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 J'ai vu tes peurs se cacher près de notre passé (PV Ali)

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MessageSujet: J'ai vu tes peurs se cacher près de notre passé (PV Ali)   Jeu 11 Aoû - 21:13


laisses moi loin de tes côtés
Ali et Méli

Mélinda ne pouvait pas rester une minute de plus dans ce dortoir. Depuis qu'elle était revenu de Lir,  le temps était devenu un supplice. Tout d'un coup, elle se surprit à détester cette chambre, ce lit aux tentures de soie dorées, elle détestait tout ce qu'elle y avait fait et tout ce qu'elle y avait pensé ces trois derniers mois. La brunette ne pouvait pas se résoudre à se coucher. Elle savait bien que, dès qu'elle fermerait les yeux, les réminiscences de ce qui se passait entre Chad et elle viendrait la torturer. Et elle n'avait aucune envie de se retrouver seule avec ses rêves. La voix de sa conscience était bien trop forte pour espérer dormir en paix. Oui, sa conscience hurlait, tempêtait, l'insultait, refusant de se taire malgré les nombreuses tentatives de sa propriétaire. En se frottant les yeux d'une main lasse, la jeune femme soupira.  Il fallait qu'elle sorte de cette chambre. En désespoir de cause, elle enfila un long gilet noir sur son pantalon de pyjama en soie gris et son débardeur de coton noir. Chaussons à pompons aux pieds, elle se faufila hors du dortoir sans bruit. Elle ne savait même pas où elle voulait aller. Autant se laisser porter.  

Elle remonta dans les étages. Peut-être que la bibliothèque ne serait pas verrouillée et qu'elle pourrait profiter un peu de l'aide précieuse de ses ouvrages. Ou bien, elle pourrait grimper au sommet de la tour de l'horloge et admirer les étoiles, comme elle le faisait petite avec sa mère. Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas que la nouvelle série de marches qu'elle s’apprêtait à gravir s'était décalée. Avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit pour l'éviter, elle se retrouva en bas du palier, son genou émettant un craquement sinistre, une onde douloureuse traversant sa jambe de haut en bas. La pouffsouffle retient à grand peine un cri de douleur. Elle serra les dents et se mordit la lèvre violemment. Elle jeta un coup d’œil embué à sa jambe. Une tache rougeâtre s'élargissait sur le tissus de son pantalon et son coeur palpitait dans son ménisque. Une mauvaise plaie et une entorse. C'était une entorse. Ou plus grave. Son genou était peut-être cassé ? Cela ne faisait pas une grande différence, en soit.

Tâtonnant à la recherche de sa baguette, Mélinda tentait de garder sa jambe le plus immobile possible.  Il était plus de onze heures du soir, les gardiens de nuit mettraient des heures avant de passer par ici durant leur ronde. Coincée entre deux étages, il y avait également peu de chance pour qu'un préfet ne vienne à son secoure. Elle  était livrée à elle-même.  Avec un gémissement douloureux, la jolie brune agrippa à la rambarde et tâcha de se relever tant bien que mal. Elle sentait déjà la sueur froide propre à la douleur perler le long de son dos et de son front. Une entorse était peu probable finalement. Elle tenta un pas puis deux et abandonna. Chaque mouvement déclenchait une décharge de souffrance jusque dans sa cuisse. Se sentant devenir nauséeuse et sur le point de défaillir, elle se pencha en avant, agrippant de toute ses forces à la rambarde en bois pour ne pas s'évanouir, posant le front sur sa paroi froide afin de garder les idées claires. Elle avait envie de pleurer. Maudit soit Chad d'hanter ainsi son esprit. Après un moment qui lui sembla proche de l'éternité, une voix s'éleva dans son dos.  Juste au moment où la fatidique question sur le peu de marge de manœuvre dont elle disposait commença à la tarabuster sévèrement. Et où sa tête commençait à l'élancer sérieusement à force de chercher en vain le sortilège permettant de faire apparaître une attelle.

Poppy ?

L’abréviation améliorée de son nom de famille claqua dans son cerveau.Elle se figea. Ce surnom ... si aimé autrefois, si détesté aujourd'hui ... Une seule personne dans ce château l'appelait ainsi. Elle tourna la tête sur le côté, joue toujours posée sur la froideur apaisante du bois vernis, mains toujours aussi blanches et moites à s’agripper ainsi. Alistair, bien sûr. Il ne manquait plus que ça. Il dévala les marches, un pli soucieux barrant son font, la mine préoccupée. Elle grimaça. Pourquoi fallait-il que la seule personne encore debout dans ce château soit son ex ? Arrivé à sa hauteur, il la détailla de haut en bas. Une pointe d’orgueil mal placée lui conseillait de lui dire d'aller se faire voir mais elle savait que c'était pure stupidité vu son état.Elle ne parviendrait jamais à rejoindre l'infirmerie toute seule. Le regard du gryffon devient plus sombre quand il se posa sur son genou. Il s'agenouilla pour l’ausculter de plus près. Au fur et à mesure qu'il prenait la mesure de l'étendu des dégâts, elle pu lire les questions se succéder les unes aux autres dans son regard. Elle éluda :

Ce n'était qu'une question de temps avant que ces foutus escaliers aient ma peau ...

Elle aurait voulu que son ton soit léger et détaché mais ce fut un murmure rauque qui concéda à sortir de sa gorge. Bien sûr, elle n'était pas ravi que ce soit Alistair qui vienne à sa rencontre, alors qu'elle était aussi vulnérable. Voilà deux ans qu'elle jouait l'indifférente et maintenant, il était là, celui qui lui avait réduit le cœur en bouillie, à la regarder avec une inquiétude loin d'être feinte. Elle le sentait et ça la mettait encore plus mal à l'aise. Avait-il seulement encore le droit de se préoccuper de son sort ? Quand il avait rompu, elle avait mit des mois à s'en remettre. Elle avait pourtant essayé de prendre les choses de haut, avec de la distance ... mais tout ce dont elle se souvenait datant de cette époque, c'était la lettre éplorée qu'elle avait envoyée à sa mère en lui demandant si les peines de cœur pouvaient évoluer en endocardite et se conclure par une mort longue et douloureuse. Un nouvel élancement, qui entraîna avec lui des spasmes nerveux, lui fit ravaler le peu de fierté qu'il lui restait. Elle murmura :

Je ne dirais pas non à un petit coup de main ...

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Dernière édition par Melinda J. Cobbelpot le Ven 2 Sep - 11:43, édité 1 fois
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Alistair MacNèill
Gryffondor

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Gryffondor




MessageSujet: Re: J'ai vu tes peurs se cacher près de notre passé (PV Ali)   Ven 26 Aoû - 6:17

"I will be your ghost of a rose..."

Dans le dortoir des Gryffondors, tout était calme. Un des garçons laissait échapper un ronflemment retentissant de temps à autre, un autre encore était pris dans un rêve profond et semblait être déterminé à battre cet affreux troll des tavernes, quitte à en tomber de son lit. Un troisième dormait paisiblement, bougeant de temps à autre lorsque ses voisins s’avairaient trop bruyant. Au milieu de tout ces garçons endormis, deux yeux clairs étaient parfaitement ouverts dans la pénombre. Cela lui prenait parfois, à Alistair. Autant certains soirs il se sentait tellement assommé qu’il aurait pu participer au Marathon du sommeil et le gagner haut la main, autant d’autres soirs Morphée semblait lui suggérer d’aller voir ailleurs. La plupart du temps, le Gryffondor descendait au bord du feu, s’allumait une chandelle, et lisait un des nombreux livres de Quidditch qu’il avait chapardé à la bibliothèque. Mais certaines fois, il ne pouvait pas rester assis. Il brûlait d’envie de bouger, peu importe où. Mais ses jambes voulaient bouger.
Comme ce soir, par exemple.

Alistair se leva silencieusement de son lit; au début de l’année, il l’avait stratégiquement choisi, pour que la lumière de la lune éclaire son chemin jusqu’à la porte. Il s’empara de son pantalon, d’un sweat et de sa baguette et se glissa dehors, prenant soin de fermer la porte avant de s’habiller. Pour ne pas réveiller personne. Alistair sortit ensuite de la salle commune de Gryffondor, faisant un clin d’oeil à la Grosse Dame - elle avait l’habitude de le voir passer, savait qu’il ne voulait de mal à personne, et était le seul à la complimenter sur ses talents de chanteuse. Elle eut un petit sourire à demi endormi avant de fermer les yeux, laissant Alistair continuer son exploration illégale des couloirs du château. Le jeune homme ne laissa porter par ses pas; il ne cherchait pas à aller à un endroit bien précis, après tout. Juste à s’épuiser assez pour rentrer se coucher et espérer avoir un peu de sommeil avant le début des cours, demain. Il n’eut pas à aller bien loin avant d’entendre un bruit sourd; le genre de bruit que fait un corps en tombant dans les escaliers, par exemple. Le Gryffondor orienta sa baguette vers le couloir, le plus loin possible, aux aguets pour tenter de savoir de quel côté était la personne qu’il devait aider. Le bruit avait semblé venir de devant lui, alors, il avança dans cette direction, pensant que si c’était Peeves qui lui faisait une mauvaise blague, il tenterait de lui faire exploser la tête.

Il arriva près d’un des escaliers, et vit une silhouette pliée en deux, semblant se tenir à la rambarde avec la force du désespoir. Les escaliers de Poudlard avaient encore fait une victime. A première vue, il aurait pu croire que c’était un préfet lambda, rôdant dans les couloirs - peut-être pour le chercher et le punir, qui sait. Il regarda son visage, du moins, ce qu’il pouvait en voir, puisque son front était posé contre la rampe. Son cœur sembla rater un battement et, avant qu’il ne puisse s’en empêcher…

« Poppy ? »

Alistair s’avanca de quelques pas, et dès qu’il vit son visage, il fronça intensément les sourcils alors que l’inquiétude enfla dans son cœur, accompagné de sentiments contradictoires. Bien entendu, il n'était peut-être pas l'aide qu'elle aurait souhaité avoir. Il était celui qui l’avait plaquée, après tout. Il se força à mettre ses pensées de côté en dévalant les escaliers. Ressasser le passé était inutile, du moins pour le moment. Par réflexe, il la regarda attentivement; elle n’avait pas l’air de saigner ailleurs, de se tenir un endroit particulier, rien qui puisse suggérer une autre blessure.

« Ce n'était qu'une question de temps avant que ces foutus escaliers aient ma peau ... »

Il ne répondit pas; il ne savait pas quoi répondre, en fait. Il ne savait pas s'il devait s'inquiéter pour elle, s'il devait appeler quelqu'un pour prendre soin d'elle, l'emmener lui-même à l'infirmerie sur son dos. S'aidant de la lumière de sa baguette, il éclaira son genou, regarda attentivement; il n'osait pas toucher autrement qu'avec le bout de ses doigts, et rien que ce contact le mettait mal à l'aise.
La nuit n'était pas prête de se finir. Pour les deux.

« Je ne dirais pas non à un petit coup de main ... »

Alistair leva la tête vers elle, les lèvres serrées. Evidemment qu'elle avait besoin d'un coup de main. Vaguement, dans sa tête, il pensa que sa mère l'aurait probablement laissé saigner au beau milieu des escaliers. Sans même appeler un préfet. Aider un Sang-de-Bourbe, ça, jamais. Les Greengrass ne font pas dans la charité, encore moins avec du sang impur. Le jour où elle avait su que son fils unique sortait avec une Moldue, ça avait été la fin des haricots. La seule chose qui l'avait préservée d'une Beuglante au beau milieu de la Grande Salle était la fierté de sa mère - mais la lettre silencieuse qu'elle lui avait envoyée avait été tout aussi assassine. Les arguments : tranchants. La référence à son père, Moldu et fou, enfermé dans un asile : fatale.
Est-ce qu'il regrettait cette décision ?

« Evidemment. »

Il ne savait pas vraiment s'il venait de se répondre à lui-même, ou s'il venait de lui répondre à elle. Les deux. Alistair se releva, ayant décidé qu'il n'était même pas la peine de lui demander de bouger le genou; vu la douleur, elle n'y arriverait probablement pas. Il orienta la lumière de la baguette de manière à éclairer son visage, lui mettant brièvement la lumière dans les yeux avant de réaliser son erreur. Il était nerveux, trop nerveux. Tellement nerveux qu'il ne pensa même pas à lancer un sort pour lui mettre une attelle, atténuer sa douleur.
Et ce n'était pas vraiment car il avait peur de se faire attraper dans les couloirs en pleine nuit.

« Je... Désolé pour la lumière dans les yeux. Je crois que l'infirmerie est par là-bas, si mes souvenirs sont bons. »

Il indiqua le couloir par lequel elle était venue. L'infirmerie était au premier étage.

« Je t'aiderai à marcher. Clopiner. Ne pas mettre de poids sur cette jambe, vraiment. Madame Pomfresh saura quoi faire. Tu n'es pas blessée ailleurs, au moins ? »

Il avait essayé d'avoir l'air normal en posant cette dernière question, mais n'avait pas pu empêcher une pointe d'anxiété de percer dans sa voix; il eut une brève pointe d'énervement envers lui-même, et ne put empêcher un rictus d'apparaître brièvement sur son visage. En la plaquant, il y a deux ans, il avait laissé à la porte tout droit d'être sérieusement inquiet pour elle. Elle avait clairement l'air d'être passée à autre chose. A lui de faire comme si c'était le cas, maintenant... Même si ça ne l'était pas totalement.

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MessageSujet: Re: J'ai vu tes peurs se cacher près de notre passé (PV Ali)   Ven 2 Sep - 11:58


laisses moi loin de tes côtés
Ali et Méli

Un grand amour appelle toujours de grands espoirs. Aucune idée d'où cette affirmation lui venait, mais elle était là, en toile de fond, puissante et sentencieuse. C'est sans doute ainsi qu'elle aurait défini sa relation avec Alistair, si elle ne s'était pas aussi abruptement terminée. Elle se souvenait encore parfaitement de leur premier rendez-vous. Le gryffon lui avait proposé de l'accompagner au bal de Noël qu'organisait les sixièmes et septièmes années de sa maison. Quand il était venu la rejoindre devant la porte de la salle sur demande, où se déroulait la fête improvisée, elle avait faillit éclater de rire. Alistair avait de toute évidence décidé que ce rendez-vous se passerait dans les règles de l'art en lui offrant des fleurs, ou plus précisément une petite étoile de Noël carmin, et des chocolats. Ce qu'elle n'aimait pas. Ceci étant dit, l'attention avait été tellement touchante que Melinda s'était abstenu de tout commentaire et avait accepté les présents avec une joie non dissimulée. Elle avait vraiment essayé de se faire belle et lui semblait avoir apprit par cœur le " Guide du rendez-vous réussi". Il lui avait soufflé un compliment, embrassant du regard la petite robe fourreau rouge, la barrette de strass qui retenait ses cheveux et le discret maquillage qui lui faisait des yeux de biche. Il lui avait prit la main, ils étaient en couple et il voulait que ça se sache. A ce souvenir, son cœur se serra. Comment celui qui avait été si fier de l'avoir à son bras ce soir là avait il  pû lui faire autant de peine trois mois plus tard ? C'est à ce moment là que le Lumos éclatant de son ex lui brouilla la vue. Il avait orienté sa baguette de manière à scruter son visage et l'aveugla au passage. Elle plissa les yeux en grimaçant. Erreur qu'il rectifia aussitôt en abaissant le faisceau vers son genou.

Je... Désolé pour la lumière dans les yeux. Je crois que l'infirmerie est par là-bas, si mes souvenirs sont bons.

Il était nerveux, fébrile. Elle le voyait bien. Et son don d’empathie ne la trompait que rarement. Bien qu'elle distinguait moins les émotions d'Alistair depuis qu'ils étaient séparés, ils avaient été si proches durant le trimestre qu'ils avaient passé ensemble qu'en général, elle n'avait pas besoin de grand chose pour confirmer les intuitions qu'elle avait le concernant. Ce qui le rappela son propre état de panique lors de ce fameux bal. Bien qu'elle n'avait aucunement envie de s'appesantir là dessus, elle ne pouvait empêcher son cerveau de faire défiler les souvenirs, comme autant de clichés précieux d'une époque bénie. Quand il lui avait proposé de danser sur Silent Night, elle avait sentit les jambes se dérober sous elle. Avait-elle le droit de refuser ? Que disais le Guide à ce sujet ? La cavalière avait elle le droit de refuser une danse à son partenaire ? Mais il lui avait prit la main et, sans lui laisser le temps de se demander comment elle devait le prendre dans ses bras, il régla le problème pour la serrer contre lui.

Je t'aiderai à marcher. Clopiner. Ne pas mettre de poids sur cette jambe, vraiment. Madame Pomfresh saura quoi faire. Tu n'es pas blessée ailleurs, au moins ?

Elle secoua la tête. Non, elle n'avait pas mal ailleurs. La brunette lâcha tant bien que mal la rambarde et tenta de faire un pas vers lui. Sauf que son genou blessé refusa de supporter son poids et elle s'écroula dans ses bras. Il était tellement plus grand qu'elle que sa tête arrivait à peine à niveau de sa poitrine. Instinctivement, pour l'empêcher de tomber, le brun la rattrapa par la taille. Melinda sentit une sorte de vide se creuser dans le bas de son ventre. La situation était entrain de lui échapper. Elle posa les mains sur ses épaules pour se redresser et s'écarter un peu. Son poste de batteur l'avait drôlement musclé. Et son parfum ... Elle continuait de le reconnaître entre mille. Encore une fois, son cerveau fit un bond dans le passé. Elle se revit, assise avec lui sur la table d'une salle de classe déserte, après le bal. Ils gobaient des caramels qu'ils avaient chippé dans un saladier, en refaisant le monde, comme tous les jeunes de leur âge. Il faisait nuit, il n'y avait pas de bruit. Et puis, elle était descendu de la table, se postant devant lui, riant à une blague dont elle ne connaissait même plus la chute. Elle debout et lui assis. Leurs visages au même niveau. Elle avait posé ses mains sur ses genoux. Et puis, il l'avait embrassé, d'abord sur le front puis sur les lèvres. Un baiser au goût tendre et sucré du caramel. C'était son premier baiser. Elle ne l'avait jamais oublier. Ni aucun de ceux qui avaient suivi. Alistair ne le savait sans doute pas, mais il aurait pû se vanter durant longtemps d'avoir été le seul à avoir embrasser la pouffsouffle. Il l'aurait pû encore si Chad n'avait pas changé la donne, lors de son dernier concert.  

Maudissant son émotivité et son petit coeur romantique, elle pria pour qu'il ne remarque pas ses joues devenues écarlates sous le coup de l'émotion. Tout en tentant de reprendre contenance, elle murmura, agacée :

Excuse moi. Je ne voulais pas ..

Alsitair la regardait d'un air perplexe, en continuant de l'étreindre. Puis, petit à petit, il parut prendre conscience de ce qui jouait entre eux, de réaliser qu'il la tenait contre lui. Il finit par détourner les yeux. Elle continua, nerveusement, absolument horrifié de constater que ses bras, et le rythme de sa respiration contre sa joue, lui manquaient déjà :


Je crois qu'il est cassé. Je ne peux pas marcher, ni m'appuyer dessus. Même pas pour clopiner. Si tu m'aides à m'asseoir sur cette marche, je pourrais étendre ma jambe et attendre que tu reviennes avec du renfort ?


Ou alors, pensa t'elle en son fort intérieur, tu me prends dans tes bras, comme l'homme fort que tu es devenu et tu me portes là-bas, sans te dégonfler, encore. Engoncée dans une gangue de chaleur ouaté dû à la douleur, la jeune sorcière tentait de démêler les noeuds que faisait son cerveau. Son esprit continuait de faire la bascule passé-présent sans qu'elle ne sache plus vraiment faire la distinction entre les deux. Elle se sentait mal, essoufflée, étourdie, le coeur au bord des lèvres. Sa tête lui faisait mal. L'anémie entraînée par sa fracture ouverte laissait entrevoir ses premiers symptômes. Elle sentait les battements du cœur d'Alistair à quelques centimètres du sien. Comment se faisait-il qu'ils battent encore alors qu'ils les avaient si joliment réduit en miettes ?

© EKKINOX
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