemps pour comprendre d’où il venait, c’était même plutôt évident. Elle retourna le mot, qui n’avait même pas eu la décence d’atterrir dans le bon sens. Elle mit un petit instant à déchiffrer ce qui y était écrit, et un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Un sourire ? En s’en rendant compte, son visage s’assombrit immédiatement. Non, elle n’était pas amusée. Elle était en colère. Ce n’était pas une petite pique qui allait changer ça, voyons. Elle fronça les sourcils et détacha son regard du mot, visiblement, le mur à sa gauche était plus intéressant. Pas vraiment, en réalité, mais le cerveau de la Gryffondor était en pleine effervescence. Le mot de Charlie avait eu à peu près le même effet sur elle qu’un cachet d’Efferalgan plongé dans un verre d’eau. Qu’était-ce là ? Une pointe de culpabilité ? Rejetons-la. Après tout, ce n’était pas Charlie qui avait dû faire face à la grande déception de ne pas passer un court instant de son existence en compagnie de la rouquine. Ce n’était probablement pas elle non plus qui avait dû gérer un flot d’émotions aussi improbables qu’inattendus face à ce rejet. De quoi Charlyn aurait bien pu se sentir coupable ? D’avoir, du jour au lendemain, sans préavis, rayé la Serpentard de ses fréquentations ? C’était bien maigre, oui, en effet... Mhm. Charlyn tenta de chasser cette pensée parasite de son esprit. C’était elle qui était en colère.

L’était-elle encore réellement, seulement ? La question s’était bien sûr plusieurs fois imposée à elle. Elle n’ignorait pas, évidement, qu’une fois qu’elle avait une idée en tête, il était difficile de la lui sortir. Par exemple, lorsqu’elle avait décidé, totalement sur un coup de tête, qu’il était préférable pour elle de prendre ses distances avec Charlie, la décision avait été sans appel. Le savoir ne voulait pas dire, en revanche, qu’elle faisait de réels efforts pour mettre de l’eau dans son vin. C’était même tout à fait l’inverse, chaque remise en question se soldait par un échec cuisant. Il était hors de question de se fier au soulèvement de son cœur lorsqu’elle la voyait, et à la nostalgie qu’elle ressentait en pensant aux moments qu’elles avaient pu passer ensemble.

Mais pourquoi ne pas être allé en parler à Charlie, directement ? C’était bien là la question à laquelle Charlyn ne souhaitait vraiment pas penser. Ce ne sont pas ses affaires, point. Ah oui, vraiment ? Ses yeux se reposèrent sur le bout de papier. Quoi qu’il en soit, elle n’était même pas sûre de savoir comment formuler ses excuses – en admettant qu’elle en ait en réserve -, ni même comment s’expliquer. Dans le fond, n’était-ce pas un peu absurde ?

Et voilà. Encore une fois, sa tête était prise dans un étau. Il semblait que ce soit récurrent, avec Charlie. La rousse croisa ses bras sur sa poitrine, se laissant tomber lentement contre sa chaise. Ses yeux détaillèrent soigneusement toute la pièce, avant de se poser enfin sur Charlie. Elle ne parvenait pas à voir son visage, et se demanda alors ce qu’elle aurait pu y voir. De la colère ? Du mépris ? Elle ne savait pas trop. Elle n’était pas sûre de vouloir le savoir, dans le fond. Cette pensée tirailla un peu son estomac. Quelques minutes s’étaient déjà écoulées depuis qu’elle avait reçu le mot. Elle était de plus en plus ridicule. Assez.

Charlyn, ne disposant pas de quoi griffonner à son tour, agita lentement ça baguette. Le morceau de papier s’étira un peu et se mit à prendre lentement la forme d’une main, avec le pouce en l’air. Sa façon de signifier « Ok, ok, merci. Je veux bien. » Elle le renvoya donc à la jeune Serpentard, se demandant, à l’instant où sa sculpture de papier se posait sur la table, si c’était suffisamment compréhensible. Prenant son courage à deux mains, elle se décida à fixer Charlie. Comme ça, ses réactions ne lui échapperaient pas. Comme ça, elle aurait l'air un peu moins stupide, un peu moins fuyarde. Elle était de Gryffondor, bon sang. Le courage, Charlyn. Le courage.

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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Ven 29 Juil - 14:34


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J’ai attendu sa réaction, remarquant ce léger sourire qui a disparu bien vite. Ce que je voyais de la rouquine depuis qu’elle s’était éloignée de moi ne me plaisait pas du tout. Je regrettais ce temps où nous étions amies, ce temps qui n’était plus, remplacé par cette colère incompréhensible. Je ne comprenais pas comment on pouvait rester bloqué aussi longtemps sur une histoire si ridicule. Perdre une amie pour ne pas s’être rappelé d’un rendez-vous. Et puis, ne me connaissait-elle pas ? D’accord, ça n’excusait pas tout et je ne devais pas m’en servir comme excuse mais pour le coup, je me rappelle m’être emportée contre quelqu’un et, perdue dans cette soudaine humeur massacrante, j’avais fait le tour du parc pour essayer de me calmer. Bien entendu, j’avais complètement oublié de retrouver la rouquine. Comment pouvait-on être aussi rancunière ? Je fronçais les sourcils, songeant que je ne devais peut-être pas essayer de me raccrocher à elle. Je ne voulais pas à nouveau perdre une amie parce que j’avais pris ma fourchette pas de la même main qu’elle ou que je n’écrivais pas avec la même plume ou une autre excuse bidon. Mais avant de décider si elle en valait la peine, je devais lui arracher ces fameuses explications. D’une manière ou d’une autre.

Je laissais mes pensées s’échapper, oubliant jusqu’à la présence de la rouquine à l’autre bout de la salle. J’avais du mal à comprendre le fonctionnement des autres. J’avais une sensibilité exacerbée certes, mais le monde extérieur (celui qui entourait mon propre univers) me paraissait terriblement menaçant et dangereux, parfois un peu attirant aussi. Et encore. Pouvait-on faire confiance à tout le monde ? Non, c’était même l’inverse pour moi. J’avais été une enfant très ouverte, joyeuse, rieuse, affectueuse aussi et avec le temps je m’étais renfermée et écartée de ce monde trop violent pour moi. La preuve, une simple amitié brisée m’attristait sans doute bien plus longtemps que la moyenne. Je ne pouvais simplement pas rayer une personne de ma vie aussi facilement et surtout, je m’étais sentie trahie, blessée, humiliée par cette réaction virulente venant de Charlyn.

J’ai été dérangée par le papier qui m’est revenu. Transformé en pouce, le message était clair. Elle semblait accepter ma proposition. Le visage fermé, je me suis levée j’ai rassemblé mes affaires et après avoir expliqué à la personne en charge que je me rapprochais de la Gryffondor parce qu’elle n’avait pas de matériel, je suis allée vers sa table. Dans le plus grand silence, je lui ai tendu un parchemin et une plume avant de me mettre à côté d’elle, laissant bien entendu une place entre la rouquine et moi. Je ne comptais pas lui parler, j’avais déjà fait un pas dans sa direction, j’attendais la même chose venant d’elle. Et sinon ? Eh bien tant pis. Je ne pouvais pas tout faire non plus, pas par fierté, simplement, je préférais la laisser venir. Peut-être serait-elle alors plus encline à discuter, à mettre sa colère de côté pour m’aider à comprendre sa réaction.
Encore fallait-il qu’elle se décide.

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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Mer 10 Aoû - 17:19

Charlyn observait le matériel que Charlie lui avait prêté d’un air un peu vide. En fait, elle ne regardait ni la plume, ni le parchemin. Elle regardait ses pensées défiler sur l’écran d’air qui se situait entre ses yeux et le matériel scolaire. Bien qu’attendue, la réaction de la Serpentard lui avait pincé le cœur. Elle était révélatrice de ses sentiments à son égard, encore une fois. Charlie lui en voulait, c’était évident. Tout aussi évident que le fait qu’elle ne prendrait pas, à nouveau, l’initiative de venir vers Charlyn. La balle avait été lancée, et elle se retrouvait à présent dans le camp de la Gryffondor. A elle de décider si elle la remettait en jeu, ou la gardait. Son cerveau, encore une fois, était un véritable champ de bataille. Elle n’avait même pas eu le courage de suivre la jeune femme des yeux tandis qu’elle était venue s’installer près d’elle. Elle avait tenté, oui. Elle avait voulu. Seulement, à peine Charlie s’était-elle retournée que la rousse avait abandonné. Elle avait eu le temps d’apercevoir le visage fermé de la Serpentard, et c’était déjà trop. Elle s’était à nouveau pris une vague de culpabilité, et n’avait pas simplement pas su y faire face. Encore une fois. Elle était tout à fait ridicule, et en avoir conscience ne l’aidait pas. Charlyn n’avait pas l’habitude de se comporter comme ça. C’était ce qui arrivait quand elle prenait des décisions la tête chaude et le cœur en émoi. Et surtout, c’était ce qui arrivait quand elle refusait de faire face à ses émotions. Affronter un dragon, à cet instant, aurait ressemblé à une promenade de santé. Affronter Charlie, c’était pire que tout.

Elles se retrouvaient soudain si proches, et pourtant. Charlyn n’avait jamais ressenti aussi vivement le fossé qu’elle avait créée entre elles. Il était paradoxalement exacerbé par la proximité physique, et bien sûr, l’absence d’un quelconque contact ou du moindre mot. Charlyn voulait se tourner vers elle, et lui dire « merci », au moins. Mais ce simple mot restait coincé dans sa gorge, accroché à la boule qui lui interdisait la moindre parole. Elle se retrouvait figée sur sa chaise, alors qu’un bref instant auparavant, elle s’était décidé à se reprendre en main. Tu parles. Trouillarde. D’un geste un peu brusque, elle attrape la plume sur la table, comme pour se donner une contenance. Elle ajuste le parchemin sur la table, et pose la pointe de la plume sur ce dernier, ne sachant encore pas trop sur quoi elle allait se pencher. Charlie devait la détester. Encore plus maintenant qu’elle lui avait prêté des affaires, et que la rousse n’était même pas capable d’être simplement polie. Elle avait toute de même ravaler sa fierté pour ouvrir une porte que Charlyn était en train de lui claquer au nez. C’était triste, mais en même temps, la Gryffondor n’arrivait pas à faire taire la petite voix, qui, en arrière-fond, lui rappelait la peine qu’elle avait éprouvé, ce fameux jour où Charlie l’avait délaissée. De toute façon, elle n’était même pas sûre que Charlie se souciait encore d’elle – pourquoi serait-ce le cas ? Elle avait sans doute juste eu pitié d’elle. Peut-être n’attendait-elle rien, et peut être que Charlyn s’imaginait des choses en pensant que la Serpentard attendait encore quelque chose d’elle. Ce fut cette pensée qui parvint à la débloquer un peu. Elle n’avait rien à perdre, de toute façon.

Charlyn arracha doucement un morceau de parchemin. Le regard de leur « tuteur » se tourna vers elle, et elle fit mine d’écrire sur son gros morceau de parchemin. « Merci. » Elle s’arrêta à ce premier mot. Un poids venait de s’enfuir de ses épaules, c’était déjà ça. Il lui fallait maintenant quelque chose de plus à écrire, quelque chose pour engager la conversation, mais quelque chose de plutôt neutre. Elle appréhendait encore beaucoup la réaction de la Serpentard, malgré qu’elle ait réussi à se lancer.  Elle se sentait un peu plus curieuse de savoir ce que Charlie avait dans la tête, à présent. Elle se remit à écrire assez rapidement. « C’est quoi ton dernier exploit ? Toi aussi t’as failli empoisonné la moitié du château ? » C’était un peu bateau, pour lancer la conversation, mais elle ne savait pas trop par quelle corne attraper le taureau, pour commencer. Elle poussa discrètement le bout de parchemin vers Charlie, sans lever les yeux de sa table, et puis se mit à griffonner quelque non-sens sur le reste du parchemin. Un brainstorming, dirons-nous. Enfin, presque.

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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Mer 17 Aoû - 19:53


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Je faisais mine de me remettre à travailler avec application, ignorant royalement la présence de la Gryffon à mes côtés. C’était grandement volontaire. Peut-être qu’autrefois j’aurai tout fait pour attirer l’attention de la rouquine mais je m’étais finalement lassée. A quoi bon essayer de regagner ses bonnes faveurs alors qu’elle s’efforçait de me laisser en dehors de sa vie. Pendant un moment j’avais eu l’impression d’être ce moustique qui nous tourne autour la nuit : celui-là même qu’on essaie de repousser et qui revient toujours nous rôder autour. Il était hors de question que je sois un parasite. Avant de me faire écrasée entre ses deux mains, je m’étais enfuie. J’avais finalement tourné le dos à notre amitié, la laissant se détériorer sans même essayer de la sauver. J’en avais eu ras-le-bol de me battre, d’essayer de comprendre, marre de me heurter à ce mur glacial, ce mépris palpable, cette colère évidente. Il fallait se rendre à l’évidence : j’avais fait une erreur (pour laquelle je m’étais déjà excusée), et elle en avait profité pour tirer un trait sur notre bonne entente. Peut-être qu’au fond, je n’étais pas assez bien pour Charlyn. Peut-être qu’elle aussi avait pris peur face à cette prétendue mauvaise influence que je pouvais avoir. Je dis bien prétendu parce que je trouvais ça absurde de penser que je pouvais emporter quelqu’un dans mes conneries. Ça arrivait certes mais je ne les forçais pas, je ne contrôlais pas les autres, j’étais déjà bien incapable de me contrôler toute seule alors d’autres êtres humains…

A moitié concentrée sur mon travail, je griffonnais un peu au hasard, voyant si les mots que j’étalais finissais par former une phrase. Etrangement, je parvenais à garder mon regard droit, il ne déviait ainsi pas sur Charlyn. Je préférais la laisser venir à moi, voir si je l’intéressais toujours. J’étais curieuse de voir si elle pouvait éprouver des remords. Si oui, aurais-je donc mes explications tant voulues ? Sinon, pourquoi continuer cette mascarade. Je lui laissais encore quelques minutes pour venir à moi, après quoi je me lèverai pour reprendre ma place initiale et j’essaierai à mon tour de tirer un trait définitif sur notre amitié. Elle n’avait pas eu du mal à le faire elle. Je n’avais définitivement pas cette capacité, mais je finirai par oublier, n’est-ce pas ?

Apparemment, je n’avais pas trop me torturer le cerveau, je reçu rapidement un papier, un remerciement de la part de Charlyn. Mieux même, elle relançait la conversation. Timidement, elle hissait un drapeau blanc entre nous, pour essayer de briser la glace qui pour moi était bien plus épaisse de son côté que du miens. J’ai souri en voyant sa question. Non je devais avouer que mon dernier exploit en date était un peu faible, mais de toutes les manières, on finissait par me coller pour tout et rien à tel point que je ne serai pas étonnée si le fait de me remettre les cheveux derrière les oreilles me conduisait vers la détention. Bon, j’exagérais un peu, mais pas beaucoup. J’ai récupéré le morceau de parchemin pour écrire ma réponse dessus. « Disons que j’ai perturbé mon voisin en classe…» En repensant à sa tête, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. « Je pense qu’il se souviendra longtemps de ce cours de métamorphose. » J’ai mordillé le bout de ma plume avant de décider de lui renvoyer la question. La conversation était banale mais je gardais en tête la possibilité de dériver sur ce fameux jour où notre amitié s’est brisée. Enfin ça, c’était seulement si le surveillant n’interceptait pas nos échanges. C’est pourquoi, après avoir griffonné un bref « Et toi ?», je lui ai renvoyé discrètement le parchemin.
Incroyable, si on m’avait dit le matin même que j’allais reparler à Charlyn, je ne l’aurai pas cru.

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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Dim 28 Aoû - 17:20

Charlyn, du coin de l'oeil, guettait les réactions de sa voisine. Lorsqu'elle vit un petit sourire se former sur les lèvres de la Serpentard, elle ne put s'empêcher de sourire à son tour, avant de ramener ses yeux sur son parchemin. Ouf. Elle ne savait pas trop ce qu'elle attendait de tout ça, mais voir que Charlie ne lui était pas indifférente la rassurait. Que sa réaction fût positive était encore mieux. Un instant, Charlyn oublia presque ce qui l'avait menée à cette situation. Comme si le sourire de Charlie avait éclipsé le reste. Elle se surprit alors à s'extasier intérieurement sur la beauté de ce sourire, et plus encore, la beauté de la Serpentard. Elle se souvint alors de tout ce qui avait entraîné ce pétrin. Ce jour là, elle avait passé une mauvaise journée. Elle n'avait attendu qu'une seule chose : ce fameux moment passée avec Charlie, pour décompresser un peu. Et Charlie n'était jamais venue. La tristesse que lui avait causé cet “incident” avait été totalement démesurée, la colère qui l'avait suivie encore plus. Alors Charlyn s'était interrogée – pourquoi se retrouvait-elle confronté à ce genre d'émotion ? Charlie n'avait, à priori, aucune obligation vis à vis d'elle. Si elle avait eu un empêchement, c'était dommage, mais de là à en faire tout un fromage... Et puis, Charlyn avait des amis qu'elle ne voyait pas systématiquement, qui avaient parfois d'autres chats à fouetter. Jon, par exemple. Elle le voyait comme un ami, et pourtant, elle ne lui en aurait probablement pas voulu de la sorte. Elle était du genre impulsive, d'accord, mais elle ne se froissait pas si simplement... Alors quelle était la différence avec Charlie ? Cette question, Charlyn se l'était longuement posée, avant de refuser en bloc le moindre schéma de réponse. Parce que c'était plus simple que d'admettre que..

Le morceau de parchemin lui revint. Charlyn sentit son coeur s'emballer un peu, un peu stupidement. Elle le parcourut des yeux, et ne put s'empêcher de sourire largement, pouffant doucement. Le surveillant tourna vers elle un regard inquisiteur. Elle lui sourit alors d'un air innocent, et fit mine de reprendre son travail. Elle put l'apercevoir secouer la tête d'un air désapprobateur avant que ses yeux ne revienne sur l'écriture de la Serpentard. Sa plume s'activa à nouveau. “Charlie la menace ! Encore un truc que j'ai manqué.” Ecrire, c'était beaucoup plus simple que de parler. Charlyn n'aurait probablement pas su faire preuve de la  même décontraction si on avait demandé aux mots de s'écouler de sa bouche plutôt que de sa plume. Premièrement, elle avait plus de temps pour réfléchir à ce qu'elle racontait, et deuxièmement, elle n'avait pas à regarder Charlie dans les yeux. Ca lui permettait d'atténuer un peu le flot d'émotions qui courrait sous sa peau. Elle se sentait bien plus légère, subitement, ce qui, paradoxalement, l'agaçait. Ce n'était pas juste, qu'en un sourire, Charlie s'en sorte si facilement. “Moi j'ai voulu pimenter un peu le cours de potion. Apparemment, en matière de mélange, il vaut mieux s'en tenir aux bouquins. Ou bien s'y connaître vraiment.” Elle avait écrit plus petit, de peur que Charlie n'ait pas la place de lui répondre. Ce bout de parchemin, soudainement, était de la plus haute importance. Charlyn leva les yeux vers le surveillant, avant de faire glisser délicatement le mot vers sa voisine. A nouveau, son cœur s'emballa un peu, de stress. Elle avait peur, quelque part, de dire les mauvaises choses. Comme si cet instant était un vrai tournant, et que le moindre faux pas risquait de tout envoyer en l'air. Charlyn se remit alors à faire mine de travailler, écrivant, sans vraiment s'en soucier, des mots qui ne se suivaient pas.

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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Ven 2 Sep - 0:16


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Charlyn&Charlie


Je ne savais pas quoi en penser. La réaction de Charlyn me semblait trop simple, trop rapide et je ne pouvais pas m’empêcher de me méfier. En même temps, j’avais accordé ma confiance à la rouquine qui s’était empressée de piétiner notre amitié si tôt une erreur de ma part a été commise. Comment est-ce que j’étais censée faire pour recommencer comme avant après ça ? Peut-être que j’en faisais trop, mais j’étais peu habituée à ce genre de situations. Ordinairement, j’essayais de me protéger, de ne pas trop m’engager dans une relation quelle qu’elle soit et pourtant j’avais décidé de faire confiance à ce qui était à la base une inconnue. Ça m’avait fait mal, de me heurter à sa colère froide, à son ignorance, son mépris. Du jour au lendemain, mon amie s’était transformé en un bloc de glace que je n’osais plus approcher. Et maintenant, voilà qu’à nouveau elle semblait fondre et encline à discuter avec moi. Qu’est-ce que je lui avais fait au fond ? Rien du tout. Ou du moins rien de bien grave. Et j’avais beau me retourner le cerveau, je ne trouvais pas d’explication logique et cohérente à cette réaction bien trop excessive. Certes, Charlyn était Gryffondor mais tout de même.

Je ne l’ai pas regardé alors qu’elle souriait devant le parchemin. Elle souriait de mes exploits pas assez rares au goût des professeurs. Pour le coup, l’enseignant n’avait pas tellement ri de ce que j’avais réussi à faire. En même temps c’était compréhensible, le prof avait sans doute dû se débrouiller pour trouver un remède à la catastrophe que j’avais créé. J’ai failli rire en y pensant mais je me suis contenue, sentant le regard du surveillant pointé dans notre direction. Mieux valait rester discrète, je n’avais pas franchement envie de me prendre des heures de colles en plus, j’en avais déjà bien assez. Tant et si bien que je me demandais à force si j’allais pouvoir toutes les écouler un jour. Dès que je n’en n’avais plus c’était comme si les profs se donnaient le mot pour m’en remettre. J’étais littéralement condamnée à être collée. Ne riez pas, c’était l’impression que j’avais et croyez-moi, l’impression est assez dérangeante.

J’ai à nouveau reçu le parchemin dont la taille devenait problématique. Silencieusement, j’ai déchirer un nouveau morceau avant de lire la réponse de Charlyn. Je dois avouer qu’elle m’a tiré un sourire. Je ne pouvais pas le nier : la demoiselle me manquait. Mais c’était contre ma raison de revenir à la normal. Je ne pouvais simplement pas effacer ces derniers temps et je crois que de son côté, elle m’en voulait encore. La raison demeurait obscure, j’espérais au moins qu’elle savait pourquoi elle faisait ça. Le contraire ne m’aurait pas étonné. « T’as encore joué à l’apprentie sorcière… ça ne te réussit pas décidément !» En espérant qu’elle ne le prenne pas mal, après tout je ne savais plus à force, alors autant prendre ses précautions. J’ai réfléchi quelques secondes, décidant que je ne pouvais pas continuer cette comédie bien longtemps. J’étais fatiguée de baigner dans l’incompréhension. « Maintenant dis-moi, pourquoi as-tu arrêté de me parler ? » Je lui ai redonné le papier discrètement.
J’avais l’impression d’avoir lâché une bombe.

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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Sam 3 Sep - 1:37

Lorsqu'un nouveau mot lui arriva, Charlyn sourit un instant, mais très vite, son visage s'assombrit. Cette question, si soudaine, lui coupa presque le souffle. Bien sûr qu'elle allait finir par tomber, bien sûr qu'elle était légitime, bien sûr qu'espérer l'éviter était stupide. Et pourtant. Pourtant, si Charlyn l'avait pu, elle aurait renvoyé le mot et se serait enfuit à toute jambe. Ses yeux restèrent figés sur le papier, alors qu'elle aurait préféré qu'ils s'en détachent. Que les mots disparaissent, que la question s'envole, qu'elle n'ait jamais été posée. Une vague de chaleur monta sur son visage, expression physique d'une honte qu'elle ne voulait pas porter, et qu'elle gardait malgré tout en elle, incapable de s'en défaire. Elle remontait lentement vers elle, avec la dangereuse grâce d'un serpent. Le silence de la pièce était pesant, assourdissant. L'espace entre Charlie et elle semblait grandir de manière démesurée, et Charlyn sentit que si elle ne faisait rien, il ne s'arrêterait jamais de s'étendre. Ce fut cette pensée qui lui donna le courage de bouger. Son corps entier pivota vers Charlie, et elle prit une profonde inspiration. Il fallait qu'ils sortent. Des mots simples. Des mots évidents. Des mots qu'elle avait en réserve depuis longtemps et qui n'avaient jamais réussi à se frayer un chemin jusqu'à ses lèvres. Des mots qu'elle avait ignorés, parce que c'était plus simple ainsi. Sa voix brisa alors le silence, avec un empressement qui échappa même à la Gryffondor. “Je suis désolée.” Un poids sembla s'écrouler de ses épaules. C'est alors qu'on se racla la gorge, quelque part dans le monde. Et Charlyn reprit conscience d'où elle se trouvait.

Elle se tourna alors maladroitement vers leur surveillant, qui lui jetait un regard sévère. “Je lui ai ehm.. donné un coup sans le vouloir.”Cette réponse ne parut pas satisfaire l'autre, qui haussa un sourcil, et sans un mot, indiqua une place à Charlyn, à l'autre bout de la classe. Elle poussa un petit soupire, découragée par avance. Elle savait pertinemment qu'elle ne pouvait rien dire pour plaider sa cause, alors elle récupéra simplement la plume et le parchemin que Charlie lui avait prêtés un peu plus tôt et entama une courte marche jusqu'à la place indiquée. Une partie d'elle se réjouissait de pouvoir s'éloigner un peu, alors qu'une autre le regrettait. Autant qu'elle regrettait ses derniers mots. Elle avait dû avoir l'air totalement stupide de s'excuser comme ça, de manière aussi solennelle, en plein milieu d'une colle. En plus, le surveillant allait les avoir encore plus à l’œil maintenant. Elle avait le sentiment d'avoir ruiné un peu sa seule chance de pouvoir parler, sur une réaction totalement impulsive. Encore une fois. Elle avait un air de chien battu alors qu'elle s'asseyait sur  son nouveau siège.

Elle observa son parchemin. Des mots y traînaient, aussi stupide qu'incohérents. Ainsi elle pouvait lire “Fuite ? Pomme de terre. Clafoutis. Loup-garou. Stupide. Carence. Dépit. Pratique ?” sans vraiment comprendre ce qu'avait foutu son cerveau ces dernières minutes. Elle avait du mal à savoir sur quel pied danser, tant vis à vis d'elle même que vis à vis de Charlie. Elle avait encore du mal à se fixer sur ce que lui évoquait la Serpentard. Elle s'était sentie fondre quand ses yeux s'étaient posés sur elle, et elle avait ressenti un engouement fou pendant leur court échange. Elle en était toujours au même point qu'avant, incertaine en ce qui concernait ses sentiments vis-à-vis de Charlie. Elle passait d'une émotion à l'autre assez vivement, par petits déclencheurs. Quelque part, dans sa tête, une voix lui rappela qu'il était injuste que Charlie paye le prix de ses incertitudes. Alors, décidant que foutue pour foutue, le surveillant n'avait qu'à la coller d'avantage, elle se permit un regard vers elle.

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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: Two little indians - ft Charlie    Mar 6 Sep - 11:48


‘’Your head will collapse but there's nothing in it, and you'll ask yourself
Where is my mind ? ‘’

Charlyn&Charlie


Je commençais à être lasse de cette guéguerre inutile et surtout incompréhensible. Alors forcément, j’étais allée droit au but, il me semblait complètement absurde de lui demander de manière détournée une explication pour son comportement. Je l’ai vu perdre son sourire alors qu’elle lisait le mot que je venais de lui renvoyer. Je ne voulais pas faire de la peine à Charlyn, loin de là, mais j’avais besoin qu’elle m’explique la violence de sa réaction. Alors oui, elle semblait sincèrement heureuse de me parler à nouveau mais c’était utopique de penser que je ne lui demanderai pas. J’en avais besoin : cette question était vraiment importante pour moi, je commençais à être fatiguée de subir les sautes d’humeurs de chacun et d’être brutalement mise à l’écart. Je méritais des explications, non ? Alors je l’ai guetté du coin de l’œil. J’ai vu le rouge lui monter aux joues et je suis restée impassible en attendant que le morceau de papier me revienne. Et je n’allais sans doute pas être déçue du spectacle. Je griffonnais au hasard sur le parchemin à moitié déchiré : j’avais déjà oublié ce que j’étais censée faire pendant ces quelques heures (non méritées) de colle.

Elle s’est tournée vers moi, alors j’ai relevé la tête et je l’ai regardée dans les yeux. Elle semblait ne plus être dans le même monde que nous : la salle de travail avait complètement disparue, le surveillant et les autres élèves aussi. Pendant quelques secondes, j’ai eu l’impression d’être le centre du monde de Charlyn, et ça m’en a donné des frissons. Des frissons d’angoisse, de joie, de plaisir, de malaise ? Je n’en n’avais aucune idée. Elle s’est excusée, le plus simplement du monde. J’ai souris en recevant ses mots et alors qu’on nous rappelait simplement à l’ordre, je me suis à nouveau concentrée sur mon « devoir ». J’étais soulagée qu’elle s’excuse et en même temps, terriblement frustrée. Pourquoi est-ce que je ne pouvais jamais obtenir les explications que je demandais ? Je ne comprenais pas en quoi expliquer son geste était compliqué… à moins que les motivations de l’action soient floues, ou inavouables, mais il n’y avait pas de ça avec Charlyn.
N’est-ce-pas ?

Je ne l’ai pas suivie du regard quand elle s’est installée à la table indiquée par le surveillant. Je fixais mon parchemin comme s’il détenait la réponse. Il a bien fallu que je croise son regard à nouveau, et je n’ai pas mis longtemps à le croiser : Charlyn me fixait. Depuis combien de temps ? Bonne question. Je lui ai adressé un petit sourire pour montrer que ses excuses étaient acceptées. Mais tout n’était pas gagné pour autant et je n’étais pas prête à classer l’affaire. Mon regard a finalement lâché celui de Charlyn.
J’attendais toujours mes explications.

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