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 Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)

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MessageSujet: Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)    Mar 9 Aoû - 20:07


On volera au dessus des tourments
Chad et Méli

D'un geste vif, Méli remonta ses cheveux en chignon et y piqua un joli peigne à cheveux en bronze. Alors que le reste de l'assemblée se dirigeait déjà vers les lourdes portes en chêne, elle prit tout son temps pour ranger ses calepins et autres fournitures dans la besace qui pendait contre sa hanche. Elle observa un instant les jeux de lumières dans les reflets nacrés du stylo Mont Blanc que son père lui avait offert pour sa rentrée à Poudlard. Nom d'une goule, qu'est-ce qu'elle avait pu susciter la curiosité avec cet objet. Il faut dire qu'il ne passait pas inaperçu au milieu des plumes d'oies et de paons. Avec des gestes très doux, elle le rangea dans son écrin et le plaça bien à plat au fond de son sac.

Au bas de l'estrade, Mekurabe Akaname venait de finir sa conférence sur la place du Bushido dans la magie japonaise à travers les âges. Si la jeune pouffsouffle avait dû qualifier son intervention, elle aurait certainement employé l'adjectif passionnant. Le code moral des samouraïs était une grande source d'inspiration dans la vie de la jeune femme, comme l'attestait le tatouage qui courait entre ses omoplates et qui représentait les kanjis des sept vertus composant ce dernier. Pouvoir assister à cette conférence alors qu'elle n'était pas encore élève de Lir avait été une superbe opportunité. Elle se faufila entre les strapontins et gagna la sortie, sur un petit nuage.

Alors qu'elle méditait sur le discours du vieux japonais, son regard s'attarda sur une silhouette qu'elle distinguait à peine, au milieu de la foule d'étudiants. Ne voyant pas son visage, elle se contenta d'observer distraitement les mouvements souples et fluides de cet homme qui semblait aussi à l'aise dans son corps que dans sa vie ... Avec se cheveux bruns si peu coiffés et ce sweat shirt gris, il lui rappelait Chad. Alors que l'image du jeune homme s'imposait dans son esprit, la jeune femme se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux et cette réaction l'agaça. Il n'y avait vraiment pas de quoi fouetter un chat. Une parole issue d'une de ses chansons s'insinua dans son esprit " on sera heureux, le ciel sera bleu ... séparément... on sera beaux, séparément ...on sera heureux ... on sera heureux". Elle ferma les yeux un instant et se laissa bercer par le son de sa voix se répercutant dans sa tête.

Serrant les pans de son caban beige contre sa poitrine, elle se plongea dans ses souvenirs tout en admirant les marqueteries ornant les murs du bâtiment universitaire. Elle avait connu Chad et sa musique deux ans plus tôt. Il s'était produit à Pré-au-lard un week end d'automne et elle avait assisté à sa prestation de mauvaise grâce. En effet, la brunette vivait à ce moment là une rupture sentimentale difficile et son grand-père adoré venait de décéder, elle n'avait donc pas du tout la tête à s'amuser ou à profiter d'un moment aussi festif ... c'était sans compter Chad, la justesse de ses textes, son charisme et le timbre de sa voix qui l'avaient tout simplement transportée. Elle était sortit de ce pub aussi émue que s'il les avait écrit pour elle. Depuis, elle suivait tous les balbutiements de sa carrière et se rendait aussi souvent que possible à ses prestations scéniques.  Le dernier concert avait d'ailleurs été mémorable ...

Comme un fait exprès, ce fut cet instant exact que l'étudiant au sweat choisit pour couler un regard dans sa direction. Mélinda se figea. Le temps sembla suspendre sa course. Le choc la fit presque suffoquer. Maintenant qu'elle le voyait de profil, elle comprenait son erreur. Il ne se contentait pas de ressembler vaguement à Chad Whittaker, il était Chad Witthaker .  En chair et os. Aussi vivant que ce soir d'il y a trois mois où il l'avait embrassé dans la touffeur d'un bar de Londres . Une sensation de chute libre, l'explosion des souvenirs enfouis de cette soirée. Quand elle lui avait pressé la main dans la pénombre, les confidences échangées autours d'un verre, les sensations de leurs corps mêlés, sa bouche sur la sienne, sa joie, son étonnement, sa peine et sa terreur quand la nuit avait tout engloutie ...

Perdue dans sa bulle, la jeune femme s’efforçait d'admettre cet événement incroyable. Chad se tenait à nouveau à moins de dix mètres d'elle. Il y a trois mois, elle aurait vendu père et mère pour pareil honneur, maintenant ..son souffle explosa dans un long soupir de relâchement. Le sol et le plafond reprirent leur place attitrée et elle se souvient enfin qu'elle était dans un couloir bondé de gens. Une seule solution : se fondre dans la masse, reculer, se cacher derrière le gros baraqué à dreadlocks ... et fuir. Il ne la verrait même pas. Après tout, il ne savait pas qu'elle était dans l'enceinte de l'université. Comment le pourrait il d'ailleurs ? Elle n'avait pas l'âge d'être ici. S'il se souvenait d'elle .. Après tout, elle n'était qu'une groupie parmi tant d'autres. Trop tard. Il s'était retourné totalement et son regard sombre venait de croiser le sien ... Il semblait l'avoir reconnu. Ce qui était tout aussi improbable que de le croiser à nouveau en si peu de temps.

Pétrifiée, Méli sentit ses mains devenir moites, son cerveau se mettre en grève, ébloui qu'il était par l'intensité de l'aura de son interlocuteur, et son estomac dégringoler en chute libre dans ses talons. Prise de panique, elle voulut faire volte face pour gommer les deux dernières minutes et revenir à l'instant où Chad ne s'était pas encore aperçu de sa présence. Elle passa d'une jambe sur l'autre, se demandant quand se drôle de rêve allait prendre fin. Son coeur s'emballait de plus en plus, chaque battement devenant une explosion dans sa poitrine. Quand le regard de Chad se fit suspicieux, elle se sentit au bord du gouffre. Les cauchemars pouvaient-ils déborder dans la réalité ? Voilà qu'il allait se faire de fausses idées sur les raisons de sa présence ici ...

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Dernière édition par Melinda J. Cobbelpot le Dim 25 Sep - 14:43, édité 4 fois
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Chad Whittaker
Poufsouffle

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Poufsouffle




MessageSujet: Re: Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)    Mar 16 Aoû - 2:58

Les mots coulent de sa bouche avec la fluidité et la justesse qui lui sont habituelles. Bien sûr, son analyse n'est pas parfaite. Mais il sait, autant qu'il le devine sur le visage du professeur, qu'elle est pertinente et convaincante. Les partitions qui flottent autour de lui, en nuages de fumée magique, se déplacent à sa convenance, se superposent, s'entremêlent, se complètent. Il les efface, puis fait apparaître, en grand, des extraits de paroles. Le sujet de l'exercice avait été laissé plus ou moins libre, la seule consigne étant de rapprocher une oeuvre musicale prenant son origine dans le monde sorcier d'une oeuvre moldue. Il s'est donc penché sur l'Orfeo de Monteverdi, un opéra qu'il apprécie tout particulièrement, et qu'il a mis en relation avec l'oeuvre de Balkan, un artiste sorcier contemporain s'inspirant très clairement du premier. Son exposé terminé, Chad a droit aux compliments du Professeur, qui ne manque toutefois pas d'apporter quelques précisions. Il l'écoute poliment, se promettant de vérifier les dernières informations qui ont été apportées. Un diplôme ou une qualité d'enseignant n'empêche pas l'erreur, aussi, le jeune homme n'accorde pas un crédit total à ceux qui ont pour vocation d'enseigner. Le plus étonnant, peut être, est qu'il ne les discrédite pas pour autant. On pourrait y voir une forme de respect ; en vérité, Chad, bien qu'extrêmement orgueilleux, sait reconnaître quand une personne dispose d'une connaissance plus vaste et plus étendue que la sienne. Bien que passionné de musique depuis toujours, il sait pertinemment qu'il ne détient pas toutes les connaissances à ce sujet – comme bien d'autres. Le cours se termine sur une note joyeuse du Professeur qui leur rappelle de se tenir prêt pour l'examen de sa matière, qu'ils passeront très prochainement. Chad sourit. Il aime ces examens. Il est toujours curieux de voir les sujets et de montrer sa valeur. Il faut dire que le jeune homme n'est pas loin de la tête de promotion.

Il range ses affaires rapidement, pressé de sortir. Comme c'est souvent le cas, il a des notes dans la tête, qu'il doit exorcisé. Des notes, des paroles, trop. Il veut partir avant qu'on ne lui adresse la parole. C'est une de ces journées où il n'a vraiment pas envie de s'adonner aux joies des rapports sociaux. Il parvient à quitter la salle de cours en ayant simplement à serrer une ou deux mains et faire une poignée de sourires. Arrivé dans le couloir, son premier réflexe est de sortir de son sac son paquet de tabac et tout son nécessaire à rouler. D'une main experte, il obtient rapidement une cigarette, qu'il glisse dans la poche de son sweat. Il la fumera une fois dans le parc, avant de rejoindre sa chambre où il pourra tranquillement donner libre cours à son inspiration. C'est en se retournant qu'il la voit.

Chad a toujours eu une bonne mémoire. Quand il était plus jeune, les jeux de mémorisation faisaient partie de ses préférés. En grandissant, il lui avait semblé clair comme de l'eau de roche que la mémoire avait un rôle social important. Il est difficile de faire croire aux gens que vous vous intéressez à eux si vous êtes incapables de vous souvenir de leurs noms ou des informations principales à leur sujet, c'est un fait. De ce côté là, l'homme a peu de problème. Il la reconnait donc aussitôt. Son regard happe celui de la jeune fille. S'il s'était attendu à ça... Absolument pas. Sa surprise n'a pourtant pas le temps de s'installer sur ses traits. Son cerveau se met à calculer à folle allure. Une voix dans sa tête lui susurre que cette apparition est dangereuse pour lui. Mais elle sait qu'il l'a vue, il ne peut pas faire mine de rien. Si le couloir avait été désert, s'ils n'avaient pas été dans un endroit où le jeune homme était susceptible de croiser une autre connaissance, peut être aurait-ce été différent. La vérité est que Chad n'aime pas vraiment tomber sur une “autre conquête” sans s'y attendre. Il se sent un peu acculé, ce qu'il déteste. Mais quelque chose dans l'expression de la jeune femme lui fait penser qu'elle ne s'attendait pas non plus à cette rencontre. Elle ne court pas non plus vers lui, ce qui est plutôt bon signe. Il n'a plus qu'à aller vers elle, maintenant. Il ne peut pas exactement partir comme si rien n'était. Que penserait-elle alors ? Il ne peut  pas prendre le risque de partir et de passer pour un parfait connard qui ne se souvient même pas de la jeune femme qu'il a embrassé au bar.


Il s'approche finalement, un sourire s'installant sur ses lèvres. La meilleure des solutions est encore d'agir le plus normalement possible. Il se retrouve à quelque pas d'elle, ses yeux toujours sur elle. C'est vrai qu'elle est jolie. Peut être plus encore avec cet éclairage, bien plus naturel que celui du bar. Elle prend soin d'elle, c'est sûr. Il l'avait déjà remarqué ce soir là, alors qu'il posait pour la première fois ses yeux pour elle. Une fois leurs instruments rangés et mis en sécurité, Chad s'était glissé au bar pour prendre une pinte. Celle-ci lui avait été offerte par la maison, c'est un des privilèges de se produire dans des bars de la sorte. Alors qu'il s'était mit en route pour rejoindre le reste du groupe, un homme probablement très saoul s'était retourné si brusquement qu'il avait manqué de tomber de son tabouret. Dans sa presque chute, c'était la robe de Melinda qu'il avait agrippée pour se retenir. Consterné par cette action, Chad avait immédiatement attrapé l'homme par le col de sa main libre, redressant le saoulard, qui maugréait à l'intention de la jeune femme. Il lui avait simplement demandé si elle allait bien, parce que c'était la chose à faire. Du reste, ils avaient passé la soirée à parler, et Chad étant ce qu'il était, sa bouche ne sut pas se contenter de simples paroles. Mais quelque chose chez cette fille l'avait intrigué. Il avait passé avec elle une soirée plutôt légère dont il conservait un bon souvenir. Le point de chute étant qu'ils n'avaient même pas couché ensemble. Autant dire que pour lui, passer une bonne soirée avec une fille qu'il n'a pas touchée, c'est assez surprenant. Mais la jeune femme avait eu des choses à dire. Des choses intéressantes. Pas juste du blabla de joueuse. Il avait apprécié cela. Il lui était même arrivé d'y repenser quelques fois.

Mais son cerveau est en alerte. La jeune femme n'est pas sensée être là. Du moins, pas à sa connaissance. Il se rend alors compte qu'il n'a aucune idée de ce qu'elle fait. Peut être est-elle étudiante ici, et qu'il ne l'a simplement jamais vue ? C'est tout aussi mauvais pour lui. C'est le genre de situation qu'il ne peut tout simplement pas se permettre. Pourtant, son sourire ne quitte pas ses lèvres. “Melinda.” Sa voix est enjouée. Il doit se montrer content de la revoir, ne pas donner la moindre impression de malaise. Non, il est persuadé qu'elle n'étudie pas ici. Rien de ce qu'elle a pu dire ce soir n'étaye cette possibilité. Mais que fait-elle ici alors ?  L'idée qu'elle soit là pour lui traverse rapidement son esprit. De leur conversation, il avait déduit qu'elle n'en était pas à son premier concert, qu'elle était plutôt une “fan”. Mais son expression, lorsqu'il l'a vue, ne supporte pas cette thèse. Ne pas sombrer à la paranoïa.  “Que fais-tu ici ?” Son ton est simplement curieux. Mais son esprit continue à voler de scénario en scénario, cherchant à anticiper la moindre réaction de la jeune fille. Ici, il est en territoire où il est vulnérable. Il ne peut se permettre la moindre erreur. Il aurait préféré la voir ailleurs. Parce qu'une part de son cerveau, malgré tout,  apprécie cette rencontre fortuite.
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MessageSujet: Re: Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)    Jeu 18 Aoû - 23:33


On volera au dessus des tourments
Chad et Méli

La brutale poussé d’adrénaline qui parcouru son corps quand il s'approcha d'elle lui coupa la respiration et des millions de fourmis parcoururent ses jambes. Si la peur pouvait vous faire accomplir des miracles, elle pouvait aussi vous paralyser, aussi sûrement qu’un lapin prit dans les phares du magicobus. Inhibant le corps, l’esprit, elle vous empêche d’agir, de réfléchir. Et c’est là que vous mourrez, comme un con.

La brunette se sentit mal, tout d'un coup. Ce genre de choses ne devrait pas lui arriver, pas à elle, pensait la jeune femme en regardant le plafond en bois sculpté. Ce grand brun ne pouvait pas être Chad Whittaker. Et le fait qu'il ait la même tête, le même sourire craquant, les mêmes yeux sombres et la même coupe savamment décoiffée que ce dernier ne prouvait rien.  Elle sentit la panique la gagner. C'était forcément un sosie, non ? Cette pensée la secoua et elle réalisa qu'un sosie n'aurait pas fait grand cas de sa présence ici.

Son coeur tomba au creux de son ventre. Comme si elle s'était soudain réveillée au beau milieu d'un vilain rêve. Alors, ça voudrait dire qu'il s'agissait bien de lui ? C'était impossible. Chad Whittaker vivait dans une autre dimension. Il vivait une toute autre vie que la sienne, tenu par la passion de la musique et les lois du monde de la chanson .. Il vivait dans ces souvenirs qu'elle chérissait et dans son imagination, parfois débridée, il fallait bien l'avouer. C'était là qu'il passait tout son temps. Il existait dans ce monde là, mais pas ici. Pas dans ce monde fait de conférences, de professeurs, d'études et de carrières professionnelles.

Elle ne voulait pas lui sembler nerveuse, pourtant elle l'est. Nerveuse, anxieuse, désireuse et tout un tas d'autres états d'âmes qui finissaient en -euse. Son coeur bat à coups sourds dans sa poitrine. De grands coups douloureux. Elle n'arrivait plus à respire correctement. Pourquoi était-elle si tendue ? Ce n'était qu'un garçon comme un autre, après tout.

Melinda se demanda un instant si la situation avait quelque chose de gênant. Par acquis de conscience, elle jeta un coup d’œil rapide autours d'eux pour voir s'il n'y avait pas d'oreilles traînant dans les parages. Des oreilles qui se transformaient rapidement en propagatrices de ragots médisants, ces derniers temps.  Tout en reportant son attention sur Chad, elle tenta de démêler ses émotions des siennes. L'aura de Chad était principalement jaune vif. Aussi brillante qu'un soleil. Ce n'était pas étonnant, c'était l'aura des artistes. Elle y décela une pointe de rouge, celle de l'ambition et de l’arrogance, ce qui lui tira un léger sourire, mais c'était l'orange foncé autours de son coeur qui lui fit froncer les sourcils. Instabilité, impulsivité, égocentrisme, l'orange, quand il devenait terne, était le symbole des esprits tortueux ... Ce qui confirmait son impression sur le fait que la nouvelle star locale était bien moins content de la voir que ce qu'il laissait paraître.  

Quoi qu’il en soit, il se tenait devant elle maintenant. Bien qu'il semblait vivre une véritable torture sous son sourire de façade. Il était clair comme de l'eau de source qu'il ne savait pas quoi faire d'elle. Tout en gardant une certaine distance polie, elle continua de l’observer en silence, sans se soucier des convenances. Après tout, c'est lui qui avait tenu à lui imposer sa présence. Elle aurait préféré disparaître. Louvoyer. S'éclipser. Certaines personnes savaient vivre l’instant présent. D’autres vivaient en décalé, de plusieurs heures ou mêmes de plusieurs semaines. Souvent, la poufsouffle préférait assister à la scène en spectatrice, sans y participer vraiment, enregistrant tout avec attention pour pouvoir se la rejouer plus tard en ruminant ou en l'enjolivant comme il convenait. Ainsi, la brunette aurait préférait garder intacte les souvenirs qu'elle avait de leur rencontre dans ce bar. Ou alors elle dormait ? Melinda se risqua à lui toucher le poignet avant de finir par admettre qu'il était en trois dimensions. Sa peau était trop douce pour qu'il soit un esprit, une apparition ou le fruit de son imagination débordante.

Je suis venue pour assister à une conférence.


Bizarrement, elle s’inquiéta durant deux minutes pour sa coiffure et sa tenue. Pourtant, elle était adorable dans sa jupe d'uniforme qu'elle avait assortie  à un sweat fin beige à sérigraphie ethnique jaune moutarde et chocolat, des collants noirs, des chaussettes hautes en laine chocolat  assorties à la couleur de son haut et des bottines en cuir à petits talons. Portant machinalement la main à sa bouche pour grignoter la peau de son pouce, elle priait en silence pour que Chad prennent les choses en main. Qu'il la délivre des regards inquisiteurs que les autres élèves posaient sur elle. Elle ouvrit une ou deux fois la bouche, comme un poisson hors de l’eau mais aucun son ne daigna en sortir. Il fallait qu’elle dise quelque chose. Il était si charismatique. Il fallait qu’elle parte. Il était si beau. Elle n’avait qu’à le planter là. S'excuser poliment et sortir par la première porte. Elle se contenta de tirer sur ses manches en cherchant une échappatoire, un moyen de regagner cette foutue sortie. Qui n'était qu'à quelques mètres et qui semblait la narguer. Elle se balança légèrement d’avant en arrière, son regard et son sourire la clouant toujours au pilori. On repassera pour la décontraction. Se mordant les lèvres, elle se lança timidement :

Hum. Je suis désolée, je ne pensais pas que … Tu serais là.

Elle regarda ses pieds, se maudissant intérieurement. Quelle vivacité d’esprit et quel sens de la répartie, vraiment. Elle pointa ensuite la porte du doigt, ses yeux se fixant partout sauf sur lui. Une fois qu'elle avait prit conscience de sa réalité concrète dans la banalité de la vie étudiante, elle avait perdu tout courage et elle avait été incapable de soutenir son regard.

Je vais te laisser.


Sa voix mourut sur ses lèvres. Il ne disait toujours rien et ne semblait pas vouloir esquisser le moindre geste. Bien. Il était temps de partir. Elle serra sa sacoche contre sa hanche, passa à côté de lui en l'effleurant légèrement et se mit à marcher vaillement vers la sortie. Il l'attirait, elle l'admirait,mais elle n'était pas triste à l'idée de refermer la parenthèse enchantée de ses rêveries romantiques sur le baiser qu'ils avaient échangé. L'interlude du bar avait été une découverte très excitante pour elle mais déjà, sur le coup, cela s'apparentait plus à une fin qu'à un début. .

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Dernière édition par Melinda J. Cobbelpot le Mar 20 Sep - 16:22, édité 2 fois
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Chad Whittaker
Poufsouffle

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Poufsouffle




MessageSujet: Re: Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)    Dim 28 Aoû - 16:34

Pendant un instant, Chad a envie de se prendre la tête entre les mains, un peu consterné. Tout ça pour ça ? Elle lui tourne le dos et s'enfuit, alors qu'il a déjà fait cet effort, simple pour la plupart, mais presque épuisant pour lui, de venir à sa rencontre ? Son sourire s'efface, laissant place à une expression totalement neutre tandis qu'il se retrouve planté là, délaissé par la jeune femme. Alors qu'il esquisse un mouvement pour se retourner, plusieurs émotions le cueillent. L'exaspération, premièrement. Ce n'est définitivement pas une façon de le laisser là – peut être aurait-il dû l'ignorer alors ? Et puis un fond de colère. On ne lui tourne pas le dos comme ça. Pas à lui. Il regarde la silhouette de la jeune fille qui s'éloigne en direction de la sortie. Une petite voix lui susurre qu'il vaut mieux la laisser partir, après tout, c'est elle qui s'en va. Rien ne le force à la rattraper.  D'un autre côté, la laisser décider ainsi de la suite de leur rencontre lui pose un problème. Et s'il ne fait pas vite quelque chose pour sauver les apparences, il va passer pour un parfait demeuré – et ça, c'est hors de question. Il réfléchit une seconde. La nervosité de Melinda a été plus que manifeste. Elle est impressionée, simplement. Elle a eu cette façon de le toucher, comme pour s'assurer de son existence. Son départ n'est rien d'autre qu'une fuite. Il a perdu un peu trop de temps à se demander par quel bout prendre la situation et son silence, bien que volontaire, a dû lui faire pensé qu'elle est indésirable. C'est vrai, d'une certaine façon. Chaque personne qui respire l'air un peu trop proche de lui l'est. Mais ce n'est pas dans son intérêt de les laisser entrevoir ça. Encore moins avec elle. Qu'on appelle cela de l'égo ou du sadisme, elle est indéniablement attirée par lui, et il aime ça. Hors de question de la laisser filer avec la moindre pensée négative dans le crâne.

Il se remet à marcher et la rattrape à l'instant où elle franchit la porte qui donne sur la cour principale de l'université. Là aussi, il y a pas pas mal de monde. Entre ceux qui sortent de cours, ceux qui y vont, ceux qui n'ont rien de mieux à faire que de traîner... Impossible d'avoir la paix dans ce coin là. A présent qu'il est à sa hauteur, Chad pose délicatement sa main sur l'épause de la jeune femme pour la stopper. Un joli sourire se forme à nouveau sur ses lèvres. Il s'avance encore un peu et se met face à elle, pour forcer son regard. “Je croyais qu'on discutait ? Je t'accorde que je n'ai pas été très loquace mais j'étais un peu surpris de te voir, excuse-moi.” Il manque de rajouter un petit commentaire plus positif, mais il ne veut pas en faire trop. Il doute que cela ne fasse qu'empirer la situation, après la réaction de Melinda. Et il ne veut pas non plus risquer de paraître trop... comment dire ? Intéressé. C'est le bon mot. Pas en ces lieux, en tout cas. “Quant à me croiser ici... Eh bien figures toi qu'ils ont un cursus artistique assez intéressant, en fait.” La raison de la présence de la jeune fille se rappelle alors à lui. Il est à moitié soulagé qu'elle ne soit pas une étudiante de Lir. “C'était la conférence de Mekurabe Akaname ?” Ce n'est pas très compliqué de le deviner, pour peu qu'on prête attention à l'affichage dans l'université. Chad veut relancer un peu la conversation, empêcher la demoiselle de fuir. Il faut trouver un moyen de la remettre à l'aise, sans quoi, elle risque de s'esquiver à nouveau. “Si tu n'es pas trop pressée, tu peux peut être me raconter un peu ? J'avais un exam en même temps, alors je suis assez curieux de savoir ce que ça a donné.” Comme une invitation, il lui indique un banc libre un peu plus loin. Il n'est pas très convaincu par l'idée de rester là, au milieu des autres, mais la cour devrait se dégager assez rapidement. Et ce n'est pas comme s'il pouvait vraiment l'emmener dans un endroit désert sans passer pour un type louche.

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MessageSujet: Re: Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)    Mar 20 Sep - 16:25


On volera au dessus des tourments
Chad et Méli

Bien sûr, Chad avait éveillé en elle des sentiments et des désirs inconnus, il aurait été idiot de l'ignorer, mais elle n'avait qu'à s'en débrouiller sans l'impliquer outre mesure, décida t'elle en franchissant la lourde porte de bois. Après tout, comment aurait il pû en être autrement ? songea t'elle avec un certain dédain. Il lui avait retourné la tête avec sa voix basse, ses manières de chat et ses phrases de poète.

Instantanément, la jeune femme vit dériver ses pensées vers le soir du fameux concert. Le bleu vif et étonnant de ses yeux, cette impression de devenir sourde, aveugle et muette à tout ce qui l'entourait dès qu'il lui avait adressé la parole ... Cela avait commencé par une simple caresse. Sa bouche effleurant la sienne. D'un contact si doux, qu'elle cru un instant qu'elle allait défaillir. Chad la tenait contre lui comme s'ils allaient se mettre à danser d'une seconde à l'autre, ce qui n'aurait pas été étonnant, dans ce bar spectacle. Elle se souvient encore du tremblement qui était parti du creux de son ventre, pour remonter dans tout son corps, de son souffle coupé et du soupir qu'elle poussa quand il cessa de l'embrasser.

Melinda réprima un froncement de sourcils lorsqu'elle ouvrit la porte et aperçut la foule intense rassemblée dans la cour. Ce n'était pas par là qu'elle était arrivée. Haussant vaguement les épaules, car cela ne servait à rien de paniquer, elle entreprit de rejoindre un panneau d'orientation planté à l'autre bout de la placette pavée. Seulement, elle ne fut pas assez rapide car déjà, le jeune artiste l'avait rattrapé et posait une main sur son épaule pour l'obliger à s'arrêter.  Le coeur battant à se rompre, la brunette chercha à tout prix à ne pas croiser son regard. Il y avait certainement un moyen de régler ce problème. A elle de le trouver. S'obligeant à reprendre le contrôle de ses nerfs, et à réprimer le frisson qui lui descendait le long de la colonne vertébrale, elle prit sur elle pour oser mettre une main sur sa poitrine en guise de protestation et lui intimer de prendre un peu de distance.

Je croyais qu'on discutait ? Je t'accorde que je n'ai pas été très loquace mais j'étais un peu surpris de te voir, excuse-moi.

Résignée, la lycéenne poussa un profond soupire. Que voulait-il au juste ? Bien sûr, elle avait été flattée de l'intention qu'il lui avait porté lors de cette soirée et c'était un homme avec beaucoup de charme, mais si elle avait pû envisager quelques folles secondes d'aller plus loin avec lui, cela n'était plus le cas maintenant. Tout simplement parce que tout ceci était une grossière erreur. Même en faisant abstraction de leur différence d'âge, qui était déjà en soit un problème, ils vivaient dans deux mondes totalement différents qui ne se rejoindraient sans doute jamais. Elle releva le menton et le dévisagea quelques instants. Melinda savait bien au fond d'elle même qu'il était un gentleman. Peut-être disait-il vrai en affirmant ne vouloir que discuter. Consciente d'avoir été plus que mal élevée, elle se contenta de dire :

Tu n'es pas le seul. Je ne voulais ni t’embarrasser, ni t'offenser. Je te demande pardon.

Heureusement pour elle, Chad ne sembla pas se formaliser de sa grossièreté et enchaîna presque immédiatement sur un autre sujet de discussion.

C'était la conférence de Mekurabe Akaname ? Si tu n'es pas trop pressée, tu peux peut être me raconter un peu ? J'avais un exam en même temps, alors je suis assez curieux de savoir ce que ça a donné.

Sa voix était apaisante et elle se laissa guider quand il lui indiqua le banc un peu plus loin. Non, elle n'était pas pressée. La question que le jeune musicien venait de lui poser n'était pas difficile en soi, mais elle avait bien du mal à rester concentrée. Elle avait beau s'ordonner de ne pas céder, de rester attentive et sur ses gardes, son corps n'était manifestement sur la même longueur d'onde que son esprit. Poussant un nouveau soupir, elle posa la main gauche sur son ventre, encore animé de l'étrange désir que Chad y avait allumé en la touchant. Sans s'en rendre compte, elle commença à jouer avec l'ourlet de sa jupe.

Oui, c'est ça. C'était une très bonne conférence. Ce monsieur est d'une grande sagesse et ses connaissances sont exceptionnelles. C'était un grand honneur pour moi de pouvoir y assister. J'essaye de respecter au maximum les règles du Bushido dans ma via quotidienne, alors je ne pouvais être qu'intéressée par son utilisation dans la magie ... Oh, je suis loin d'être une guerrière, mais j'aime les valeurs qu'il enseigne ...

Elle lui parla longuement des sept grandes vertus composant le code d'honneur des samouraïs et de son utilité dans la société japonaise,de sa création au moyen-âge, jusqu'à aujourd’hui. Après une légère digression sur le hagakure, qu'elle l'encourageait à lire pour mieux appréhender tout cela, elle s'interrompit soudain, vaguement mal à l'aise. La cour s'était vidée et elle continuait de jacasser. Elle épousseta sa manche :

Il ne faut jamais me lancer sur le Japon ou sur sa culture, sinon, on y passe des heures tant cela me passionne. Je dois t'ennuyer avec mon baratin. Tu as sûrement des cours, ou pire encore, des examens à préparer, et moi je reste de là à te tenir la jambe et à te parler d'un auteur mort en 1719.

Elle lui jeta un regard par dessus son épaule puis se retourna complètement pour lui faire face. Il lui sourit, d'un sourire si fugace, si séduisant, qu'elle eut du mal à ne pas rester béate. Nul doute que ce sourire était une arme impitoyable. D'ailleurs, elle y avait bien succombé elle aussi. Elle secoua la tête puis se leva, en lissant sa jupe du plat de la main. Bien que préparée à cette idée, elle fut surprise de l'effort qu'elle du faire pour juguler son désir et ne pas l'embrasser. Elle voyait bien la petite lueur qui brillait dans les yeux de Chad, sans savoir si c'était de l'amusement ou autre chose. Il était plus que temps de battre en retraite. Tentant de garder un ton léger et amicale, elle lança :

Bon, je pense que je t'ai pris assez de temps comme ça. Je vais retourner à l’accueil de l'université pour profiter d'un voyage en cheminée.


Chad se leva et elle sentit son cœur se retourner lorsqu'il se rapprocha d'elle. Une nouvelle lueur, mi amusée, mi menaçante, illumina son regard quand il lui prit la main. Elle recula instinctivement d'un pas. D'une légère pression, il l'attira plus près de lui. Tout ses nerfs étaient déjà à fleur de peau. Elle se perdit dans son regard et ne put s'empêcher de souffler, incrédule :

Chad .. qu'est-ce que tu fais ?


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Chad Whittaker
Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)    Dim 23 Oct - 0:23

Il sent que la jeune femme cherche à prendre de la distance. Qu'elle cherche à le fuir. Il la la met mal à l'aise, ne serait-ce que par sa présence. Il y prend un certain plaisir, celui du jeu. Elle doit probablement être en train de se battre avec ses émotions, et de penser qu'il est au centre de tout ça lui procure cette sensation si grisante de pouvoir. Qu'elle en ait conscience ou non, son attitude ne l'incite pas à s'éloigner : bien au contraire. Et qu'elle prétende ne pas avoir voulu l'embrasser n'y change rien. Elle n'avait peut être pas imaginé que cela pourrait se produire, mais c'était arrivé, et elle y avait certainement pris du plaisir. Il s'interroge un peu sur ce qui la pousse à chercher de la distance, et à ne pas simplement chercher à recréer ce moment échangé au bar. Une autre qu'elle aurait certainement sauté sur l'occasion. Il doit bien reconnaître ça. Alors il ne répond pas, se contentant de l'interroger sur la conférence. Surenchérir là dessus ne ferait que complexifier davantage la situation, et ce n'est pas ce qu'il cherche. Pas implicitement, en tout cas. Et de toute façon c'est réussi : elle accepte son invitation. Il se félicite de cette petite victoire, satisfait d'avoir réussi à la retenir. l voit sa main se poser sur se ventre, commencer à jouer avec l'ourlet de sa jupe. Cherche-t-elle à se donner une certaine contenance ? A se détendre ? Ca a l'air de fonctionner. Elle commence à parler. Tout en gardant une oreille attentive sur ce qu'elle lui explique, il l'observe avec une certaine discrétion. Il détaille ses expressions, ses intonations. Elle est passionnée par son sujet, c'est assez évident. Sa connaissance en la matière étant assez limitée, il se contente de la laisser parler, diffuser ce petit bout de savoir. Mais il s'intéresse plus à l'oratrice qu'au sujet. Il se pose des questions : quel âge a-t-elle, réellement ? Elle fait plus jeune qu'au bar. Mais à quel point ? Il acquiesce de temps à autre pour spécifier qu'il écoute encore. Elle ne le regarde pas vraiment. Se sent-elle toujours mal à l'aise au point de ne pouvoir le regarder, ou est-elle trop captivée par ce qu'elle raconte ? Et que va-t-il faire d'elle ? Il a un faible pour les jolis minois comme celui-là. Et il a ce côté un peu joueur aussi, un peu sadique. Il a bien vu qu'il a semé le trouble chez elle, et ça lui plaît. D'un autre côté, le jeu est un peu risqué. Son âge, déjà, pourrait être un problème. C'est une information qu'il lui faut. Mais il ne peut pas exactement posé la question. Ce serait trop soudain. Il faudrait amené la chose d'une manière plus subtile...

Elle s'interrompt soudainement, avant de formuler quelque chose qui ressemble un peu à des excuses vis à vis de son emportement. Il lui sourit alors qu'elle tourne la tête vers lui. Elle est encore sur le point de s'échapper. Ça l'ennuie. Les rencontres qui ne le laissent pas totalement indifférent ou dégoûté son rare. Quelle que soit la raison, il ne veut pas encore qu'elle prenne congé. Et puis il sent cette tension, dans l'air. Il ne peut pas la laisser partir comme ça. Elle se lève. Il pourrait encore l'accompagner bien sûr, mais ça reviendrait à croiser à nouveau des gens. Alors qu'ils disposent maintenant de la cour totalement déserte. Ça ne lui a pas échappé, bien sûr. C'est même ce qu'il a attendu. Alors il se lève à son tour. Que se passe-t-il à présent dans la tête de la jeune femme ? Son regard se referme sur le sien. Il saisit tranquillement sa main. Elle recule. Il sent une flamme s'allumer quelque part. Il est curieux. Il se laisse happer. Il se sent comme un prédateur, si proche de sa proie. Il l'attire vers lui. Son regard se perd dans le sien. Ses mots s'échappent en un souffle. Que fait-il ? Bonne question. Que va-t-il faire ? Saisir ses lèvres ? Trop rapide, trop fougueux, elle lui en voudrait peut être. Elle y verrait les mauvaises intentions, probablement. Il veut la laisser venir. Il veut simplement entretenir cette tension. Lui faire croire qu'il en brûle de désir. Bien sûr, il éprouve une forme de désir. C'est indéniable. Mais il y autre chose aussi. “« Tu ne devrais pas avoir le sentiment de m'ennuyer. Les gens réellement passionnés sont rares. Ca m'inspire. » Sa main qui ne tient pas celle de Melinda s'élève jusqu'à son visage, doucement. Elle saisit délicatement une mèche de cheveux, puis la relâche. Ses doigts s'égarent doucement sur sa pommette. Et sa main retombe. “« Pardonne-moi si je t'ai mise mal à l'aise ce soir là. Ce n'était pas mon intention. Aujourd'hui non plus. » Son ton est doux. Il fait comme une confidence. Il a tellement de fois jouer ce rôle qu'il l'adopte trop simplement. “« Je ne m'attendais vraiment pas à te revoir. » Il le fait sonner comme un espoir. Si elle croyait qu'il avait pensé à cette rencontre, qu'il avait désiré la revoir, comment réagirait-elle ? Avec une grande douceur, il dépose un baiser sur son front. C'est un geste attentionné plus louable qu'un autre. C'est délicat, c'est tendre. Alors, encore une fois, Chad plante ses yeux dans ceux de Melinda.

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Je compte à rebours, à l'envers ton amour ...(PV Chad)
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