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 Deux riens et un beau cou - PV Elyas

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MessageSujet: Deux riens et un beau cou - PV Elyas   Dim 7 Aoû - 23:13




Deux riens et un beau cou
Elyas & Constantin

musique
"He made false teeth"

Le vent en guirlandes de fils barbelés s'étiole et grince contre les arbres moisis. Un nuage passe et s'estompe comme une fumée de cigarette. Il en profite pour niquer les poumons qui avalent son souffle. Il naît au creux d’un air et meurt étouffé par un vide. Les étoiles brillent salement comme des spots de théâtre, entre les bleus fatigués du ciel. Des pas cliquettent et craquent sur les dalles fissurées de la journée. Chaque pierre glisse, humide comme les cuisses du féminin. Constantin y fait des caresses électrique, le surplus d’eau ondule. Il l’enjambe et bascule dans un potage de troncs aux oignons. Il ne peut plus danser dans sa turbine pour aller chanter une sérénade à la fenêtre du soleil. Une idée existe, elle est seule et déprimée et fume des clopes dans sa tête. Fleurs et citrons gobent ses entrailles dans un rot verger. Miels sucrés et gingembres piquants dans le nez. Un miel entre les cuisses qui- pardon, égarements entre fantasmes et supplices. La pluie sur une feuille et il coule lentement et grogne les gouttelettes des vents. Entre bois et pierres écaillés, le service de table de sa majesté, il soupire. Une feuille blanche entre les doigts qu’il mord et déchire. La feuille devient viande entre les dents d’un loup affamé. Des petits bouts de blanc papier qui s’envolent et se plient. Les origamis naissent tous jumeaux l’un de l’autre. Des petites colombes et un plumage doré.

Il faut s'agripper au sang, pluie dans les champs de draps et danses entre les vents. Laisser les oreilles tomber, écouter les insectes en bas, les fourmis piailler et les menthes claquer. Une cascade de cheveux plus bas, un trésor caché entre corail et coquelicots. Un souffle de climatisation brisé qui sèche la sueur en une froide enveloppe. Qui des deux tonnerres s’en emparera ? Quelconque chanson s’en ira, un, deux riens et un beau cou. Les écailles dans leurs yeux trembleront aux sons des dialogues.

Si jamais les métaphores s'enchaînent comme des amants s&m. Comme si les chaînes en plastiques ne sauront jamais attacher. Parce qu’entre être policier et déguisé, le vent ne peut passer. Constantin déambule, bulle en bulle. Case en case dans une bande dessinée. Il plonge dans une bulle de pensée et nage comme une grenouille. Il l'efface et la gifle d’une griffe de dragon empaillé. Il grince du sable sous les dents et des ongles sur l’ardoise. Destruction de la pensée, d'une bulle savon ou non. Il fait tourner des ballons sur son nez, comme un phoque sur un glacier. La balle blanche, rouge et bleue explose et un sursaut résonne dans les fonds du monde.

Le chaos soudain de sa tête l'effraie. Les couleurs espace, touche sur le clavier, et des constellations périmées. Peur dans le casque de ses yeux, trombones accroché aux tubes du cerveau. Choc entre les côtes, quelqu'un ou lui tombe, puis se relève. Turlupine dans la tête, point d'interrogation ?

« Lundi, un potage bleu. Et pantalon dans un courriel, sur une couverture. Un désolant sur une bascule balançoire. Goût de chèvrefeuille. »


_________________
+tu te faufiles+
on peut prendre le temps d'une bise avant que tous nos verres se vident et que tu me dises tout ce que j'aime je brise


Dernière édition par Constantin Carré le Sam 3 Sep - 20:44, édité 1 fois
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Elyas Draze Dogwood
Poufsouffle

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Poufsouffle




MessageSujet: Re: Deux riens et un beau cou - PV Elyas   Jeu 18 Aoû - 2:02

Deux rien et un beau cou


Les rues de Londres, tout plein de gens partout. Là bas, parmi la multitude, un homme. Mince, non, maigre plutôt, les épaules asymétriques, la démarche précipitée, maladroite. Il est mal habillé, comme s'il sortait du royaume des poubelles, laides. Il va, à droite, à gauche, il se prend pour un bateau, mais il n'a pas de voile. Les gens ne le regarde pas, on ignore les rats.

Je regardais tout autour de moi, à la recherche de mon objectif. Objectif ? Oui. Mais quoi ? Aucune idée. Peut-être, enfin non, j'en avais l'idée, un semblant, auparavant. C'était quelque chose, ou peut-être un truc, ou juste un machin. Je crois que ça avait une forme, ou pas. J'ai oublié, je crois. Mais il fallait le trouver. Je le sentais, c'était là, quelque part, ici, dans la flotte, ou dans celle dans la cervelle. J'observe. J'écoute. Je continue mon chemin.

Il vacille, parfois s'arrête, semble se rendre compte des choses, mais garde le regard vitreux, il n'a pas d’essuie-glace. Il reprend sa route, ne fait pas attention, aux murs, aux gens, aux rats.

J'ai cru entendre un bruit, mais je n'ai pas déterminer d'où il vient. Je crois que ce sont mes chaussures, elles splashouillent de partout, des petits bruits de douleur. Elles ne comprennent pas, on ne peut pas s'arrêter, il faut continuer. Sinon on va le rater, c'est certain. La chose. Le truc. Le machin. Peu importe. Si c'est plus là, c'est perdu, et si c'est perdu c'est qu'on l'a pas, et ça, c'est triste. C'est triste quand c'est triste. Personne aime ça. Alors on splash, il le faut.

Les rues passent, grandes, petites, ça n'a pas vraiment d'importance. Il est perdu, ou tout du moins, il se fiche bien de l'endroit où il se trouve. Il n'est pas boussole. Les arbres pourraient lui indiquer son chemin, mais ils ne sont pas nombreux, et semblent en peu grande forme. Tant pis, il sait qu'il peut se débrouiller tout seul. Ou peut-être que le destin l'aidera.

Pavés, des pavés, je dois écrire des pavés. Les marcher, un à un. Tout va aller bien, en haut tout est gris. Ça ne m'indique rien. Il faut se débrouiller, marchouiller tout partout, ça va finir par venir. Je le sais. C'est une condiction, c'est certain.

Puis soudain, un bruit, une chute. Les rues de Londres ne font pas de pauses, elles continuent leurs vies. Le chapeau est par terre, mais l'homme le replace rapidement sur sa tête. Il n'est pas élégant, mais c'est son chapeau, il lui donne l'air un peu moins trapu, c'est ce qu'il pense, mais il n'est pas trapu. Il lui suffirait juste d'arrêter de tordre son dos n'importe comment, et de lever la tête, mais il n'aime pas ça, alors il met le chapeau.

Banane poivrée, avec un soupçon de camembert. C'est ça, ce que mange les chaussures. Je comprend mieux les splashouilles. Ça manque cruellement de curry. Pourquoi les rues ne font pas d'effort, déjà qu'elles nous forcent à les arpenter. C'est moche. Et ça me dit pas où est mon truc. Et c'est quoi cet autre truc là ? Des pieuvres ? Un chat mort ? Oui, dans tout les cas, ce n'est plus très en vie. Comment peut-on mettre ça ? Très mauvais parapluie.

Il grimace. L'autre type est bizarre, il pense. Sa chevelure le perturbe.

" Non, non. Banane poivrée, soupçon camembert. Le truc n'est pas dans la cervelle. Idiot. Boite à corchenouille. "


_________________

Un jour, des extraterrestres vous suceront le cerveau.
Il aura un goût de cerise.
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MessageSujet: Re: Deux riens et un beau cou - PV Elyas   Sam 10 Sep - 2:22




Deux riens et un beau cou
Elyas & Constantin


Le ton sec qu’il emploie te froisse les méninges. Contrecoup du thé que tu avais siroté entre ta chaise et le sol, le matin même. Une entité chapelière déversait contre ton esprit des mots dont la véritable définition peinait à se rendre de tes oreilles jusqu’à ton cerveau. Que signifiait vraiment ces mots ? Ils étaient couchés sur le papier des dires, les bras flottant, le corps entre deux draps en mousseline. Ils languissaient sous les coups de langues qui arrivaient à leur faire cracher des sons. Le claquement du C, le ronronnement du R, le bégaiement du T. Le gémissement du A, la violence du U, le chuchotement du O. Les couleurs des voyelles, inspirées de Rimbaud, dansaient maintenant tranquillement dans le liquide cérébro-spinal de ta tête.

Le doux goût de la banane s’empara de mes papilles, dégustant comme jamais la rêche couverture de ma langue. Le poivre vînt pimenter la bouchée, puis l’arrière-goût de fromage s’installa sur mon palais. Pas l’arrière-goût, non. Le soupçon avait-il dit. Cette perle de saveur qui roule, roule, roule dans la gorge mais pas sur la langue. L’arrière-soupçon camembert mêlé à l’amertume de ses mots. Son chapeau clignote de dignité, il le remet sur le haut de sa tête comme pour empêcher cette dernière de tomber. De trouver un certain équilibre avec ses os tout tordu et son dos arqué.

« La gravité t’a eu, on dirait. Elle s’est bien joué de toi. T’as fait boum badaboum sur les pavés ! »

Soudaine réalisation. Le ton sec, les mots inconnus, distants dans la tête. Idiot. Il ne l’était pourtant pas, pas vraiment en tout cas. Vraiment, il était ennuyant. Ennuyant certes, quelque peu maladroit, mais incarnait tout le contraire de l’idiotie. S’il était intelligent, pourquoi les mots que l’autre lui jetait n’arrivaient à se traduire ? Peut-être le chapelier parlait-il une autre langue. La langue des couvre-chefs, des bateaux en origamis sur la tête. Peut-être fallait-il porter un de ces accessoires pour comprendre. Un haut-de-forme apparut donc dans ses mains, qui guidèrent le chemin jusqu’à sa touffe de cheveux. Cachée, elle ne pouvait ainsi plus perturber l’étrange entité qui lui faisait face.

J’étouffe à l’intérieur de ce chapeau. Je suis lapin blanc, victime de la maladresse du magicien. Je reste coincé dans son tour, accroché au tissu qui m’entoure. J’ai du mal à soulever le rebord, à grimper pour en sortir, je chute, je bondis, j’essaye de m’évanouir. De ne plus avoir à respirer l’étouffant air qui habite la noire coquille. On sonne à la porte, j’ouvre, je retombe, il n’y a personne. Pas un chat dans ma tête, ni en-dehors. Je griffe le tissu mousseline qui recouvre le bois lourd du couvre-chef. Jamais je n’aurais pu en sortir.

Tu trembles un peu, parce qu’il te fait un peu peur. Peur parce qu’il n’est pas ce à quoi on s’attend. Il est peut-être un peu intéressant, mais ses mots sont froids et sa langue claque comme un fouet dans tes oreilles. Tu balbuties une excuse, tu t’en veux un peu de l’avoir fait tomber. Il ne se préoccupe pas de ce que les consonnes et les voyelles faisaient dans ta tête. Elles s’entrechoquaient pour exploser en autres couleurs, en autres sons et odeurs, en autres goûts de quatre heures. Tu explores dans ta tête ce que veulent bien dire tous ces sentiments, tu abandonnes quelques temps la peur pour la remplacer. Par de l’admiration. Tu n’as aucune idée de l’identité du mec au chapeau. Tu essayes de comprendre un peu, parce que tu as un peu peur et que tous ces un peu te montent à la tête.


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