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 Purrs under the palm - PV Chad ❤

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MessageSujet: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Mer 27 Juil - 0:35




Purrs under the palm
Chad & Constantin

musique
"I'm a man, don't spin me a lie : got toes and I can smile"

Petites clochettes qui sonnèrent dans les oreilles, dans un bruit comme étouffé par l'eau, en petits cris estompés de ouistiti. Un son qui chatouillait les tympans en une caresse en spirale, tornade d’un toucher sur la peau. Effleurement agréable d’un ouragan de doigts. Un doux chant d’oiseau dehors, puis les oreilles se réveillèrent, gigotèrent comme celles d’un loup, et firent parvenir jusqu'au cerveau une bouffée de bruits alentours. Elles s'étaient noyées dans le sommeil, elles ravalaient un air chargé par l'électricité d’un vacarme. Un petit grognement se fit entendre, tout doux comme le ronronnement d'un chat. La gorge frémit suite à ce son mielleux. La profonde respiration ne s'accéléra point lorsque les yeux papillonnèrent un moment à la recherche de repères. Aveuglés par le soleil, ils se refermèrent. Les aquariums de ces orbes grises, à la lumière, faisaient miroiter à leurs surfaces de petits poissons rouges. L'homme était zoo, construit de part et d'autre par des bouts d'animaux. Ses griffes de reptile s'enfoncèrent dans les draps qui le recouvraient, puis les firent virevolter comme des drapeaux au vent. Un petit corps frêle s'éleva alors, maigre félin dont l'âme rôda autour. Le cou se tordit pour observer au dehors, les mèches de cheveux dégringolèrent près de ses yeux plissés.

« Sun's burning my eyes »

Il se tut, se mut, erra dans sa chambre un moment, à la recherche de vêtements, puis quitta l'endroit aux poussières brillantes. Le soleil continuait de lui brûler les rétines, mais il finit par s'en ficher. Qu'il lui crame les yeux s'il en avait envie. Il n'attendait que ça, de sentir ses yeux s'enflammer sous ses rayons ultraviolets. Il voulait sentir ses orbites crépiter comme le blanc d'un oeuf sur le feu. Il voulait goûter à l'aveuglement de ses sens, aux larmes brûlées qu'il allait verser. Il se lança alors dans un duel de regards avec la boule de feu au-dessus. Il la fixa en fronçant des sourcils, savourant sa léchouille bouillante jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rien voir.

« Argh »

Ses paupières se refermèrent brusquement sur ses pupilles meurtries. Il vînt se frotter les yeux à l'aide de ses pattes de félin, puis s'en alla d'un pas sec. C'est dans un haut simple et un pantalon qui dénudait ses chevilles qu'il vagabondait. Il n'avait pas prit la peine d'enfiler ses chaussures. Il laissait l'herbe s'écraser sous son poids, parfois sèche, elle craquait. Il laissait l'eau de la pluie, qui était tombée cette nuit, couler entre ses orteils. Il laissait le vent venir se déchirer contre sa mâchoire, le laissait faire des vagues avec ses cheveux. Il laissait ses yeux danser sur le paysage. Puis il laissa son corps se poser sur un banc de la même façon qu'un oiseau se poserait sur une branche. C'est à dire tout doucement, comme pour ne pas faire s'écrouler le morceau de bois. Petit oiseau sauvage, qui s'envolera au moindre petit bruissement. Petit oiseau qui se perdit dans ses pensées et dans sa tête aussi. Petit oiseau au ailes frémissantes qui ne demandaient qu'à se déployer. Parfois, il pensait aux gens qu'il connaissait et à ceux auxquels il était effroyablement bien attaché. Cette fois-ci n'était pas une exception. L'oiseau sauvage pensa à l'homme qui tenait entre ses mains son petit coeur bondissant. Il l'avait accroché à lui avec de puissantes lianes et le petit organe rouge ne semblait pas près à vouloir s'envoler, lui.


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Chad Whittaker
Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Ven 29 Juil - 18:08

Asshole. Chad a une sainte horreur des mecs dans son genre, qui voient la création comme un fourre-tout d’idées soi-disant « originales » et « révolutionnaires ».  Ces soi-disant artistes qui se pavanent, persuadés que leur art est incompris car trop subtile pour le commun des mortels, se prenant probablement pour les abstraits du siècle. Who do you think you are ? Piet Mondrian ? GFY. Il est trop tôt pour écouter ce crétin débiter ses inepties, trop tard pour l’en empêcher. Alors Chad arbore un sourire amical et un air intéressé, comme si ces conneries signifiaient quelque chose pour lui. Il lui pose des questions. « And so you decided to express those mixed feelings using an onion ? This is unexpected. » Et le voilà reparti dans ses délires. Il est fier de lui. C’est ce qu’il veut entendre, que son art est inattendu, qu’il est impressionnant. Il ne pense même pas une seconde qu’il a l’air totalement ridicule avec son oignon enchanté qui parcourent sa toile. Il l’exhibe comme l’œuvre de sa vie. Chad prie pour que la conversation prenne bientôt fin, ou que la foudre divine s’abatte sur son interlocuteur. Il est ennuyant à souhait. Il nage dans son costume, qu’il a probablement emprunté à son père pour se donner un genre, et son rhume le rend encore plus insupportable. Alors tandis qu’il l’écoute déblatérer, Chad imagine tranquillement un milliard de façons de l’étouffer, simplement pour qu’il se taise. L’avantage, c’est qu’il n’a plus vraiment besoin de parler. L’autre est totalement lancé. Chad n’a plus qu’à acquiescer de temps en temps et sourire.

Enfin, le miracle se produit. A l’autre bout du couloir, on hèle le pseudo artiste qui se retourne. Il se répand en excuses, promettant à Chad qu’ils auraient d’autres occasions de discuter de tout ça. Chad plussoie, il sourit et le regarde s’éloigner. L’autre se jette sur la fille qui l’a appelé et l’embrasse farouchement. Jesus. Urgent need of holy water to clean my eyes . Il se détourne d’eux, soulagé de pouvoir enfin reprendre sa route, et le fil de ses pensées. Avant de se faire harponner par l’énergumène cité précédemment, il tentait d’organiser mentalement un mashup entre I want you back des Jackson 5 et You rock my world du roi de la Pop. Rien de ce qu’il avait imaginé ne convenait. Il était donc parti pour trouver un peu d’inspiration ailleurs. L’idée l’avait tenu depuis son réveil, après une courte nuit de sommeil. Il s’était longuement attardé sur les mélodies, les rythmiques, les paroles, sans en retirer l’idée fabuleuse qu’il lui fallait. Il s’était dit qu’une marche dans le parc l’y aiderait peut-être. Et puis le genre humain s’était rappelé à lui, paré de sa bêtise habituelle.

Les rayons du soleil réchauffent son visage dès son premier pas à l’extérieur. Il sort alors de son sac en bandoulière un étui à lunettes, et en sort les précieux verres solaires. C’est qu’il a les yeux un peu fragiles, et il n’aime pas nécessairement se faire agresser par les rayons lumineux. Peut-être parce que l’astre du jour a cette fâcheuse habitude de tenter de remettre à l’Homme à sa place ? Il lui lance un bref regard de défi depuis ses lunettes de soleil, avant de se remettre à marcher. Il y a du vent, que Chad apprécie grandement à chaque fois qu’il s’engouffre dans sa masse de cheveux, encore une fois coiffée au pétard. Il marche un peu, et puis il le repère, tranquillement assis sur un banc, les pieds nus. Chad s’arrête et l’observe un instant. S’il y avait quelque chance de sauver l’humanité, peut être se trouvait-elle en Constantin. Il est l’une des rares personnes qui ne lui inspirent pas un dégoût total, sans qu’il sache réellement expliquer pourquoi. A sa façon, il le trouve intéressant. Rapidement, Chad se demande s’il se retourne et fait chemin inverse. Pour peu que le jeune homme s’en rende compte, ce serait très malvenu. Il se dit qu’il a déjà eu sa dose d’humanité pour la journée. Et puis, il repense aux doutes qu’il a. De toute façon, il sera obligé de bavasser toute la journée avec des individus qu’il déteste. Ce sera probablement la seule conversation intéressante de la journée.

Ses réflexions lui ayant pris une poignée de secondes à peine, Chad se remet à avancer dans la direction de l’homme. Arrivé à hauteur de son banc, il se stoppe. Il lui offre un grand sourire, avant de s’adresser à lui d’une voix douce : « Look who we have here. Monsieur Carré. See, I’ve been working on my french accent. Maybe I need some culture & customs lessons, though. Something about shoes, perhaps. » Il lui offre un joli sourire.
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MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Sam 6 Aoû - 0:30




Purrs under the palm
Chad & Constantin



La petite abeille s'était perdue au milieu de fleurs, au milieu de pollen en grains éclatés. Elle ne récoltait plus ses pensées pour en faire de jolis mots, du joli miel en sucre doré et crémeux qui chatouille les papilles gustatives. À la place, elle bourdonnait sans cesse en triples pirouettes dans un esprit potager. La petite abeille, gardienne des pensées, s’en allait bourdonner vers le coeur. Elle prit le chemin des veines, du sang chaud et sucré qui coulait en cascades grenadine. Elle y piqua l'intérieur pour qu'un petit sursaut réveille Constantin de sa rêverie. Ses yeux, petits casques d'astronautes, se déplacèrent dans l'espace que la poussière de sable étoilait. Il ne put empêcher l'abeille de rire, d'un rire de sucre qui remplit de joie. Elle plongea alors dans la mer de son coeur et y fit milles et une acrobaties. Un sourire vint épouser la courbe de ses lèvres, puis le rire de l'abeille fit son chemin jusque dans sa gorge pour se transformer en un rire bien à lui.

« I have to admit you're getting rather good at that french accent thing »

On aurait presque dit un habitué de la langue française. Les roulements rêches du R venait chatouiller ses cordes vocales et décupler son charme déjà beaucoup trop présent. Le soleil cru bon de venir rosir les joues blanches de Constantin : il gratta ses pores et y injecta un draps rose en soie. La douceur de ce geste ne put être attrapé par l'oeil, car invisible et de toute façon bien trop métaphorisé. Des pieds se balancèrent, l'un après l'autre et laissèrent quelques orteils frôler l'herbe en dessous, sous les remous de ces coups. Une libellule bleue happa le regard du jeune homme sur le banc, et l'amena au loin, le fit se poser sur un arbre feuillu. L’abeille dans son coeur remua encore une fois, proie au sentiments qu'il ressentait face au nouveau venu. Chad était sans doute une des personnes que Constantin admirait le plus. À qui la faute si l’abeille dans son coeur en était raide dingue ?

« Do you think the sun’s really that strong? »

Il crachait sa chaleur dans une violence indescriptible qui faisait fondre n’importe quelle neige, qui faisait cloquer n’importe quelle peau. Pourtant sa femme le faisait fuir tous les soirs, toutes les nuits. À croire qu’elle le battait et qu’elle éteignait ce feu enfouit en lui. Qui sait où il allait se réfugier : dans les bras d’un nuage peut-être, ou d’un autre astre brillant. Dans les bras d’une étoile filante qui restera un moment avec lui, puis lui glissera entre les doigts. Le soleil n’était pas si fort finalement. Constantin leva les yeux vers lui, pour les refermer aussitôt. Il ne vit plus qu’une pénombre sans nom pendant quelques secondes. Il goûta à la cécité avec délice, lâcha un souffle tremblotant, puis se frotta les yeux vigoureusement.

« He… is, actually » Il secoua sa tête, ses cheveux par la même occasion et cligna plusieurs fois de ses yeux clairs pour reprendre possession du plus précieux de ses sens. Il lança un regard à Chad avant de se décaler de quelques centimètres pour lui laisser une place sur le banc. Une de ses mains vint tapoter la place libre à ses côtés, dans une invitation sourde. « Crazy, uh? »


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Chad Whittaker
Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Mer 10 Aoû - 19:00

Dans son attitude, mélange d’insouciance et d’innocence, Constantin ressemble à un enfant, avec ses yeux qui posent mille et une questions, sans les poser réellement. Son corps d’homme doit être trop étroit pour son âme volatile, c’est ce que se dit Chad en l’observant. C’est peut-être pour ça que Constantin est plus intéressant que le reste du monde. Avec ses phrases parfois alambiquées et le regard qu’il pose sur le monde, sa profondeur et son potentiel insoupçonné, il ressemble un peu à une œuvre d’art inachevée. C’est un peu comme ça que Chad le perçoit : un tableau aux couleurs manquantes, qui s’impose dans le milieu. C’est ce qui l’avait toujours frappé, et c’est pourquoi il préférait perdre son temps avec lui. Bien sûr, l’hypocrite qu’il est ne sort pas de sa coquille pour autant, mais il lui accorde ça : une forme de respect, pour ce que ça signifie pour lui. Si Constantin avait la mesure de ce qu’est réellement son interlocuteur, peut-être serait-il touché. Ou peut-être choqué, qui sait ? Mais quelle importance, après tout ? Ce n’est pas comme s’il s’en souciait réellement.

Alors il le regarde, ses pieds jouant avec l’herbe, ses yeux défiant le soleil. Il le laisse parler, puis s’assoit à ses côtés. Une part de lui s’attarde sur l’invitation du jeune homme, se demandant si son geste aurait été différent, s’il s’était agi de quelqu’un d’autre. Chad s’enfonce dans le banc, manifestant son aise. Il penche sa tête en arrière, ferme les yeux et laisse les rayons du soleil chauffer son visage. « Not crazy, no. Just brave enough to face the Sun. » Il lâche un sourire. Si Constantin aime se brûler la pupille, pourquoi pas ? C’est un peu la même chose, en définitif, que de se croire proche de lui. La métaphore lui semble parfaite. Si les sentiments que nourris Constantin à son égard sont ceux qu’il croit, l’analogie ne pourrait être plus justifiée. Bien que Chad se voit plus comme un trou noir que comme un Soleil, réellement. Prêt à engloutir l’univers entier, le digérer, puis le recracher. Quel égo. « He’s too strong for me anyway. » La grosse boule de feu, de toute sa hauteur, doit probablement rire à cette phrase. Parce qu’elle sait que la seule chose que Chad dit réellement, c’est qu’il a peur de d’elle. Peur de la façon dont elle lui rappelle qu’il n’est qu’un être humain parmi tant d’autres, et qu’il a beau tenter de se convaincre de sa supériorité, il ne sera jamais qu’aussi médiocre que tous ceux qu’il méprise. Alors il la méprise, autant qu’il l’admire, cette beauté dangereuse et plus vieille que la pauvre Terre qu’il arpente. « Wait, does that make me a coward ? »

Son ton évoque une forme de complicité. Il cherche Constantin, sans trop le laisser paraître. Il guette discrètement la moindre de ses réactions, du coin de l’œil, ses sens en alerte. Il s’interroge un peu. Avec les filles, c’est plus facile. Il a beaucoup moins de mal à interpréter les réactions, il en a plus l’habitude. Il s’adapte à ce qu’il perçoit d’elles et joue le jeu. Parce que c’est drôle. Avec Contantin, c’est différent. Chad ne s’est jamais trop intéressé aux hommes, pas dans ce sens-là, réellement. Une de ses lacunes, vraiment. Mais ce qui complique d’autant plus la chose, c’est qu’il ne sait pas trop ce qu’il ferait, si ses doutes se confirmaient. Jouerait-il le jeu ? S’amuserait-il avec le cœur doux et rêveur de l’homme ? C’est une énigme. C’est aussi cela, qui rend Constantin intéressant. Cette question en suspens. Cette question sur Chad lui-même, et ses limites. Sans même s’en rendre compte, l’ancien Serdaigle pousse la psyché de son interlocuteur. Comme un défi qu’il lui lance, sans même le savoir.
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MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Sam 3 Sep - 3:45




Purrs under the palm
Chad & Constantin

"Only fools fall for you"

Aussi étrange que cela puisse paraître, au travers les bizarreries et les litchis dans la tête de Constantin se trouvait un petit palmier. Ce petit palmier était planté au-dessus de son cerveau, comme planté sur une île au sable doré. Il surplombait de toute sa hauteur cette compacte poussière. Cet arbre cocotier était le guide de ses pensées, le berger qui gardait ses précieuses brebis. Quand sa réflexion lui échappait, il la rappelait à l’ordre. Quand ses yeux dansaient au loin, il les ramenait au près. Le grand palmier était chef de sa tête, faisait pousser des feuilles jusqu’à l’arrière de ses yeux et l’extérieur de ses oreilles. Lorsque le temps soufflait comme le vent, accompagné de pensées qui mettaient en scène l’homme à ses présents côtés, le grand palmier se pliait. Il était faible face à ces pensées et ne devenait plus que petit et fragile bonsaï. Ses minuscules branches craquaient sous le poids de simples sourires. Ses petites feuilles frémissaient sous la légèreté de chaque regards.

« Don’t be silly, Chad » Un sourire amusé, un rire lié en notes pour créer des harmonies. « You’re literally anything- everything but a coward » Parce qu’un lâche n’aurait jamais pu faire craquer le palmier dans sa tête et se faufiler jusqu’à son coeur emmiellé et son monde pailleté. Il n’aurait jamais pu recevoir le regard que le jeune homme lança vers Chad sans même s’en rendre compte. Des yeux hypnotisés et un sourire en coin, une tendresse dans le regard que personne n’avait jamais réussi à faire germer en Constantin. Un petit moment à l’observer et se délecter de ses délicats traits. Enregistrer chaque détail et essayer de s’en rappeler, petite mémoire de poisson rouge qu’il avait.

« I’ve never heard you sing » Invitation sourde, à laquelle le jeune homme aux pieds nus cru bon d’ajouter : « I bet you sound like an angel » Il se reprit, un peu tard. Le palmier s’était échoué, écrasé contre le sable blanc de la plage, remplacé par un minuscule bonsaï aux chaleureuses couleurs. Il se racla la gorge, une main derrière la nuque, les yeux fuyants. « Not that - you know - you’re an angel. Well, yes but- no, I mean your voice, not... you know… » Maladroit comme ses pieds, comme une casserole aux franges ondulées. Il ondulait sur ses jambes, tremblait et chavirait à la moindre secousse. Peut-être était-ce le mot de trop, l’ange qui ferait déborder le vase. Il venait peut-être de déchirer et mettre sous le nez de Chad son secret.

Il se dandina sur le banc, mal à l’aise, quelque peu surpris. Jamais il n’avait déblatéré de tels propos. Le palmier était à présent complètement détruit, réduit en cendres fumantes. Plus de bonsaï n’existait, en vérité plus rien n’existait. Plus de raison, plus de réflexion, pas même une once de gêne. Il tremblait, certes, mais son coeur n’était pas le moins du monde étranglé par ses côtes. Un rire vint chatouiller sa gorge et étirer ses lèvres en un doux sourire. Vivement, il se leva et alla cueillir au pied d’un arbre une petite branche et une marguerite. Il posa la fleur sur le haut de sa tête, dans ses cheveux emmêlés, puis revint en sautillant vers le banc et tendit à Chad sa trouvaille. « There you go, that’s your mic » Il se rassit confortablement et déclara en rigolant : « Now, impress me! »

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Chad Whittaker
Poufsouffle

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Poufsouffle




MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Mar 6 Sep - 16:57

Les mots sonnent, en mélodie harmonieuse. Chad apprécie la voix de Constantin, elle est comme une musique se composant d'elle-même, à l'infini. C'est aussi ça, qui le différencie des autres : sa voix est douce à l'écoute, elle n'est pas désagréable. Quand même bien il ne l'écouterait pas, elle serait comme un délicat son de fond pour bercer ses pensées. Et en plus, elle lui chante ses louanges. La tête toujours en arrière, ses yeux toujours fermés, laissant ses autres sens analyser la situation. Il rit un peu avec lui,  et ses doutes se confirment petit à petit. Constantin a beaucoup d'estime pour lui. Beaucoup trop, peut être. Il est si spontané dans ses réactions que Chad ne pense pas un seul instant qu'il pourrait faire comme lui, être comme lui : mentir pour la bienséance. Non, il est naturel, sincère. Chad sent presque son regard sur lui, parce qu'il émane plus de chaleur que le Soleil lui même. 'anything- everything but a coward' - ce sont les mots que Constantin a prononcés. Il tente de ne pas trop s'attarder dessus, parce qu'une part de lui aime l'idée que le rêveur à ses côtés le voit comme ça, tandis qu'une autre part se dit qu'il ne pourrait pas avoir plus tord. S'il était moins lâche, peut être assumerait-il ce qu'il est, au moins vis-à-vis de Constantin, qu'il connaît depuis si longtemps ? Chad chasse cette pensée en tournant la tête vers l'homme, qui le regarde. Ses yeux semblent épouser les détails de son visage, ou peut être n'est-ce que l'égo de l'ex-Poufsouffle qui s'emballe ? Chad garde volontairement le silence sur la remarque de son interlocuteur aux pieds-nus, qui, assez rapidement, se remet à parler. Il l'écoute perdre un peu pieds, et son sourire s'élargit. Il n'y a plus vraiment de doute, son affection est inscrite dans chacun de ses mots, dans chaque geste un peu nerveux qu'il a. Chad n'a pas envie de prétendre qu'il n'a rien vu, mais il n'a pas envie de le mettre mal à l'aise.

“If you keep saying things like this, I swear I'm gonna blush. And trust me, you don't want to see this. ” Il a un nouveau rire, et, derrière ses lunettes de soleil, un regard doux. Il a l'impression de regarder un enfant venant de confesser qu'il a fouillé toute la maison pour trouver ses cadeaux de Noël avant l'heure. Si Chad avait cette façon là de penser, il l'aurait tout simplement trouvé adorable. Mais Chad ne pense pas comme ça, pas vraiment. Alors il l'observe se lever, puis se pencher au pied d'un arbre. Il sourit d'avance, curieux de voir ce qu'il va faire. Chad se redresse sur le banc, cogitant sur le fait qu'avec toutes ces années, Constantin ne l'ait encore jamais entendu chanter. Cette constatation lui paraît improbable, après réflexion. Il lui semble qu'en dehors de ses périodes de socialisation forcées, il passe sa vie à jouer ou à chanter. Mais il est vrai qu'il n'a pas un seul souvenir impliquant Constantin où il donne de la voix. L'ancien Serdaigle revient finalement vers lui en sautillant, une marguerite dans les cheveux. Chad a encore un petit rire, décidément, les excentricités de Constantin n'ont aucune limite. S'il s'était agit d'une autre personne, Chad aurait pu se sentir mal à l'aise. Mais avec lui, il est habitué. Il s'en amuse, même. Constantin lui semble parfois en totale opposition à ce qu'il est – léger, spontané, naturel, insouciant. Authentique. Il le regarde, de ses pieds nus à sa tête fleurie. “Should I call you a hippie now ?” Sa voix est légèrement amusée, mais certainement pas moqueuse. C'est alors que Constantin lui présente son micro. 'Now, impress me'. Chad manque de froncer les sourcils. Comment va-t-il faire cela ? Il chasse rapidement la petite voix qui lui murmure que, peu importe ce qu'il chanterait, Constantin serait probablement conquis, et réfléchit un instant, en se saisissant, dans un sourire, de la branche que lui tend le jeune homme. “That's a lot of pressure you know ? And quiet frankly, I'm afraid I sound more like a broken record. But then... That's for you tu judge, right ?” Micro en main, Chad s'étire un peu. Ca fait un certain temps qu'il n'a pas ressenti cette petite boule au fond de son ventre, comme si c'était lui qui était impressionné à présent.  Il n'a pas envie de décevoir Constantin sur ce coup là, parce qu'il n'a pas spécialement envie de perdre en intérêt aux yeux du garçon. Parce que c'est son jeu.  “Ok, do you know a band named Bastille ? That's one of their songs.” Et doucement, il commence à chanter.

"When all of your flaws and all of my flaws
Are laid out one by one
The wonderful part of the mess that we made
We pick ourselves undone

All of your flaws and all of my flaws
They lie there hand in hand
Ones we've inherited, ones that we learned
They pass from man to man

There's a hole in my soul
I can't fill it, I can't fill it
There's a hole in my soul
Can you fill it? Can you fill it?"


Acappella, il se sent un peu à nu. Comme si, se départissant des instruments et de toute rythmique, il se retrouve encore plus vulnérable. Alors Chad se sert de son micro-branche pour se donner un peu plus de contenance, jouant un peu sur l'effet comique de la situation. La chanson lui est apparue un peu comme une évidence, comme c'était souvent le cas. Elle est belle et forte, lui semble-t-il, parfaite pour cet instant. Et Constantin ne s'est jamais trouvé aussi proche du petit cœur de Chad qu'à ce moment-là.

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I'm like wax to your jokes

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MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Mer 14 Sep - 0:14




Purrs under the palm
Chad & Constantin



Il ne s’attendait pas réellement à ce que Chad résonne à ses oreilles comme un ange. Il avait encore vacillé à ses mots, tenu sa langue cette fois, pour ne pas dire de bêtises aussi grosses que son petit cœur. Il avait répondu par de petits rires, de simples hochements de tête, avait trouvé ses phrases intrigantes. Il avait voulu répondre vite d’autres âneries, d’autres choses inutiles, il avait voulu sourire un peu plus, mais il s’était retenu. Un sourire trop grand aurait parut bête. Un mot de trop aurait parut imbécile. Il ne fallait plus émettre un son, il fallait simplement écouter les douces notes que délivrait la bouche de Chad. Simplement écouter et tout enregistrer au bout de la mémoire, ne pas perdre un fil de ce qui allait se passer. Pouvoir l’enregistrer et ensuite le jouer en boucle dans sa tête. La fleur dans ses cheveux valsa lorsque Constantin hocha la tête. Il connaissait ce groupe, de nom, il avait déjà entendu son vis-à-vis en parler. Il s’était déjà surpris à l’écouter. Il l’avait déjà entendu, seulement un peu, au détour d’un couloir, derrière une porte. Furtivement, juste quelques notes, mais jamais bien clairement. Il en venait à la même triste et pâle conclusion. Même s’ils se connaissaient depuis un nombre de secondes aussi grand que celui qui pointait les étoiles dans le ciel, jamais, en face de ses grands yeux gris, le jeune homme n’avait chanté.

Alors, les premiers mots se frayèrent un chemin jusqu’au cerveau de Constantin et son sourire effaça la trace qu’il avait laissée sur son visage émerveillé. Il ne quitta pas Chad des yeux, comme s’il avait peur que celui-ci s’envole tel un oiseau avec les notes qui virevoltaient dans le ciel. Il ne cligna qu’à moitié, immobile sur le banc, hypnotisé par cette angélique voix. Il ne s’était pas trompé, Chad résonnait à ses oreilles comme le plus doux et délicat des sons. Même si sa voix râpait la peau comme une barbe de trois jours sur les joues, même si elle vacillait à l’approche des plus hautes notes. Même s’il n’avait pas la voix parfaite et sans écharde d’un ange venu du ciel, la sienne avait réussi à happer Constantin comme une violente bourrasque. S’il était encore possible qu’il tombe plus fortement amoureux de cet homme, c’est ce qui était en train de se passer. Il n’osait faire le moindre bruit, créer le moindre souffle, dessiner le moindre mouvement. Son cœur se précipitait entre ses côtes, son cerveau avait cessé de fonctionner, ses yeux brillaient d’une admiration enfantine et il se disait soudainement que rien n’avait sonné aussi magnifique à ses oreilles que cette voix-là. Ce son, mêlée au vent et rayons du soleil que le bruissement des feuilles dans les arbres venait accompagner.

Des frissons parcoururent les bras nus de Constantin comme les délicats doigts d’une fée. Le silence était doucement retombé, laissant sa tête reposer contre les nuages au-dessus. Il n’avait pas quitté Chad des yeux, pas une seconde. Un air presque ahuri, une bouche entrouverte qui laissa échapper la respiration qu’il avait retenue en un rire muet. Un rire impressionné et chargé d’une admiration aussi forte que la colère de Zeus. Il ne pipa mot, décidant de laisser son cœur retrouver le rythme qui se rapprochait le plus d’un rythme normal. Les battements se calmèrent tant bien que mal, mais les poils sur ses bras frémissaient encore. « That- » Il s’éclaircît la gorge, cherchant à se donner contenance avec la seule chose qui ne tremblait pas encore chez lui. « That was absolutely beautiful, Chad » Il aimait bien prononcer son prénom. Il aimait bien le répéter dans chacune de ses phrases. Ça le rassurait de savoir qu’il existait bel et bien. Peu importe s’il ne savait pas qui il était réellement, il pensait vraiment que cet homme était parfait. Il pensait vraiment tout plein de belles choses à son propos, il n’avait pas la moindre idée des jeux auxquels Chad pouvait jouer. « The song, your voice, everything… And I mean it, really » C’était quelque chose qui arrivait fréquemment lorsque la nervosité prenait le dessus. Son accent se prononçait encore plus que d’habitude, rendant son charabia difficile à comprendre. Il s’en aperçu et rougit, baissant les yeux vers le sol en dessous de ses pieds après les avoir longtemps gardé levés vers la voix de Chad. Il perdit son regard sur une coccinelle et sourit. Le soleil brillait encore fort au-dessus de leurs têtes, mais quelques nuages venaient le contrer. Quelques boules de barbe-à-papa dansaient en rond et jouaient à la marelle dans le ciel. Les doigts de pieds de Constantin dansèrent un moment aussi, puis il les déposa sur le banc et ramena ses genoux contre sa poitrine. Il put sentir son cœur battre à la folie et son regard venir encore une fois embrasser les traits du visage de Chad.


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Chad Whittaker
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Poufsouffle




MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Ven 30 Sep - 22:49

Chad arbore un petit sourire, ses yeux se rouvrant sur le monde extérieur. Il s'est perdu quelques instants dans son univers fait de notes, après que la légère appréhension qui était venue lui serrer un peu l'estomac au tout début soit partie. Il jette un léger regard à Constantin, dont les yeux brillent d'une lueur d'admiration. Et d'autre chose. Sa bouche à demi-ouverte laisse un bref silence s'installer entre eux, et lui donne un air un peu ahuri. Chad a un petit rire qui se veut un peu gêné. Il se sent quelque peu oppressé devant l'air de Constantin. Pas dans le mauvais sens. Enfin, pas totalement. Il n'a plus aucun doute : cet homme est fou de lui. Il le lit sur chacun de ses traits et dans chacun de ses gestes. Et cette constatation ne lui apporte pas la satisfaction qu'il aurait cru. Une pensée lancinante s'incruste sous ses cheveux : Constantin ne mérite pas ça. Il ne mérite pas de mettre son cœur au pied d'un homme qui n'a jamais su être honnête avec lui. Si Chad savait éprouver de la tristesse, peut être en aurait-il ressenti. A son sens, il s'agit plutôt là d'un gâchis. Un énorme raté pour l'ex-Serdaigle. Et depuis quand cela dure-t-il de toute façon ? Ils se connaissent depuis un certain nombre d'années. Alors à quel instant la nature des sentiments de l'homme a changé ? Faire que les autres l'aiment a toujours été une priorité dans sa vie. Parce que c'est beaucoup plus facile d'être aimé que détesté, pour peu qu'on ne s'attarde pas trop sur l’hypocrisie et le caractère égoïste de ce mode de pensée. Et pour peu que, dans le fond, on se fiche bien de ce que traversent les autres. Pour peu qu'on se fiche de l'injustice derrière l'acte. Pour peu que le cœur soit dur, froid, détaché. Ce n'est pas si difficile, en fait, pour Chad : les gens ne valent pas le coup. Ils ne valent pas le coup qu'on se pose la question. Alors il joue volontiers, et ça l'amuse. Mais avec Constantin, quelque chose le gêne. Parce qu'il ne l'a jamais considéré comme les autres, ou presque. Du moins, au début, il s'attendait à le considérer comme les autres. Et puis il s'était très vite démarqué, avec ses façons et tout le reste. Il était vite ressorti comme un morceau de verre au milieu des cailloux : un rayon de soleil qui y rebondit, des bords un peu tranchant, mais une beauté évidente au milieu d'un amas de grisaille. Il y a toujours un milliard de métaphores qui lui viennent en tête lorsqu'il pense à Constantin. Pour certaines, il les a même greffées dans quelques uns de ses textes, sans le lui dire. A quoi ça rimerait de le lui dire ? Ce n'est pas non plus comme s'il le considérait comme une muse.

Finalement, Constantin brise le silence. Il trébuche un peu sur ses mots, et son accent ressort plus fortement. Chad croit avoir remarqué que ce genre de choses lui arrive lorsqu'il est nerveux. Il est plus difficile à comprendre, et Chad a un nouveau rire, alors que ses yeux suivent le chemin invisible que trace la fleur dans l'air en tombant au sol. « I'm sorry, what did you just say ? Was that even English, Canadian Boy ? » Il est ravi d'avoir comme une diversion à cet instant. Il a reçu les compliments de Constantin avec une espèce de pudeur et de modestie qui lui sont extrêmement rare. Ce qui le met mal-à-l'aise vis-à-vis de lui même. Il est sincèrement touché des mots qu'il a reçu. Alors son corps se penche et va récupérer la fleur au sol. Il l'observe un instant, la fait tourner entre ses doigts avant de se tourner à nouveau vers Constantin. La gêne apparente de ce dernier ne fait que renforcer ses pensées, et outre une certaine frustration que Constantin gâche son temps et ses émotions pour lui, Chad pourrait presque se sentir un peu coupable. Avec une certaine douceur, il replace la fleur dans les cheveux du jeune homme. Et instantanément, son geste lui paraît incroyablement stupide. What the hell is wrong with me ? Il n'avait rien anticipé de ce geste. Il l'avait fait aussi naturellement que manger ou boire. Il l'avait fait avec une forme de bienveillance, comme pour rassurer l'autre qui a ramené ses genoux contre lui. Il déteste qu'on puisse le pousser à penser ainsi. Qu'il puisse penser de cette façon. Ce n'est pas comme s'il avait à se soucier de lui. Constantin est suffisamment adulte pour s'occuper de lui même. Et quand bien même, Chad n'avait pas vécu jusqu'ici pour se soucier des autres. Sa mère est la seule personne à posséder ce privilège. Ce n'est pas pour rien. Son geste lui paraît aussi stupide qu'imprudent. Il ne faudrait pas que quelqu'un l'ait vu faire cela : qu'est-ce qu'on en penserait ? Alors Chad détourne le regard, et l'air de rien, guette la moindre présence qui aurait pu apercevoir la scène. Il est rassuré. Il lui faut maintenant détourné la conversation vers quelque chose de plus léger. « Did you know that onion-art is the new form of self-expression these days ? » S'il y avait bien une utilité à la rencontre qu'il avait faite un peu plutôt, c'était celle-là. Et il est sûr que Constantin aurait quelque chose à en dire. Peut être même se passionnerait-il pour le sujet. Ca ne serait pas trop étonnant. « I spent like thirty minutes watching an enchanted onion dancing to express joy, sadness or love. I'm not really sure how I feel about it yet. »

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MessageSujet: Re: Purrs under the palm - PV Chad ❤   Mer 14 Déc - 19:38




Purrs under the palm
Chad & Constantin



Constantin aimait parfois se comparer à un bout de chanson. Le bout de silence qui accompagne la fin avant qu’on écoute une nouvelle fois le début. Ce petit morceau où on entend rien, où on ouvre notre bouteille d’oxygène et qu’on en boit une grande gorgée avant de se plonger encore une fois dans la mélodie qu’on écoute depuis trois quarts d’heure. Le bout où aucun son ne peut troubler l’oreille qui reste accrochée aux notes passées. Il était aussi simple que ça, peut-être un peu plus brusque que ça, des fois beaucoup moins doux que ça. Il pouvait crier très fort, des fois, et il devenait tout ce que le silence n’était pas. Mais il aimait penser qu’il faisait partie d’une chanson. C’est sans doute pour ça qu’il avait cru très fort que Chad avait chanté pour lui. En y réfléchissant, il avait chanté pour lui, puisque c’était ce que Constantin lui avait demandé. Par contre, l’ancien Serdaigle ne pensait pas qu’il avait chanté en imbibant ses paroles de sens. C’était juste un petit bout de chanson qu’il avait choisi au hasard sans trop s’en préoccuper. C’était juste les paroles de la chanson, pas les paroles de son cœur. Le sourire sur ses lèvres s’était figé dans une grimace triste. Il ne fallait pas qu’il se mette à croire que Chad l’appréciait autant que lui l’aimait. Pourtant ses pensées se mélangèrent lorsqu’il regarda sans vraiment les voir les gestes du chanteur. Il s’était baissé pour ramasser et reposer sur ses cheveux la petite marguerite qui était tombée par terre. C’était doux, comme un manteau de neige. Mais c’était trop doux pour être le résultat d’une commande venant du cerveau de Chad. Constantin le regardait l’air incrédule, son petit cœur se fissurant légèrement lorsqu’il vit l’autre regarder autour. Personne n’était autour. Ça semblait l’avoir soulagé.

Puis il commença à parler d’oignon et les pieds de Constantin retombèrent par terre pour chatouiller l’herbe. Il remarqua que la coccinelle qu’il avait aperçue plus tôt n’avait bougé que de quelques centimètres. Tout doucement, il vint la cueillir et la laissa gambader sur ses mains. « Onion is a pretty weird way to express something… unless you start chopping it, of course. Then it makes you cry… It doesn’t even taste that good. » Il réfléchit quelques secondes avant de poursuivre. « Chopping an onion is like wanting to cry on purpose. It’s fake crying. » La coccinelle continuait son voyage et avançait sur la peau de Constantin. « So you can’t express anything with an onion, it’s stupid. I could take a kiwi, draw a happy face on it with a colored pencil, and claim it as a work of art. » Il donna un coup de pied dans l’herbe. Les émotions n’étaient pas aussi simples qu’un oignon qui dansait. C’était beaucoup plus complexe, Constantin n’arrivait même pas à toutes les décoder. « That doesn’t mean anything, for goodness’ sake! » Il calma ses mouvements brusques en s’apercevant que la coccinelle commençait à s’agiter. Il approcha sa main devant ses yeux et contempla le petit insecte. Il avait parlé dans l’air, pas spécialement pour Chad, un peu plus pour lui. Pour comprendre comment analyser ce qu’il ressentait envers l’autre jeune homme. Un oignon n’allait définitivement pas l’aider. « See, miss ladybug agrees with me. »

Puis il pensa à la chanson de quelques instants plus tôt. Il avait aimé penser que Chad chantait pour lui. C’était peut-être comme ça que l’on arrivait à décrypter les hiéroglyphes des sentiments. « I have a song, too. It’s in french. I think songs are a better way to express something than onions. Jesus! onions… » Il rigola en imaginant à quel point la personne qui se proclamait artiste devait être ridicule avec son fichu légume. « So it goes like this… »

Toutes les notes s'enfilent
Filent les filles
Et tu ne sais pas
Ne commencez pas
De dos, fais face aux peines
Tu choisis pile, ça tombe sur la reine

Tu te faufiles
Tu te faufiles entre mes lignes

Pars par là loin devant
Ton vent m'essouffle
Souffle une fois
Car mes plaies s'ouvrent
Pars par ici maintenant
Je veux tes doigts
Je les veux tenant
Tout c'qui est à moi

Tu te faufiles entre mes lignes

Il n’avait pas une voix des plus belles ni des plus mélodieuses, mais il arrivait à toucher du bout des doigts les bonnes notes. Il chantait juste et se surpris lui-même. La coccinelle semblait s’être balancée au rythme de la chanson, sur son index gauche. Il se transformait maintenant en silence. Il respira un bon coup, le regard au loin et le cœur bien ici, entre ses côtes. C’était un bon exercice pour décortiquer les émotions. Elles filaient à travers la bouche pour se perdre dans les oreilles. Elles roulaient doucement, du ventre jusqu’à la tête. D’un endroit que le cerveau n’atteint pas jusqu’à un endroit où il arrive à les écraser ou les assumer. Constantin avait décidé de les enfouir dans un coin. Il ne voulait pas construire de faux espoirs comme les enfants construisaient des châteaux dans le sable. Il ne voulait pas y croire comme les enfants croyaient au père Noël. S’il osait faire ça, ça voudrait dire qu’il voulait que la réalité l’écrase. C’est comme s’il décidait de couper un oignon : il se ferait lui-même pleurer. Il ne voulait pas se faire mal, il avait peur, il était égoïste. Avec un petit sourire, il attrapa la main de Chad et déposa la coccinelle dessus. Il se leva doucement. « I have to go now, you can watch over miss ladybug. She’ll fly away eventually… » Elle s’envolera, comme Constantin.


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