Forum RPG Harry Potter se déroulant en 2016.
 

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 L'inflation - ft Charlie

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MessageSujet: L'inflation - ft Charlie    Lun 29 Aoû - 19:42

Ce rp fait suite à ce rp qui est toujours en cours d'écriture.
(Dedans Jonjon s'énerve contre Caem)



Kitou ?

Aujourd'hui était une journée étrange. De ces journées qui semblent se passer sans nous, se déroulant sans nous attendre. J'avais cette impression d'être comme une sorte d'automate, ou une marionnette de bois, qu'on agitait pour faire croire à un semblant de réel, histoire de donner le change. Mais moi, à l'intérieur, je n'avais vu passer aucun cours, aucune heure, rien. C'était comme si le temps s'était arrêté, figé à un moment précis. Mon esprit s'était bloqué à ce moment là, cet instant qu'il ne comprenait pas.

Je ne savais pas ce qu'il m'avait pris, soudainement, cette rage folle qui m'avait envahit, ce n'était pas moi. Je ne savais pas pourquoi j'avais réagis ainsi, sans me contrôler, alors que ce n'était pas mes affaires. Normalement, j'aurais observer de loin, d'un œil. J'aurais peut-être posé quelques questions, plus tard. Je n'intervenais pas dans les affaires des autres, sauf situation d'urgence. Et malgré mon sentiment sur le moment, à bien y repenser, s'était évident qu'ils ne faisaient que discuter, c'était évident qu'il ne passait rien de mauvais, qu'on était loin de cette situation d'urgence. J'étais quelqu'un de calme, mais j'avais perdu mon sang-froid, j'avais peut-être simplement laisser le gryffon s'exprimer. Ces histoires de maisons n'étaient peut être pas si stupides.

Mais je ne savais pas non plus ce qui lui avait pris, à elle. Elle avait réagis si violemment. Je ne voulais pas l'embêter, c'était un coup de tête idiot, et même si je le condamnais maintenant, je ne la comprenais pas. Pourquoi elle lui parlait à lui ? Après ce qu'il lui avait fait ? L'avait-il forcée ? Pourquoi m'aurait-elle rejetée alors ? Il y avait quelque chose dans cette histoire que je ne comprenais pas. Quelque chose d'inexplicable, il me manquait trop d'élément.

Et je retournais tout ça dans ma tête, inlassablement, ne trouvant pas de solution. J'étais encore tendu de la veille, j'avais toujours cette rage qui somnolait en moi. Elle ne voulait pas partir, et je ne voulais pas qu'elle parte. Je voulais comprendre, je voulais réagir. Tellement, que je savais que j'aurais pu m'en prendre à n'importe qui, mais je ne voulais pas me tromper de cible. Toute la journée, j'avais donc laissé l'automate agir, frôler les murs, évitant les regards, les gens, essayant de ne pas se faire remarquer.

Et tout s'était déroulé sans encombre. J'étais quelqu'un de discret, quelqu'un qui ne se fait pas remarquer, alors s'était facile d'être ignoré.





HRP : Charlyn je te fais des bisous.

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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Lun 29 Aoû - 21:29


‘’Something in the way.‘’
Jonathan&Charlie


Moi non plus, je ne décolérais pas depuis la veille. J’étais allée m’excuser auprès de Caem pour tous ces bruits qui couraient à son sujet. A notre sujet plutôt. Le fameux Avery n’avait rien à se reprocher et j’étais déjà bien agacée que quelqu’un endosse la responsabilité de mon agression alors qu’il n’était concerné ni de près ni de loin. Je ne comprenais pas non plus par quel miracle j’arrivais à garder l’identité de mon agresseur secrète. Peut-être qu’au final le petit discours d’Allen sur sa seule famille avait fait effet sans que je m’en rende compte. Ou alors peut-être que je voulais tellement repousser ces souvenirs que j’avais décidé de ne plus en parler, et de ne pas chercher à l’arrêter. Ne jugez pas, je n’avais définitivement pas le courage d’un Gryffondor qui aurait peut-être vaillamment traqué son agresseur pour que justice soit faite. Ça ne m’intéressait pas, je n’avais pas besoin de m’encombrer de plus de problèmes. Je n’avais qu’une hâte, que l’année se termine, et vite. L’ambiance de Poudlard me pesait, et je commençais même à suffoquer à l’intérieur de ces murs. Aussi grand qu’il soit, le château me laissait à chaque fois la désagréable impression d’être enfermée, et je détestais ça. Le problème, c’est que je n’étais pas franchement mieux chez moi. J’ai soupiré en continuant à chercher la personne qui avait contribué à mon énervement, la veille. J’étais fatiguée de chercher des personnes, j’avais l’impression de passer ma vie à ça.

Toujours était-il que je comptais bien attraper Jonathan pour obtenir des explications. Mon entrevue avec Caem aurait pu être aussi rapide qu’efficace. On n’en n’aurait plus parlé, peut-être même que je ne lui aurai plus jamais adressé la parole, ou peut-être qu’au contraire nous serions devenus amis, qui sait ? Bien entendu, ça c’était sans compter sur l’intervention si impressionnante du Gryffon. Alors que je montrais mon poignet à Caem, Jon avait débarqué de nulle part, et sans raison apparente pour menacer le Serpentard à qui je venais de présenter mes excuses. Et voilà qu’il venait tout gâcher. Alors oui, j’avais répondu avec violence, et je n’avais aucun remords par rapport à ça. Enfin presque pas. Je ne comprenais pas la réaction de Jon, j’avais besoin d’explications : pourquoi s’était-il senti obligé d’intervenir dans une histoire qui ne le concernait absolument pas ?
Rien que d’y repenser, j’ai sentis mon agacement reprendre le dessus.

J’ai fini par le trouver dans les couloirs. Discret ou pas, il ne m’avait pas échappé. Sans lui laisser le choix, je l’ai saisi avec force par le bras pour l’entraîner dans une classe vide. Mon regard n’était plus rieur et je ne souriais absolument pas. Difficile d’imaginer que quelques jours auparavant nous barbotions joyeusement dans le lac. Je l’ai toisé avec sévérité pendant quelques secondes avant de me lancer. « Alors, tu vas m’aider à comprendre ton petit numéro d’hier ? » Peut-être même que ma voix était plus froide que je ne voulais. Je n’étais pourtant pas rancunière et je ne voulais pas me prendre la tête avec Jonathan, loin de là. Mais j’avais au moins besoin de comprendre sa réaction aussi stupide qu’excessive. Pourquoi est-ce qu'il avait absolument voulu me protéger ? La cause de sa réaction me gênait, pas sa violence.
J'avais peut-être un peu peur de comprendre.

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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Lun 29 Aoû - 22:09



Kitou ?

Mes yeux regardait dans le vide, complètement déconnectés de ce qui m’entourait, j’étais plongé dans un conflit intérieur qui ne voulait cesser. Toujours à tourner et retourner les évènements dans ma tête, sans jamais rien y comprendre, comme si au fond, je ne le voulais pas. Ce manège aurait pu continuer longtemps si rien n’était venu l’arrêter net.
Alors que je rasais les murs, que j’évitais le monde, je sentis soudainement quelque chose m’agripper. Quelqu’un venait de me choper le bras, et de me trainer dans une salle, vide. Cet altercation surprise m’avait sortit de ma marche automatique, reprenant conscience que j’étais là, dans un corps bien existant. Je n’en avais pas grand chose à faire en ce moment, d’être là, à Poudlard, des cours, et je m'empressais de jeter un regard noir à celui qui était venu me déranger, jusqu’à ce que je m’aperçu que ce n’était pas celui, mais celle.

Elle. Elle était là devant moi, visiblement aussi agacée que moi. Mon regard noir se changea immédiatement en un regard plus surpris, et je ne sais pourquoi, un peu plus coupable. En face d’elle, comme ça, j’avais d’un coup l’impression d’être un sale gamin, qui avait fait une connerie. J’allais presque m’excuser quand me revint la raison pour laquelle j’aurais du le faire. Et ma colère réapparu aussi forte qu’auparavant. Pour quelle raison j’aurais du m’excuser ? C’est elle qui faisait n’importe quoi. C’est elle qui devrait réfléchir à ses actions, pas moi. Et si elle était si blanche comme neige, elle n’aurait pas eu besoin de venir me trouver.

« C’est toi qui devrais t’expliquer ! T’es atteinte de syndrome de Stockholm, ou je ne sais quoi ? »

Sans m’en rendre compte, je dirigeais ma rage contre elle. J’avais l’impression que tout était de sa faute. Ce n’était pas moi, cette façon d’agir, c’était donc nécessairement elle, elle qui me forçait à réagir comme ça. Je ne disais pas qu’elle m’avait ensorcelé ou quoi que ce soit, c’était bien sûr une sorcière, mais elle n’avait pas besoin de magie pour agir assez bêtement et me forcer à m’emporter de la sorte.
Bref, je fulminais, la fixant, les sourcils froncés. J’avais envie de tout péter autour de moi, de la secouer pour lui remettre les idées en place, mais je me contenais. Seuls mes poings se serraient et se déserraient violemment, comme un maigre défouloir.




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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Lun 29 Aoû - 22:42


‘’Something in the way.‘’
Jonathan&Charlie


J’étais à deux doigts d’exploser. La tension dans la salle de classe vide ne faisait qu’augmenter et je le sentais aussi tendu que moi. On se faisait face, comme deux coqs prêts à se battre, ce qui était assez ridicule. Et puis je n’avais aucune envie de me battre avec Jonathan. Simplement, il n’avait pas le droit de m’en vouloir. C’était lui qui s’était interposé entre Caem et moi sans raison, lui qui avait été violent envers le serpentard qui n’avait rien fait, lui qui ne connaissait rien à l’histoire et qui avait fait comme tous les autres en croyant tout savoir. Lui encore qui s’était énervé pour rien. Alors non, il n’avait pas le droit d’être énervé contre moi alors que je ne lui avais absolument rien demandé. Il ne connaissait pas Caem, et quand bien même s’il avait cru aux rumeurs, pourquoi s’être jeté sur lui alors que de toute évidence, le Serpentard ne faisait preuve d’aucune violence ? J’étais décidément exaspérée par l’attitude de Jonathan. Merde pourquoi avait-il fallu qu’il mette son nez dans des affaires qui ne le concernait pas ? On ne lui avait jamais appris à rester à sa place ? Lui l’enfant si discret s’était pris pour quelqu’un d’autre en se jetant sur un mec parfaitement innocent. J’avais envie de le secouer pour qu’il m’explique et vite, le comment du pourquoi de sa réaction.

J’ai dû me retenir de toutes mes forces pour ne pas lui mettre un claque en entendant sa réponse. Il ne s’expliquait pas, il me renvoyait la faute. Je me suis mordue la lèvre inférieure tout en levant les yeux au ciel. Ne pas le taper. La violence ne résolvait rien n’est-ce pas ? J’hallucinais réellement qu’il puisse essayer de retourner ça pour me renvoyer la faute. Mais je ne lui devais rien, strictement rien ! Ni explications ni quoi que ce soit ! Il ne gérait pas mes faits et gestes, il n’était ni mon père ni personne. Alors non, non, non et non je ne lui devais pas d’explications. Allons bon il allait filtrer mes relations maintenant ? Et puis quoi encore, m’accompagner partout dans le château et m’escorter en dehors de Poudlard ? Et en quel honneur, parce que je l’avais poussé à l’eau ? Ou parce qu’on partageait soi-disant la même peine ? J’étais hors de moi.

« Non mais merde tu te prends pour qui ? » Crachais-je non sans agressivité. S’il voulait me contrôler c’était bien ambitieux. « Je ne me suis pas mêlée de tes affaires moi. Donc non, c’est toi qui va t’expliquer. » J’ai posé un doigt sur sa poitrine. « Tu ne sais pas ce qui s’est passé, tu ne sais même pas si c’est Caem le responsable mais bien sûr tu crois à ces commérages idiots. » J’ai retiré mon doigt après l’avoir poussé légèrement avec. « T’as vraiment intérêt à pas me refaire un coup comme ça. Je ne te dois rien Jonathan, j’espère que c’est bien clair dans ta tête. » J’ai croisé mes bras sur ma poitrine en le fusillant du regard. Maintenant, j’attendais qu’il s’explique parce qu’il ne sortirait pas de cette salle avant l’avoir fait. Je pouvais me montrer impitoyable quand il le fallait.
Et je crois que je méritais de comprendre son geste.

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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Lun 29 Aoû - 23:16



Kitou ?

Je ne contrôlais absolument plus mes émotions, ce qui était très rare, je crois même que c'était la première fois depuis mon entrée à Poudlard. J'étais simplement complètement fou de rage, et il me semblait être impossible à calmer. C'était quelque chose qui ne pouvait être arrêter, c'est tout. C'est ce que je croyais, que la seule issue possible était que je retrouve ce serpentard et que je lui fasse payer. Et ellen, elle n'avait pas à m'en empêcher.
Mais il fallu qu'elle reprenne la parole, et qu'elle me remette à ma place. En l'écoutant, je me sentais bizarre. Ma rage était toujours là, mais elle semblait devenir autre, et petit à petit, je me sentais de plus en plus bête. Je lui en voulais, mais de quoi ? Elle avait raison, je le savais. Ce n'était pas mes oignons, je n'avais pas à interferer dans cette histoire. J'étais rien là dedans, je n'avais pas le droit d'être là.
J'avais cette vague impression d'être rejeté, indésiré. C'était le cas. Je me mêlais d'un truc qui ne me regardait pas, elle avait le droit, elle, d'être en colère. Mais je n'arrivais pas à oublier, pas à faire comme si de rien n'était. Des commérages ? Et cette insciptions sur son bras, c'était aussi des commérages peut être ? Il avait bien fallu que quelqu'un la lui fasse ! Je n'étais pas fou, elle le protégeait.
L'envie de lui prendre le bras, et de la mettre face à cette réalité m'avait traversé, mais je n'en fis rien. Elle ne voulait pas de moi. Il ne fallait pas que j'interfère, que je reste loin de tout ça. Le mieux était certainement que je parte tout de suite, que je la laisse face à ses propres problèmes, si elle y tenait tant. Au moins elle n'aurait plus à s'en faire qu'un pauvre type vienne l'emmerder pendant ses étreintes avec son agresseur.
Mais mes pieds restaient immobiles. Je n'avais en réalité aucune envie de partir. Je sentais que je m'entêtais dans quelque chose de stupide, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Tout comme je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir une certaine tristesse faces à ses paroles.

« Je... Je suis désolé. Il allait.. C'est ma faute. »

C'est tout ce qui m'échappa, et ça m'avait parut être un effort surhumain. J'avais les dents serrer, et le regard au sol. Est-ce qu'elle se rendait compte de l'effort que je faisais ? La seule chose que j'avais en tête, c'était des questions, à propos de ce type, de cette inscritpion, de ce qui s'était passer. Bien sûr, elle ne les avait pas, elle, ces questions, elle n'avait que les réponses, celles qui me manquaient, celles qui m'aurait aider à comprendre. Avec ces réponses, j'étais persuadé de réussir à comprendre ce qui m'arrivait. Mais c'était comme s'il y avait quelque chose au dessus, qui me forçait à essayer de la comprendre, à ne pas la forcer à me répondre, à ne pas risquer de lui rappeler un mauvais souvenir. Une envie de la protéger, de tout.



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Lun 29 Aoû - 23:47


‘’Something in the way.‘’
Jonathan&Charlie


J’allais sans doute regretter mes paroles, très vite même. Je me laissais emporter par mes émotions comme le Gryffondor, et mes paroles étaient dures. Justifiées certes, mais tout de même dures, et agressives. Je ne me contenais pas, je n’avais jamais su le faire, et ça faisait du bien, il fallait l’avouer, de pouvoir cracher son venin de temps à autres. Sous le coup de mes paroles, j’ai vu Jonathan changer d’attitude. Nous n’étions plus deux coqs prêts à se battre, il n’était qu’un simple poussin et moi je continuais à hausser le ton. J’avais l’impression d’être simple spectateur de cette scène à laquelle je ne comprenais pas grand-chose. N’importe qui serait intervenu entre Caem et moi, je l’aurai sans doute rabroué sur le coup et tant pis. Mais là, j’avais envie et même besoin de savoir ce qui avait motivé le jeune homme à agir comme ça. J’étais angoissée à l’idée qu’il veuille me protéger, angoissée par rapport à ce qui le motivait. Après tout, on ne se connaissait pas assez pour qu’il ait une certaine légitimité à agir, si ? Et même si c’était le cas, il devait me laisser vivre aussi, faire mes choix. J’étais élevée sans grande aide, alors forcément, j’avais du mal à tolérer qu’on s’occupe de moi. Je n’avais pas besoin que l’on me protège, plus maintenant.

J’essayais de me calmer alors qu’il baissait les yeux mais certaines secondes, je fulminais encore. Il ne me regardait plus, et sa position n’était plus celle d’avant : il capitulait, admettait que j’avais raison. Loin de flatter mon égo, ce constat m’a attristé. J’ai soupiré, fatiguée de toute cette histoire qui de toutes les manières ne rimait à rien. Il avait cru voir quelque chose qui ne s’était pas passé, il avait fait une erreur et il la payait assez durement. Ce qui m’étonnait, c’était que quelqu’un comme Jonathan fasse tant attention aux rumeurs qui couraient. Comment pouvait-il croire tout ce qu’on racontait dans les couloirs de Poudlard ? Pourquoi ne pas être venue me demander directement ? Certes, j’aurai eu du mal mais au moins, on n’en serait pas arrivé là. Il s’est excusé, et j’ai eu envie de lui relever le menton pour qu’il me regarde, mais j’ai pris sur moi.

« Il n’allait rien faire. » J’étais encore froide, sans même le vouloir. En prenant sur moi, je me suis adoucie. J’ai relâché la tension dans mes épaules et j’ai retenu un nouveau soupir. « C’est pas Caem qui m’a fait ça Jon. C’est pour ça que je suis allée le voir, pour m’excuser de toutes ces rumeurs. » J’ai secoué la tête, un sourire désolé sur les lèvres. « Il n’y est pour rien. Alors quand t’as débarqué j’étais folle de rage. » Je le fixais, attendant de retrouver son regard. Je ne voulais pas qu’il se ferme comme ça. Je voulais qu’il continue à me parler, comme il l’avait fait cet après-midi au Lac, comme quand nous nous étions parlé pour la première fois.
Alors j’ai attendu, silencieuse.

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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Mar 30 Aoû - 0:14



Kitou ?

Je fixais le sol, avec de plus en plus d'attention. Je me sentais incapable de relever les yeux, incapable d'aller affronter Charlie, son regard. J'avais peur de m'y perdre, ou de m'y retrouver, je ne savais plus trop. Alors je me raccrochait à ce sol qui n'avait rien d'intéressant. J'essayais de fixer ma concentration dessus, d'oublier ce qui se passait, de ne pas réfléchir. Je m'y accrochais comme je pouvais, pendant qu'une tempête émotionnel avait pris place en moi. Je ne savais pas quoi faire, j'avais à la fois l'envie de détruire tout ce qui se trouvait près de moi, celle de la protéger, elle, contre tout, et celle de me mettre en boule dans un coin, de m'enterrer. Et d'oublier.

Je l'écoutais parler, elle essayait de me donner des explications. Chacune de ses réponses étaient sources de nouvelles questions dans mon esprit ; pourquoi fallait-il qu'elle s'excuse de quoi que ce soit ? Ce n'était pas elle qui avait lancé quoi que ce soit. Et puis, surtout, si c'était pas lui, c'était qui au juste ? Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, le problème n'était pas réglé. Dans mon état, je ne pouvais pas dire si elle mentait ou si elle disait la vérité, mon esprit était trop embrouillé pour penser clairement. Même si apparemment elle n'avait pas de raison de me mentir, elle continuait de cacher dans tout les cas son vrai agresseur. Je sentais une fureur qui se concentrait dans mon ventre, j'avais envie de la laisser exploser, de lui crier que c'était ridicule de faire ça. Il fallait qu'elle parle, qu'on arrête ce malade, qu'on le... Mais j'avais toujours ce blocage, ce truc qui m'empêchait de réagir, ce truc qui m'avait précisément manqué la veille, quand je m'étais immiscé entre elle et Caem.

Plus je restais là, planté comme un pic, à fixer idiotement le sol, plus j'avais envie de la regarder. Dans mon champ de vision, j'apercevais juste ses pieds, et même eux, je les fuyais le plus possible. C'était très étrange comme sensation, j'avais envie de la regarder, de lui parler, de m'excuser pour que tout aille mieux, et en même temps, je ne pouvais pas. C'était comme capituler, et non, je ne pouvais pas. Cette contradiction m'empêchait de faire le moindre mouvement, pas tant que je n'avais pas réglé se conflit interne auquel j'étais en proie. Je n'arrivais même pas à prononcer le moindre mot, dès que j'avais essayer, je n'avais réussi qu'à commencer à me mordiller la lèvre inférieur. Comme si les mots voulait sortir, mais étaient bien enfermer entre les barreaux de mes dents.

Je ne voyais pas comment lui dire ce que je ressentais, je ne savais même pas si j'en avais envie. J'aurais juste voulu que rien ne ce soit passé, et me retrouver encore avec elle au lac, à jouer insouciamment dans l'eau.



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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Mar 30 Aoû - 0:47


‘’Something in the way.‘’
Jonathan&Charlie


J’ai senti ma gorge se serrer alors que le silence s’épaississait, ravivant cette tension qui me mettait mal à l’aise. Je détestais devoir faire ça : remettre les gens à leur place. Je n’étais absolument pas la personne qui pouvait légitimement faire ça à quelqu’un. Mais après tout, il avait dépassé les limites en s’immisçant dans une de mes histoires, non ? Peut-être que ma réaction avait été excessive, sans doute même, mais je faisais rarement dans la demie mesure. Je me sentais soudainement coupable en le voyant fixer le sol, encore et encore. Il avait finalement réussi à inverser les rôles : j’avais maintenant des remords en repensant au ton que je venais d’employer. Je ne savais plus quoi faire pour qu’il ose à nouveau décrocher son regard du sol pour le reposer sur moi. Je ne sais pas combien de temps ça a duré mais ça m’a semblé interminable. J’avais envie de le secouer pour qu’il sorte de sa torpeur. Je me suis retenue. C’était déchirant de le voir comme ça. Il s’était braqué, renfermé et ne semblait pas décidé à continuer à parler. J’ai hésité à m’enfuir, parce qu’après tout, j’avais dit tout ce que j’avais à dire, alors à quoi bon s’éterniser en parlant à un mur ?

Mais je suis restée là, sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir quoi faire. J’étais moi aussi perturbée par tout ce que je sentais se déchaîner sous mon crâne. Je voulais que Jonathan me parle, me réponde. Je voulais entendre sa voix, son rire aussi. Mais rien. Il restait désespérément silencieux et rapidement l’air de la salle de classe m’a semblé irrespirable. J’ai essayé de calmer ma respiration, mais j’avais juste besoin qu’il dise quelque chose, qu’il décroche son regard de ses pieds et qu’il réagisse à ce que je venais de dire. Pourquoi gardait-il tout ça pour lui ? Et quand allait-il exploser pour enfin dire ce qu’il pensait ? Je n’allais pas supporter ce silence encore longtemps et pourtant je me suis perdue dans mes pensées, essayant de trouver une explication logique à ce qu’il avait fait puisqu’il ne semblait pas apte à me répondre. Il n’y en avait pas, d’explication logique. Il n’était pas du genre à s’emporter, pas du genre à prêter attention à ce qu’on racontait sur les autres, pas du genre à se donner en spectacle comme il l’avait fait.

J’ai attrapé sa main pour essayer de le ramener à moi. J’ai tressailli à son contact mais je ne l’ai pas lâché. « Jon s’il te plait, tu veux bien dire quelque chose ? » J’ai parlé doucement en espérant qu’il daigne répondre cette fois. J’ai gardé sa main un moment avant de finir par la relâcher. Je me suis mordue la lèvre inférieure, hésitant entre l’agacement et la peine devant Jonathan. Je n’aimais pas le voir comme ça, mais j’étais terriblement frustrée par ce silence pesant. Soupirant, j’ai encore attendu. Je ne faisais que ça, je l’attendais. Et j’étais assez fatiguée par tout ce qui venait de se passer.

« Dis quelque chose parce que je vais finir par m’en aller. »

Peut-être qu’avec ça il allait réagir. Je l’espérais.

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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Mar 30 Aoû - 1:16



Kitou ?

Le silence s'était installé, et j'étais incapable de le briser. Plus il était là, plus il devenait oppressant, et plus j'avais envie de m'enterrer sous le sol. J'étais complètement paralysé, et je n'arrivais plus du tout à penser clairement. C'était comme si il y avait un match de tennis dans ma tête, et je n'arrivais pas à suivre la balle des yeux. J'étais complètement perdu.
La seule chose qui restait encore compréhensible dans mon esprit c'était l'endroit où je me situais, et ce qui m'entourais là immédiatement, genre Charlie. Et c'était elle qui me paralysait, sa présence qui m'oppressait, et pourtant je n'avais absolument pas envie qu'elle parte. J'avais l'impression d'être dans une voie sans issue. J'aurais pu rester là, comme un con, à fixer le sol, pendant des heures, sans savoir quoi faire, si Charlie n'avait pas elle même agit.

Elle m'a attrapé la main, et le contact de sa peau sur la mienne m'a fait un léger sursaut. Mon regard avait changer de direction, enfin, et fixait cette main qui tenait la mienne, allant jusqu'à observer son bras, sans oser aller plus loin. Je savais qu'elle voulait que je parle, que je m'explique, ou qu'au moins je prouve que j'étais bien là, avec elle, mais je m'en sentais pas capable. Encore moins depuis qu'elle tenait ma main. Ce contact, c'était pire qu'une tempête, j'avais d'un coup l'impression d'être trainer dans une tornade. Mes pensées fusaient sous mon crâne et je n'arrivais pas à les filtrer correctement, tout semblait si flou. La seule chose que je réussis à faire, c'est de serrer légèrement sa main, avec une force pas très sûre d'elle. Ce miracle s'était produit grâce une certitude qui m'envahissait petit à petit :j'aimais sentir sa main dans la mienne.
Et lorsqu'elle rompu le contact, je m'étais senti comme orphelin. Cette impression qu'on m'avait retirer quelque chose d'essentielle, sans me demander mon avis. J'avais eu envie de prostester, mais le blocage revint tout aussi vite, ainsi que mon regard fuyant. Je me sentais terriblement nul à pas réussir à passer outre, mais c'était comme être face à un mur indestructible. Il me fallait un moyen de le gravir. J'étais encore en train de me maudire quand Charlie me donna ce moyen, sous forme de menace. Partir. Ca non, je ne pouvais pas la laisser faire, l'idée qu'elle s'en aille comme ça m'était plus qu'insupportable.

Mon regard recroisa le sien aussitôt, il était inquiet, trahissant ce que je ressentais. Il trahissait aussi l'urgence qui m'emportait, le sentiment que je devais faire quelque là, maintenant, pour la retenir. J'eu un rapide coup d'oeil sur son bras, sa marque, avant de regarder ailleurs. Ce n'était pas le moment de reparler de ça. Non, je préférais me reconcentrer comme je pouvais sur son visage, avec l'envie de lui répondre, lui présentant encore des excuses, que je ne savais pas ce qu'il m'avait pris, je ne savais pas, qu'importe. Mais à la place de mots, mon élan m'envoya droit sur ses lèvres, que j'embrassais doucement avant d'en prendre moi même conscience. Qu'est-ce que j'avais encore fait ?



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Mar 30 Aoû - 12:50


‘’Something in the way.‘’
Jonathan&Charlie


J’espérais sincèrement qu’il réagisse. Je n’avais aucune envie de partir maintenant, là-dessus. Je ne voulais pas conserver ce goût amer dans ma bouche. Parce qu’à ce moment-là, cette sensation m’a assaillie. Je regrettais les mots violents que j’avais eu et surtout, je voulais qu’il me parle, ça n’était quand même pas si compliqué. J’ai vu son regard remonter le long de mon bras et j’ai été déçue de voir qu’il s’est arrêté là. Je voulais que son regard remonte, s’accroche au miens, ne me quitte plus. C’était étrange comme sensation. J’étais déçue et attristée de voir qu’il s’emmurait dans son silence. Et je ne savais pas pourquoi. Après tout, je connaissais peu Jonathan. On avait passé deux après-midis ensemble, l’une plutôt douloureuse, l’autre si légère. Je m’étais attachée à lui sans vraiment m’en rendre compte, c’était naturel, simple, agréable. Et pourtant nous en étions là, dans une salle de classe déserte, silencieux. Plus rien n’était léger, le silence était trop épais, trop lourd, trop étouffant. J’angoissais, sans trop savoir pourquoi. J’appréhendais terriblement les quelques secondes qui allaient venir, il n’y avait aucune raison pourtant. Jonathan n’était rien ni personne, n’est-ce pas ?
Je crois que j’essayais consciencieusement de m’en persuader.
En vain.

Il a finalement relevé les yeux. Une vague de chaleur m’a envahie : je me sentais mieux. Comme rassurée par ce contact visuel que j’avais tant attendu. Il l’a brisé le temps d’une seconde pour regarder ma cicatrice, et j’ai eu peur qu’il s’isole à nouveau.
Autant vous dire que j’ai été grandement surprise.
J’ai senti ses lèvres se poser sur les miennes sans trop comprendre. Etonnée, je n’ai pas réagi immédiatement. Les questions se précipitaient dans ma tête mais j’ai décidé de repousser tout ça. J’ai timidement répondu à son baiser avant de m’interrompre et de reculer d’à peine quelques centimètres. J’étais secouée, et il ne venait pas d’arranger mon angoisse. Une petite voix me poussait à l’embrasser à nouveau, désireuse de sentir ses lèvres, ses mains dans mes cheveux, sur ma nuque, sur ma peau. Au lieu de ça, je me tenais en face de lui, immobile. Mais au moins, je n’ai pas baissé les yeux. « Je… enfin je te demandais juste de parler. » Couinais-je, me sentant immédiatement misérable et regrettant mes paroles tout juste prononcées.
La vérité c’est que j’étais complètement perdue.

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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Mar 30 Aoû - 15:29



Kitou ?

Je l’ai embrassée. Simplement, comme si c’était quelque chose de normal, comme si c’était la seule chose que je pouvais faire. Je ne me suis même pas rendue compte de ce que je faisais, c’est en sentant ses lèvres sur les miennes que mon esprit a remis les choses en ordre. J’étais en train de l’embrasser. Et pour la première fois depuis que j’étais entrée dans cette salle, depuis la veille même, lorsque j’avais vu ce type en compagnie de Charlie, pour la première fois, j’étais calme. C’était comme si toute cette rage qui trainait en moi s’était évanoui d’un coup. Je ne savais pas si elle avait vraiment disparu ou si elle s’était juste endormi pour un temps, mais je ne la ressentais à cet instant absolument plus. Je me sentais bien, je n’avais pas envie que ça s’arrête tout de suite. Il me semblait que ce sentiment était partagé, jusqu’à ce qu’elle s’écarte de moi.
Le sentiment disparu en même temps que le baiser. Mon regard inquiet ne quittait pas le sien, tout d’un coup, j’avais l’impression que le mur était retombé. On pouvait dire que j’avais quitté mon petit nuage. Je ne savais plus quoi dire, plus quoi faire, à nouveau. Sauf que maintenant, en plus de ça, je commençais à me sentir incroyablement bête, et ce n’était pas ce qu’elle me disait qui allait me rassurer. Non, je pris conscience de mon geste, de sa réaction, de ma stupidité.
Je ne pouvais mettre de mot sur ce qu’il m’avait pris quelques instants plutôt, mon esprit bloquait complètement à ce niveau là, mais je savais que c’était quelque chose que je ne pourrais pas effacer. Son regard me mit de plus en plus mal à l’aise, au point que je finis par ne plus le soutenir, commençant à regarder un peu partout autour de moi. J’observais la salle, les murs, plus jamais je ne pourrais être dans une salle de classe sans repensant à cette connerie que je venais de faire. Je m’en voulais, mais tellement.
Cette salle m’oppressait chaque seconde un peu plus, et son regard n’arrangeait pas l’affaire. Un peu plus tôt, j’étais comme paralysé face à Charlie, j’étais incapable de la quitter, là, j’aurais tout donner pour être transplaner le plus loin possible. Que tout ça ne ce soit jamais passé, et qu’elle m’oublie.
Je me suis mordu la lèvre, espérant que la douleur me permettrait de rester maître de moi, et je l’ai regarder une dernière fois. Non, j’étais vraiment incapable de l’affronter, plus maintenant. Et je suis parti, comme un fou, en courant. Je n’ai rien dit, pas un mot. J’avais l’impression d’être le dernier des imbéciles et me maudissait constamment intérieurement. Jamais je n’avais fait un truc pareil, jamais. J’étais le type calme, le type qu’on pouvait pas imaginer faire ce genre de chose, alors pourquoi ? J’avais besoin d’air, de temps. Que tout se tasse, en espérant que ça devienne plus clair dans mon esprit, que le calme vienne après la tempête.
Je ne savais même pas si j’oserais lui reparler un jour. Je devais vraiment être gamin.



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Charlie A. Carter
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MessageSujet: Re: L'inflation - ft Charlie    Mar 30 Aoû - 19:01


‘’Something in the way.‘’
Jonathan&Charlie


Je m’étais rarement sentie aussi stupide et pitoyable. Tout ce que je trouvais à dire n’était qu’une phrase malheureuse, maladroite aussi, ne révélant pas ce que je pensais. En même temps, je ne savais pas vraiment ce que je pensais. Les idées s’entrechoquaient dans ma tête, dans un vacarme insoutenable. Encore des questions, toujours des questions, et je ne pensais pas pouvoir obtenir beaucoup de réponses de la part de Jon. Je le sentais perturbé entre les évènements de la veille et ce qu’il venait de faire. Il m’avait embrassé, avec un calme déconcertant, naturellement, doucement. Son baiser n’avait rien eu de timide : sur le moment, il n’avait pas douté de son geste. Il avait eu raison après tout, je ne l’avais pas repoussé, je n’en n’avais pas eu envie. J’avais simplement été surprise, et par nécessité je m’étais écartée. Mais pas immédiatement n’est-ce pas ? J’avais écourté notre baiser, mais je ne l’avais pas refusé. C’était une nuance qu’il n’avait sans doute pas saisie, il n’y avait sans doute pas réfléchi non plus. Je ne voulais pas le braquer à nouveau, le froisser, je ne voulais pas qu’il fui, qu’il s’isole. Et pourtant, après avoir prononcé cette phrase ridicule, je sentais la fin de notre entrevue assez proche.

Je n’osais plus rien dire, tétanisée à l’idée d’empirer la situation, si c’était seulement possible. Je me suis retrouvée, les bras ballants, face à un Jonathan pas en meilleure posture. Alors qu’il se mordait la lèvre, j’ai failli lui dire de rester, de ne pas faire attention à ce que j’avais dit, de ne pas partir, de ne pas me laisser la seule et dans l’incompréhension la plus totale. J’avais envie de lui hurler dessus à nouveau, pour qu’il ose dire ce qui se passait dans sa tête. Mais je n’ai rien fait de tout ça, je suis restée immobile, pétrifiée. Je ne sais pas ce qu’il a vu dans mon regard mais ça ne lui a pas donné envie de rester. Alors que je ne voulais pas qu’on se sépare ainsi et maintenant, sur cette note aussi agréable qu’étrange. J’ai fermé les yeux brièvement avant qu’il parte. J’ai secoué la tête alors qu’il tournait les talons mais je ne l’ai pas retenu. Il m’a fui, prenant les jambes à son cou. Surtout ne pas s’attarder dans cette pièce qui commençait à me faire paniquer.

La tension est redescendue dès qu’il a mis un pied en dehors de la salle et pourtant, l’air ne m’a jamais semblé aussi irrespirable. J’essayais de donner un sens à tout ce qui s’était passé depuis la veille. Depuis son intervention jusqu’à cette fuite, en passant par sa colère, son mutisme, son baiser. Il y avait bien une logique derrière ça, mais je n’étais pas prête à me l’avouer, alors j’ai fait comme si rien de tout cela n’était arrivé. A mon tour je suis sortie de la salle, calmement. Les couloirs déserts ne m’ont pas dérangé, bien au contraire, je n’avais jamais été aussi ravie de ne croiser personne. Est-ce qu’un jour, Jonathan reviendrait vers moi ? J’en doutais. Son attitude continuait à m’exaspérer et pourtant, j’étais attristée par la tournure des événements. Il avait fui.
Je m’étais rarement sentie aussi abandonnée.

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